10/11/2025
𝑯𝒖𝒎𝒆𝒖𝒓 145 : 𝑨𝒕𝒂𝒔𝒔𝒂 ! 5000 𝒇𝒐𝒊𝒔, 𝒆𝒕 𝒊𝒍𝒔 𝒗𝒐𝒏𝒕 𝒄𝒐𝒎𝒑𝒓𝒆𝒏𝒅𝒓𝒆
Nous étions dans les années 1980 au CEG Pobè. A la fin d'un cours, le professeur, celui d'anglais en l'occurrence, M. Salifou, je me rappelle comme si c'était hier, nous dit : Pour le prochain cours, vous me faites cinq exercices de la page tant à la page tant. Et d'ajouter : Les élèves qui ne s'exécuteront pas seront sévèrement punis. Il se dirigea ensuite vers la sortie.
Puis, un élève s'exclama avec une onomatopée à la mode à cette époque. Agbafafa !
Le professeur revient en classe et demande : Qui vient de dire Agbafafa ? Le coupable se dénonce. Et le professeur assène la sentence.
Agbafafa 5000 fois et sort à nouveau de la classe. Puis il se ravisa, revient sur ses pas, et ajoute : AGBAFAFA 5000 fois. Ce n'est pas tout. Il faut y ajouter, SE SO MI TCHO !
C'était l'entièreté de la boutade tirée d'une chanson culte à l'époque de l'orchestre Poly-rythmo de Cotonou.
Recopier le mot incriminé 1000 fois, 2000 fois, voire 5000 fois pour les garnements qui ne savent pas tenir leurs langues, n'était pas une mince affaire. C'était la punition à la mode.
Pour les garnements qui ne savent pas tenir leurs langues, la punition en vallait la chandelle.
En notre temps, nous, on se comportait comme des grands. Être étudiant c'était un privilège.
Il y a chez les étudiants de la génération whatsapp des relents d'enfants immatures encore dans la tête.
Quand tu as des exposés à faire, des recherches à faire, on n'a pas le temps de se comporter comme des chenapans, ou des garnements avec les habitudes de la rue.
Et puis, nos professeurs en notre temps à l'université, c'était des dieux.
Ah ! les étudiants d'aujourd'hui. Il leur reste beaucoup à apprendre et des attitudes à avoir. Les organisations d'étudiants sont interpellées.
Que les étudiants qui valorisent leur statut d'étudiant assument leur statut en se comportant comme des enfants bien élevés, bien éduqués et qui savent ce qu'ils sont allés chercher à l'université. L'université, ce n'est pas l'école. Encore qu'à l'école, il y a des maîtres qui savent dresser les enfants mal élevés. Excusez ma vulgarité. Ils énervent à la limite ces fameux étudiants.
Nous aussi on a été étudiants. On était un peu sérieux et plus responsables, comparativement à vous. Comparons seulement nos codes vestimentaires. C'est souvent à la limite de l'indécence aujourd'hui.
Être étudiant, ce n'est pas un mot , c'est un comportement. Surtout ne vous fâchez pas, si vous n'êtes pas dans le cas. Mais que ceux ou celles qui se sentent morveux se mouchent.
Étudiant Eeh ! Étudiant Aah !
𝐀𝐃𝐄𝐍𝐈𝐘𝐈 𝐏𝐇𝐈𝐋𝐈𝐏𝐏𝐄
𝐽𝑜𝑢𝑟𝑛𝑎𝑙𝑖𝑠𝑡𝑒