22/03/2017
Examens universitaires à L'UNIVERSITÉ DE KDG
Il compose à la place de sa copine et se fait prendre : Envoutement ou Amour ?
L’université, l’on le sait est considérée comme un véritable temple de savoir. C’est aussi un univers par excellence de rencontre, de développement de l’esprit critique. C’est ce qui fait sa beauté. L’université de Koudougou ne s’écarte pas de cette pratique. En tout cas, du point de vue verbal, les étudiants sont à féliciter dans la lutte contre la fraude sous toutes ses formes. Mais derrière cette réalité satisfaisante se cache une autre encore plus suffocante qui vient donc noircir le visage fulgurant de l’étudiant burkinabé. Eux-mêmes par complaisance font la fraude pour réussir. Des étudiants trichent lors des examens pour avoir de bonnes notes.
La période de la jeunesse est évidemment le moment où l’esprit jeune conçoit presque tout en rose. L’on prend les évènements à sa portée, crée des réseaux d’amitié et d’amour. Mais l’inexpérience dans des domaines comme l’amour conduit inévitablement la franche jeune au bord du gouffre. C’est de cette réalité qu’ont été victimes deux étudiants à l’Université de Koudougou dans les facultés des Sciences de l’économie et de gestion fortement amoureux. C’est la recherche de bonnes notes et d’une satisfaction qui explique le mieux leur situation. Aimer c’est aller donc au bout. L’on peut aller jusqu’à aider la personne à exécuter une tache quelconque et en restant toujours dans les règles de l’art. Mais la lucidité dont il faut n’a pas été respectée chez Sanou serge et sa petite amie Jessica. Serge en deuxième année en SEG, pour témoigner qu’il tenait et souhait occuper le cœur de son amie a décidé de lui soutenir quand elle était en session de rattrapage pour le semestre 2 de la même filière. Quoi de mieux que de porter son aide à une personne en situation de besoin. Seulement, la voie usée par l’amoureux a été hors de la raison. Il a trouvé mieux de composer à la place de la fille. C’est cela qui fait la différence. C’est le constat qu’a fait Bayala julien, délégué de la promotion SEG de la deuxième année : « C’était le dernier jour de la composition de la session de rattrapage. Moi-même j’étais en session et on composait en comptabilité générale. Nous étions dans le groupe1.»
Manque de vigilance ou complicité de la surveillance ?
Ce jour-là, il a pu pénétrer dans la salle de composition pour satisfaire sa copine. L’on peut se demander comment l’étudiant a pu avoir accès à la salle quand on sait qu’avant l’examen, il y a un contrôle d’identité. Pour le délégué, il y a eu un manque de vigilance au niveau de la surveillance : « Le problème s’est posé au niveau de ceux qui font l’appel avant l’entrée pour la composition. Lorsqu’on appelle un étudiant, il doit vraiment montrer la carte d’étudiant avant de rentrer. Mais s’il y a un problème au niveau du contrôle, ça pose problème » Même s’il a pu composer l’examen, il n’a pas échappé à la vigilance des surveillants qui eux-mêmes ont été aveuglés au début par l’amour qu’ils avaient pour leur travail. Ce n’est qu’à la fin de l’épreuve qu’ils sont arrivés à mettre la main sur l’étudiant : « Après la composition et comme d’habitude, on doit signer sur les listes. Après cela, l’on a constaté qu’il y avait un surplus dans le groupe. Les surveillants ont donc décidé de faire un appel pour trouver celui qui n’avait pas encore signé. Personne ne disait mot. On a compté les copies de nouveaux et c’était le même nombre. C’est ainsi qu’ils ont décidé de prendre les cartes des étudiants pour faire une vérification. À la fin donc, ils ont mis la main sur un étudiant qui n’avait pas sa carte d’étudiant et qui composait. Il y avait une fille qui était là mais elle s’était précipitée pour sortir. L’étudiant qui n’avait pas sa carte a reconnu qu’il n’était pas de la promotion et qu’il était venu composer pour quelqu’un d’autre. » a dit le délégué de la promotion. Pour le délégué, chaque étudiant doit être responsable de ses actes : « Mais si quelqu’un arrive à tricher, il faut qu’il rende compte. Qu’il dise pourquoi il a triché et le conseil de discipline est habilité pour le sanctionner. ».
Il n’y a point de gloire ni de satisfaction dans la tricherie !
Face à cette situation qui ne donne pas une image de l’étudiant burkinabé et du diplôme qu’il aurait en fin d’étude, il s’avère nécessaire que les étudiants eux-mêmes prennent conscience de ce pourquoi ils se sont fait inscrits à l’Université. Il ne sert à rien de chercher une place honorable sans aucun effort personnel ; il n’y a point de gloire, de satisfaction à ce niveau. Ils doivent mettre tout en œuvre pour être des hommes intègres, ceux dont a besoin la nation pour son développement. Pour le délégué, pour y par parvenir, il faut nécessairement s’appliquer avant l’heure : « Ce qu’il faut savoir est qu’on est venu au campus pour bo**er. Chaque étudiant doit bo**er au maximum avec des camardes ou dans des groupes d’étude, de sorte à être prêt le jour du devoir. On ne peut pas s’attendre à un devoir facile. Peut-être que la fille lui a dit qu’elle était nulle dans ce module et que lui décide de venir composer pour elle. Nous même qui sommes là on a fait le baccalauréat série D mais on était obligé de bo**er pour venir composer. A s’attendre à ce que le professeur amène ce qu’il doit amener. Donc un étudiant doit bo**er comme il se doit pour ne pas venir tricher. »
Serge et Jessica écopent de 05 ans d’exclusion
Du reste, une procédure administrative est en cours pour statuer sur cette question. Malgré notre insistance du côté de l’administration SEG, c’est finalement le Secrétaire Principal qui dans la foulé nous à laisser entendre qu’une commission a été mise en place pour statuer sur les faits. Mais seuls les premiers responsables sont habilités à nous donner les informations, le Directeur Adjoint. Un Directeur qui semblerait hyper occupé. Car nous avons à mainte reprise fait le quai devant le bureau de sa secrétaire afin de le rencontrer mais il était toujours absent. Selon les rumeurs et les dires de certains étudiants, les deux amoureux auraient écopés d’une sanction de 05 ans d’exclusion. Information sur laquelle nous reviendrons dans notre prochaine parution.
Prince Omar