01/07/2026
Janvier, saison de la grippe,
met en évidence quelque chose d’encore plus sournois que les virus.
« Je ne veux pas y aller, j’ai peur d’attraper la grippe. »
« Ah non… j’ai mal à la gorge, on dirait que je suis en train de pogner quelque chose. »
« J'ai peur d'être malade. »
Des phrases qu'on dit presque automatiquement.
Sans y penser.
Comme si tomber malade était inévitable.
Comme si être exposé menait forcément à la maladie.
Comme si notre système immunitaire était faible, inefficace ou inutile.
Ce qui me frappe le plus, ce n’est ni l’existence ni l’apparition de nouveaux virus.
👉C’est la posture intérieure qu’on adopte avant même que le corps ait réellement réagi.
On dirait qu’on se rend avant même d’avoir essayé.
L’image qui me vient souvent en tête, c’est celle-ci.
C’est comme être le général d’une armée censée protéger un fort
et dire à ses soldats, avant même que l’ennemi arrive :
« Ça ne sert à rien, gang. On est foutus. »
Ce n’est pas un reproche.
C’est une observation.
Ce langage-là, je le reconnais.
Je l’utilise encore souvent, sans m’en rendre compte.
Mais j’essaie d’y porter de plus en plus attention.
D’écouter le dialogue intérieur que je me répète.
D’observer ce que j’entends autour de moi.
Ces phrases qu’on répète en boucle, tous les jours...
« J’ai peur de… »
« Je souffre de… »
« J’ai de la misère à… »
« Je ne suis plus capable de… »
« On dirait que je suis toujours ou jamais… »
« Je suis fatigué, tanné, épuisé, vidé, écoeuré... »
Et ce n’est pas juste en lien avec la grippe.
C’est avec la santé en général.
Avec le corps.
Avec la fatigue.
Avec les limites.
Et souvent, c’est la même chose ailleurs aussi.
Dans notre travail.
Dans nos relations.
Dans nos amours.
Dans nos finances.
La saison de la grippe met juste ça plus en évidence.
👉Elle rend plus apparent ce sentiment d’impuissance généralisé
qu’on entretient inconsciemment.
Je pense sincèrement que la manière dont on parle à notre corps,
le discours qu’on se répète tous les jours,
a plus d’impact qu’on ne l’imagine.
Je n’écris pas ça pour convaincre.
Mais pour inviter à s’observer.
À se surprendre en train de répéter un dialogue intérieur
et simplement se demander :
« Est-ce que cette façon de me parler m’aide vraiment? »
Je ne dis pas que ça garantit quoi que ce soit.
Je ne dis pas qu’on contrôle tout.
Je ne dis pas qu’il faut nier une condition
ou faire semblant que tout va bien quand ça va pas.
Mais je pense qu’on est en droit de se poser la question.
Le fait de répéter, jour après jour,
les mêmes phrases de peur, de fatigue, d’impuissance ou de souffrance,
est-ce que ça nous sert vraiment?
Ou est-ce que ça pourrait, sans qu’on s’en rende compte,
renforcer ce qu’on essaie justement de dépasser?
Et à l’inverse,
qu’est-ce que ça change quand on se parle autrement?
Quand on arrête de voir le corps comme un ennemi fragile
et qu’on commence à le voir comme un allié capable?
Je ne crois pas qu’on soit tout-puissants.
✨Mais je crois qu’on est rarement aussi impuissants qu’on le pense.
Et parfois, la reprise de pouvoir commence exactement là.
Dans une prise de conscience.
Avant toute parole.
Avant toute action.
💡Alors, voici mon invitation pour aujourd’hui,
si ça te tente d’essayer.
Prends une journée. Juste une.
Et porte attention à ce que tu te dis quand ça ne va pas.
Quand tu te sens fatigué.
Quand un symptôme apparaît.
Quand une limite se fait sentir.
Note ces phrases.
Sur une feuille ou dans ton cell.
Pas pour te corriger ni te blâmer,
mais pour prendre conscience de la manière dont tu te parles, et
des mots et des phrases que tu te répètes sans cesse, de façon automatique.
Parce que le simple fait de les voir clairement
fait déjà une différence.
Et parce qu’avant de vouloir changer quoi que ce soit,
il faut d’abord en être conscient.
Si ça te tente de jouer le jeu, partage une phrase qui s’est démarquée.
Une de celles que ton cerveau ressort un peu trop souvent.
Je vais en mettre une en commentaire aussi.
On ne se juge pas, promis 😜