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30/08/2026

le ministère de la défense algérien confirme l’envoi de 4 Su-30 et d’un avion ravitailleur avec leurs équipes « en soutien », ce n’est pas une donation mais bien une mission militaire algérienne, donc un changement radical de doctrine militaire de la part d’Alger.

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26/08/2026

Accès à internet en crise, oligopoles sous perfusion, Gaani en vitrine diplomatique, journalistes en quête d’armure face aux menaces numériques : le N°2941 de *Nouvelle Expression* dévoile les vérités brûlantes du Bénin.

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BÉNIN - Installation du Sénat : Porto-Novo acte l'entrée du pays dans le bicamérismeC'est une page institutionnelle qui ...
30/07/2026

BÉNIN - Installation du Sénat : Porto-Novo acte l'entrée du pays dans le bicamérisme

C'est une page institutionnelle qui s'est écrite ce mercredi au Palais des Gouverneurs à Porto-Novo. Le Sénat du Bénin, nouvelle chambre haute du Parlement, est officiellement installé, près de huit mois après la révision constitutionnelle qui l'a créé.

Par Yêdafou KOUCHÉMIN / nùdokàn

La nouvelle institution est issue de la révision adoptée dans la nuit du 14 au 15 novembre 2025, à une large majorité de 90 voix contre 19, et promulguée le 17 décembre 2025 (loi n°2025-20). Au-delà de la création du Sénat, ce texte a porté le mandat présidentiel et le mandat des députés de cinq à sept ans. Il fait basculer le Bénin, pour la première fois depuis le Renouveau démocratique de 1990, dans un régime parlementaire bicaméral.

25 sénateurs investis, un absent remarqué

Annoncée depuis plusieurs semaines, l'installation officielle était fixée au 30 juillet 2026 dans la capitale. La séance inaugurale était prévue à l'initiative du doyen d'âge, l'ancien président Nicéphore Soglo.

Conformément à la liste arrêtée en Conseil des ministres le 1er juillet 2026, 25 membres ont été officiellement investis ce matin en présence des plus hautes autorités de l'État, des corps diplomatiques et des responsables des institutions de la République.

Fait marquant de la cérémonie : l'absence de Nicéphore Soglo. Membre de droit en tant qu'ancien chef de l'État, l'ancien président, âgé de 92 ans, a été excusé pour raison de santé. Son absence a été particulièrement notée, lui qui devait symboliquement présider l'ouverture des travaux.

Une composition inédite

Conformément aux dispositions de la Constitution révisée, le Sénat est composé de 25 à 30 membres, répartis entre des membres de droit et des membres désignés, aucun n'étant élu au suffrage direct.

Les membres de droit comprennent les anciens Présidents de la République, les anciens Présidents de l'Assemblée nationale ainsi que les anciens Présidents de la Cour constitutionnelle ayant exercé au moins la moitié de leur mandat.

Sont ainsi appelés à siéger :
* Anciens chefs d'État : Nicéphore Soglo, Boni Yayi et Patrice Talon.
* Anciens présidents de l'Assemblée nationale : Adrien Houngbédji, Bruno Amoussou, Idji Kolawole, Mathurin Nago et Louis Vlavonou.
* Anciens présidents de la Cour constitutionnelle : Théodore Holo, Robert Dossou et Élisabeth Pognon.

Les membres désignés complètent l'effectif. Cinq personnalités de haut rang ayant exercé des commandements dans les Forces de Défense et de Sécurité, désignées par le Président de la République : Alassane Seïdou, Fortunet Alain Nouatin, Robert Gbian, Taffa Adam et Albert Ezin Badou. S'y ajoutent des personnalités désignées par le Président de la République et le Président de l'Assemblée nationale : Ousmane Batoko, Raïmi Amadou, Paul Hounkpe, Emmanuel Tiando, Pascal Irénée Koupaki, Adidjatou Mathys, Abraham Zinzindohoue, Sacca Lafia et Charles Toko.

L'ensemble des sénateurs est soumis à une obligation de réserve et doit se démettre de toute responsabilité partisane active.

Missions et rôle institutionnel

La Constitution n'assigne pas au Sénat un rôle de législateur ordinaire. Elle le définit comme une instance de régulation de la vie politique, chargée de veiller à l'unité nationale, à la sécurité publique et à la paix.

Ses prérogatives incluent : se prononcer sur les lois votées par l'Assemblée nationale, demander une seconde lecture de textes législatifs, intervenir dans des situations jugées critiques pour la stabilité de l'État et sanctionner des acteurs politiques dont les prises de position seraient jugées susceptibles de menacer la cohésion nationale.

