06/24/2026
⚫️ DE SNAPCHAT À L’EXPLOITATION SEXUELLE : UN JEUNE HOMME CONDAMNÉ APRÈS AVOIR CIBLÉ DES ADOLESCENTES
Québec (Québec) – 23 juin 2026
Date de l’événement : faits commis entre 2022 et 2023 – condamnation prononcée le 23 juin 2026
Ce dossier criminel met en lumière un scénario d’exploitation qui, selon la preuve présentée devant le tribunal, s’est construit progressivement à partir des réseaux sociaux avant de mener à des agressions sexuelles, à de l’exploitation sexuelle et à du proxénétisme impliquant des adolescentes.
Lundi, au palais de justice de Québec, André Miguel Divaldi Bassangonen, 21 ans, a été condamné à une peine de sept ans d’emprisonnement après avoir reconnu sa culpabilité à plusieurs accusations en lien avec ces événements.
UN PREMIER CONTACT SUR SNAPCHAT
Selon les faits déposés devant la Cour, la principale victime a fait la connaissance de l’accusé sur Snapchat en 2022 alors qu’elle n’avait que 13 ans.
Après plusieurs échanges, une première rencontre a eu lieu. Au fil des mois, la relation a pris une tournure beaucoup plus grave. Lors d’un premier épisode, un autre jeune homme s’est joint à eux. Par la suite, un scénario similaire se serait reproduit avec d’autres individus, entraînant la jeune adolescente dans des agressions sexuelles impliquant plusieurs participants.
DES AGRESSIONS ENREGISTRÉES
L’enquête a également démontré qu’au cours d’un autre événement, l’adolescente s’est rendue dans un appartement où plusieurs autres jeunes hommes étaient déjà présents. Selon la preuve, elle y a subi un viol collectif qui a été filmé par l’accusé.
Le dossier indique aussi que certaines images intimes ont ensuite circulé, provoquant chez la victime une profonde humiliation et des répercussions jusque dans son environnement scolaire.
Lors d’un autre épisode, elle aurait été forcée de diffuser en direct, pendant une agression sexuelle, une vidéo à une personne qu’elle ne connaissait pas.
UNE EXPLOITATION QUI S’EST POURSUIVIE
Les procédures judiciaires révèlent que la victime a repris contact avec son agresseur alors qu’elle était âgée de 17 ans.
Selon la preuve, André Miguel Divaldi Bassangonen aurait alors utilisé des photographies de l’adolescente pour publier des annonces sur des sites de prostitution. Pendant près d’un mois, elle aurait été contrainte de se prostituer tandis que les revenus auraient été été exposé à la violence durant sa jeunesse. Son avocate a également indiqué qu’il poursuivait des études en soins infirmiers au moment où les infractions ont été commises et qu’il aurait amorcé une démarche de réhabilitation pendant sa détention.
Le tribunal a toutefois estimé que ces éléments ne pouvaient atténuer la gravité des crimes commis ni les conséquences profondes subies par les victimes.
UNE PEINE QUI TIENT COMPTE DE LA DÉTENTION PRÉVENTIVE
La juge Réna Émond a entériné la suggestion commune présentée par la poursuite et la défense, imposant à André Miguel Divaldi Bassangonen une peine de sept ans d’emprisonnement.
Dans ses remarques, elle a rappelé que les gestes commis ont eu des répercussions importantes sur des adolescentes en plein développement, soulignant qu’il est impossible de banaliser des crimes qui compromettent leur sécurité, leur confiance et leur avenir.
Comme l’accusé était détenu de façon préventive depuis un certain temps, le crédit accordé pour cette période fait en sorte qu’il lui reste un peu moins de cinq ans à purger.
PLUSIEURS AUTRES DOSSIERS DEVANT LES TRIBUNAUX
L’enquête a également démontré que plusieurs autres personnes auraient participé à certains des événements.
Cinq des six complices présumés étaient mineurs au moment des faits. Leurs dossiers sont donc entendus séparément devant la Chambre de la jeunesse, conformément aux règles prévues par la loi.
Le seul complice qui était majeur au moment des événements a plaidé coupable. Il demeure toutefois en attente du prononcé de sa peine.
Cette condamnation met fin aux procédures visant André Miguel Divaldi Bassangonen, mais plusieurs volets judiciaires de cette affaire demeurent toujours en cours.