11/01/2020
Merci beaucoup à la journaliste Mayssa qui a réalisé cette entrevue dans le journal La Presse.
Il est temps que les choses bougent et changent, pour nous, les chauffeurs d'autobus scolaire. Notre principal travail est d'amener les élèves du point A au point B, et ce, en toute sécurité. Si les enfants n'écoutent pas les consignes émisent dans nos autobus, il y a danger pour leur sécurité et leur santé vue la présente pandémie de la covid-19. Même si l'on fait des avis disciplinaires, qu'on rentre dans les écoles, bref... qu'on fasse quoi que se soit , rien de change et on en devient de plus en plus stressé. En tant que chauffeur d'autobus scolaire, je fais ce métier, car j'aime les enfants et il est primordiale, pour moi, que les enfants soient en sécurité et en santé. Malheureusement, avec toutes ces contraintes, ce métier est loin d'être facile. On en fait énormément pour le salaire qu'on reçoit annuellement, et on se lève très tôt (environ 4-5h a.m.) et arriver parfois le soir quasiment à 6-7h le soir. D'autant plus que nous avons aucune assurance ni de fond de pension. Selon la convention collective, nous avons simplement 5 jours de maladie par année....
Malgré tout, les enfants et leurs parents ont besoins de nous, les chauffeurs.
Aux noms de tous les chauffeurs , ont demandent aux transporteurs, aux commissions scolaires, aux écoles, ainsi qu'aux parents de collaborer. Cela permettra de nous aider et aider vos enfants, afin qu'il n'arrivent rien de grave concernant la covid-19 et leur sécurité.
Espérant que cet article fasse bouger les choses et qu'il n'arrivera rien de grave à vos enfants .
- Marie-Pier Rouleau -
Si les bulles sont respectées dans les classes, c’est une autre histoire dans certains bus scolaires. Plusieurs chauffeurs du Grand Montréal sont fatigués de faire régner la discipline auprès des écoliers réfractaires aux consignes sanitaires.