A quelques jours de l'installation, Théodore Holo précisait sa propre lecture de cette mission : « J'irai et je travaillerai en tenant compte de ma vision des choses », en souhaitant que sa contribution aide à préserver « la paix, l'unité sociale, la stabilité politique, l'unité du pays, le développement ». Une mission centrée, selon lui, sur l'unité nationale et la stabilisation de l'architecture institutionnelle.

Réactions et perspectives

L'installation ne met pas fin aux débats. Dès novembre 2025, une partie de l'opposition parlementaire, notamment Les Démocrates, s'était opposée au texte, pointant le paradoxe d'une chambre législative entièrement composée de membres non élus.

Entre défenseurs d'une « chambre de sagesse » mobilisant la mémoire institutionnelle et critiques dénonçant une institution peu représentative, la ligne de partage demeure.

Mais au-delà de la polémique, l'enjeu est désormais celui de la pratique. L'annonce du 1er juillet a clos l'étape de la composition, reste celle des premiers actes : élection du bureau, organisation interne, qualité des avis rendus, usage – ou non – du pouvoir de sanction.

Une portée historique à confirmer

L'installation de ce 30 juillet 2026 est, en soi, un événement historique. Elle matérialise le passage du Bénin au bicamérisme et ouvre une nouvelle séquence institutionnelle.

La légitimité de cette chambre haute ne se jouera pas dans la solennité de ce jour, mais dans la durée, par sa capacité à exercer sa mission de régulation, de consolidation de la démocratie et de stabilité institutionnelle sans se transformer en chambre d'enregistrement. C'est à cette aune qu'elle sera jugée.



Accès au financement territorial durableLa BOAD expose les règles du jeu à Grand-PopoÀ Grand-Popo, la deuxième journée d...
04/07/2026

Accès au financement territorial durable

La BOAD expose les règles du jeu à Grand-Popo

À Grand-Popo, la deuxième journée de la Conférence stratégique internationale a levé le voile sur les mécanismes concrets de financement durable pour les territoires. De la BOAD aux exigences climatiques, les collectivités béninoises découvrent les clés d’un accès collectif et exigeant aux fonds internationaux.

Par Yêdafou KOUCHÉMIN / nùdokàn

Grand-Popo, 4 juillet 2026 - La deuxième journée de la Conférence stratégique internationale sur l’ingénierie de la Coopération Décentralisée et le Financement Durable de Projets Territoriaux a privilégié la lucidité sur l’enthousiasme. Entre présentation des guichets de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) et examen critique de projets locaux, les participants ont mesuré l’écart entre ambitions décentralisées et exigences techniques et institutionnelles du financement international.

L’expertise BOAD au cœur des débats

L’essentiel de la matinée a été consacré à l’exposé d’un expert de la BOAD sur les instruments de financement accessibles aux collectivités territoriales et groupes organisés. L’intervention a été particulièrement pédagogique : critères de sélection, secteurs prioritaires, guichets disponibles et facteurs de succès ont été détaillés sans langue de bois.

Parmi les fenêtres de financement évoquées figurent les fonds fiduciaires, les appuis aux PME-PMI (PMI), les lignes SEC, ainsi que divers mécanismes concessionnels. L’expert a insisté sur les thèmes techniques incontournables et les pièges classiques à éviter lors du montage de dossiers. Le message central : les communes isolées disposent de faibles chances d’accès. L’intercommunalité apparaît comme la voie la plus crédible pour atteindre la taille critique et la cohérence requise.

Autre réalité soulignée : aucun projet significatif ne se conçoit sans l’aval explicite de l’État. Ce dernier joue le rôle d’avaliseur, notamment pour accéder au Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM), au Fonds Vert pour le Climat ou au Fonds d’Adaptation. La BOAD y occupe une position centrale de facilitateurs et de structurateur, comme en témoignent plusieurs opérations récentes en faveur de la résilience climatique dans la région.

Projets présentés : un diagnostic sans complaisance

L’après-midi a porté sur la présentation de projets territoriaux. Le constat a été direct : la grande majorité peinait à démontrer un lien solide et mesurable avec les enjeux climatiques. Des conseils précis ont été formulés pour renforcer la conception, l’alignement sur les priorités internationales et la robustesse des dossiers.

Les participants ont accueilli ces retours avec pragmatisme. Plusieurs ont indiqué qu’ils intégreraient ces observations dès leur retour dans leurs collectivités. L’exercice a illustré concrètement les écarts entre intentions locales et standards exigés par les bailleurs internationaux.

Une dynamique collective qui s’affirme

Au-delà des contenus techniques, la journée a renforcé le sentiment d’une co-création décentralisée en marche. Les échanges ont montré que les collectivités béninoises, souvent confrontées à des ressources limitées, gagnent en maturité stratégique lorsqu’elles mutualisent efforts et expertises.

La conférence, qui s’achève ce 4 juillet, semble marquer une étape : passer d’une vision volontariste à une ingénierie plus rigoureuse du financement durable. Les participants, présents du matin au soir, ont salué la qualité des interventions et exprimé l’espoir que les acquis se traduisent rapidement en projets mieux structurés et financés.

Coopération décentraliséeÀ Grand-Popo, les territoires apprennent à financer leur avenirÀ Grand-Popo, la première journé...
04/07/2026

Coopération décentralisée

À Grand-Popo, les territoires apprennent à financer leur avenir

À Grand-Popo, la première journée de la Conférence stratégique internationale sur la coopération décentralisée a levé le voile sur les rouages institutionnels et financiers des partenariats territoriaux. Échanges concrets, outils pratiques et mises en garde lucides : les participants ont quitté la salle mieux armés pour transformer les intentions en projets durables.

Par Yêdafou KOUCHÉMIN / nùdokàn

Grand-Popo (Bénin), 3 juillet 2026 – La première journée des travaux de la Conférence stratégique internationale sur l’ingénierie de la Coopération Décentralisée et le Financement Durable de Projets Territoriaux s’est achevée sur une note pragmatique. Loin des déclarations d’intention habituelles, les participants ont privilégié l’examen rigoureux des mécanismes institutionnels et des canaux de financement réellement accessibles aux collectivités.

Organisée à Grand-Popo du 2 au 4 juillet, la rencontre réunit élus locaux, experts en gouvernance et partenaires techniques. L’Agence Afrique Pairport et ses partenaires financiers ont été salués pour avoir permis ce cadre d’échange.

Les fondamentaux institutionnels

La session matinale a rappelé les bases souvent oubliées : rôle des communes, fonctionnement des intercommunalités, modèle des EPCI (Établissements publics de coopération intercommunale) et cadre juridique de la coopération décentralisée. Les différentes formes de partenariats – bilatéraux, multilatéraux, associatifs – ont été passées en r***e avec leurs avantages et leurs contraintes opérationnelles.

Les intervenants ont insisté sur la nécessité d’une ingénierie institutionnelle solide avant toute quête de financement. Une coopération sans gouvernance claire et sans règles partagées reste, selon eux, un risque élevé d’échec.

Du soutien à l’ingénierie financière

L’après-midi a été consacrée aux canaux concrets de soutien et de financement. Le communicateur principal a détaillé les stratégies opérationnelles, les principes à respecter dans les relations de partenariat et les outils pratiques utilisables par les collectivités.

Il a partagé son expérience sans tout divulguer – « la sagesse africaine dit qu’on ne donne pas tout ce qu’on a dans le ventre » –, une réserve perçue comme une marque de sérieux plutôt que de rétention. Les participants ont salué la richesse des apports tout en regrettant parfois le rythme soutenu qui a rendu nécessaire un rattrapage pour certains.

Un bilan sans complaisance

Les échanges ont été qualifiés de « riches » et « denses » par plusieurs intervenants, dont le modérateur qui a remercié les représentants d’organisations de la société civile et les élus présents. Le collègue Tahirou, arrivé en cours de journée, a également contribué à la dynamique collective.

Au-delà des remerciements d’usage, le ton est resté professionnel et orienté résultats. Les participants semblent avoir compris qu’une coopération décentralisée réussie repose moins sur la bonne volonté que sur une ingénierie précise : montage institutionnel rigoureux, identification des bons instruments financiers et respect des principes de transparence et de durabilité.

Cette première journée pose les fondations techniques de la conférence. Les journées suivantes devraient permettre d’approfondir les cas pratiques et les montages financiers innovants. Pour les territoires africains, l’enjeu est clair : passer d’une coopération souvent symbolique à des partenariats porteurs de projets viables et autofinançables sur le long terme.

Ingénierie de coopération décentraliséeLes collectivités locales africaines outillées à l’offensive financièreMalgré des...
04/07/2026

Ingénierie de coopération décentralisée

Les collectivités locales africaines outillées à l’offensive financière

Malgré des fonds disponibles, une grande partie des ressources destinées aux collectivités africaines reste inutilisée. Du 2 au 4 juillet 2026 à Grand-Popo en République du Bénin, une conférence stratégique internationale réunit élus, techniciens et financiers pour transformer visions politiques en projets bancables et durables.

Par Yêdafou KOUCHÉMIN / nùdokàn

Les mécanismes de financement régionaux se multiplient, notamment à travers les fonds de concours de l’UEMOA et la BOAD. Pourtant, une part substantielle des ressources allouées aux collectivités territoriales africaines demeure inexploité. Ce paradoxe s’explique principalement par un déficit chronique d’ingénierie de projet et une asymétrie d’information persistante entre les acteurs locaux et les bailleurs.

Les élus peinent à convertir leurs priorités politiques en dossiers techniques et financiers solides, conformes aux exigences de durabilité, d’approche genre et de transparence. La maîtrise insuffisante des cadres contractuels et des montages en Partenariat Public-Privé accentue une insécurité juridique qui freine l’initiative locale. Face à une urbanisation rapide, les territoires doivent diversifier leurs modèles économiques. La coopération décentralisée, associée aux Industries Culturelles et Créatives et au tourisme, constitue un levier puissant de croissance endogène, à condition que les projets soient rigoureusement structurés.

C’est pour combler ce fossé que l'Agence AFRIK PERFOMM CULTURE ET TOURISME (APCT) initie une conférence stratégique internationale sur l’ingénierie de la coopération décentralisée et le financement durable de projets territoriaux.

L’objectif central consiste à renforcer les capacités des administrations locales sur l’ensemble du cycle de vie des projets territoriaux, de la valorisation patrimoniale à la structuration financière aboutissant à des dossiers bancables.

Parmi les objectifs opérationnels figurent le dialogue direct entre collectivités, ministère de tutelle et institutions bancaires, la sécurisation des investissements par une meilleure maîtrise des cadres juridiques et des montages PPP sectoriels, le développement de la diplomatie territoriale via la mise en réseau de communes d’Afrique de l’Ouest, du Centre et du Maghreb, ainsi que la création d’un guichet d’échanges techniques entre cadres territoriaux et experts bancaires pour des cliniques de projets concrets.

À l’issue de la rencontre, les participants doivent être capables d’identifier les guichets de financement et solutions bancaires adaptés à leurs spécificités territoriales. Ils sauront rédiger des notes conceptuelles et dossiers de financement, notamment dans les domaines des industries culturelles et créatives et du tourisme, conformes aux standards des banques et bailleurs. Ils seront en mesure de piloter des projets de coopération décentralisée avec une approche axée sur les résultats et la découvrabilité numérique du patrimoine. Ils contribueront enfin à un programme opérationnel d’attractivité territoriale formalisé dans la Déclaration de Grand-Popo.

La conférence réunit environ 40 acteurs stratégiques pour favoriser une synergie directe. Participent des maires, adjoints et cadres techniques de communes du Bénin, Sénégal, Togo et de Mauritanie, des représentants du Ministère de la Décentralisation, des experts du CCT/UEMOA pour le cadre réglementaire communautaire, des spécialistes de la BOAD sur le financement du développement, des représentants du ProDETAF pour l’ingénierie technique territoriale, des directeurs de cabinets d’ingénierie, d’urbanisme et d’architecture, ainsi que des acteurs d’ONG internationales comme Banlieues du Monde en Mauritanie et des opérateurs touristiques et culturels majeurs.

Cette conférence ne constitue pas un forum de plus. Elle fonctionne comme un accélérateur de compétences pratiques. Le concept repose sur le passage d’une coopération décentralisée souvent informelle à une ingénierie professionnelle capable de produire des projets investissables. Elle met l’accent sur la transformation des atouts culturels, patrimoniaux et touristiques en actifs économiques viables. En reliant directement élus, techniciens et financiers, elle vise à réduire l’asymétrie d’information et à sécuriser juridiquement les initiatives locales. L’objectif reste concret : permettre aux territoires de mobiliser davantage de ressources et de les déployer efficacement au service de leurs populations.

03/07/2026
Grand-Popo abrite du 2 au 4 juillet 2026 une conférence stratégique internationale sur l'ingénierie de la Coopération Dé...
02/07/2026

Grand-Popo abrite du 2 au 4 juillet 2026 une conférence stratégique internationale sur l'ingénierie de la Coopération Décentralisée et le Financement Durable des projets territoriaux.

Objectif Central est de renforcer les capacités des administrations locales sur le cycle de vie, la valorisation patrimoniale et la structuration financière des projets territoriaux complexes.

Bantè s'éveille pour l'élection présidentielleMOBILISATION CITOYENNE POUR UN SOUTIEN FRANC AU TANDEM WADAGNI-TALATADans ...
08/03/2026

Bantè s'éveille pour l'élection présidentielle

MOBILISATION CITOYENNE POUR UN SOUTIEN FRANC AU TANDEM WADAGNI-TALATA

Dans les collines de Bantè, un vent de mobilisation souffle : l'Amicale des Cadres des Collines rallie jeunes et citoyens pour un vote massif lors du scrutin du 12 avril 2026. Cette initiative vise à ancrer le département dans le développement national, transformant le scrutin en levier d'avenir.

Par Yêdafou KOUCHÉMIN / nùdokàn

Au cœur des Collines béninoises, Bantè a vibré samedi dernier d'un appel à l'action citoyenne. Devant une assemblée enflammée de leaders, jeunes et habitants, l'Amicale des Cadres des Collines ACC ÀJỌṢE a lancé une offensive contre la non-participation et l'abstention. Un cri d'unité qui pourrait redessiner la carte électorale, transformant le désintérêt en force pour le développement local.

Dans l'atmosphère chargée d'espoir et de détermination de la commune de Bantè, cette conférence publique a marqué un tournant décisif dans la mobilisation populaire pour l’élection présidentielle béninoise. Cette rencontre a réuni élus, personnalités politiques, têtes couronnées et citoyens ordinaires autour d'un thème brûlant : "Enjeux électoraux et développement local".

UN CREUSET POUR LA MOBILISATION CITOYENNE

Fondée pour déclencher le développement des communes des Collines, l'Amicale des cadres des Collines (ACC-Ajósé) joue un rôle pivotal dans cette initiative. Comme l'a souligné son porte-parole, Amour LAOUROU, lors de son allocution passionnée : "Il est temps que notre département tourne dos aux malentendus du passé et s’engage résolument sur la voie du développement, laquelle passe par sa forte implication dans le choix des élus."

Ce regroupement de ressortissants vise à réveiller une citoyenneté endormie, en reliant directement le vote à l'accès aux projets nationaux. Avec le faible taux de participation enregistré lors des dernières législatives et communales, l'Amicale voit dans cette mobilisation un antidote au "désintérêt des populations", transformant les urnes en "levier essentiel pour le développement local".

Cette structure agit comme un creuset communautaire, organisant des débats contradictoires pour aborder les frustrations accumulées : insuffisances en infrastructures, promesses non tenues par certains cadres politiques. Le président du Comité d'Organisation, Kolawolé GADO, a rappelé dans son discours inaugural que "le développement commence aussi par le vote", inscrivant cette conférence dans une série d'actions lancées à Savè le 21 février, pour une réflexion citoyenne sur le lien entre choix électoraux et progrès territorial.

POUR UNE PARTICIPATION MASSIVE

Pour inverser la courbe de la participation et de l'abstention, des stratégies audacieuses seront déployées. Elles impliqueront les jeunes , les hommes et des femmes et surtout les primo-votant qui ont atteint l'âge requis cette année.

Le maire de Bantè, représenté par Emmanuel IMOUROU, a pris un engagement ferme : "Au nom du Conseil Communal, je m'engage à accompagner cette initiative pour atteindre un très fort taux de participation."

Parmi les mesures phares : facilitation des déplacements vers les centres de vote, encouragement au retour des absents, et une communication renforcée pour combler les lacunes entre leaders et base.

La projection d'un film sur la "Vision Bénin 2060 Alafia" et la présentation d'un exposé sur le thème de la rencontre ont servi de catalyseur aux discussions .

Si réussie, cette mobilisation pourrait propulser les Collines au cœur des dynamiques de développement, offrant une "légitimité populaire" au duo Wadagni-Talata, perçu comme porteur de continuité et d'innovation. Les effets attendus ? Un taux de participation amélioré, des voix plus audibles pour exiger infrastructures et projets locaux, et un plébiscite qui renforce la stabilité politique. Comme l'a martelé Amour LAOUROU : "Ton avenir commence dans les urnes."

Dans un Bénin en pleine effervescence électorale, cette initiative de Bantè n'est pas qu'un événement local : c'est un appel émotionnel à reprendre son destin, où chaque bulletin devient un acte de foi en un avenir partagé. Alors que le 12 avril approche, les Collines pourraient bien émerger comme le bastion inattendu d'une renaissance citoyenne, portant Wadagni et Talata vers un mandat plébiscité.

Adresse

45 Rue 12. 114 IMP Cadjèhoun-Gare
Cotonou
229

Téléphone

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