06/10/2026
7 ans au pouvoir : le Kwango dénonce un sentiment d’abandon.
Entre promesses et réalités, la province du Kwango réclame des résultats concrets
Sept années après l’arrivée au pouvoir du président Félix-Antoine Tshisekedi, le bilan du gouvernement dans la province du Kwango continue de susciter de vives critiques. Pour Me Yannick Mbadi Kiese, digne fils du Kwango , la province reste confrontée à des difficultés majeures en matière d’infrastructures, d’électricité, de santé et d’éducation.
À travers une déclaration au ton particulièrement critique, il dénonce ce qu’il considère comme un manque d’investissements significatifs en faveur de la population du Kwango.
Des infrastructures toujours au cœur des préoccupations
La question des routes demeure l’une des principales revendications exprimées. Selon Me Yannick Mbadi Kiese, plusieurs territoires du Kwango attendent toujours des infrastructures routières modernes capables de désenclaver la province et de faciliter la circulation des personnes et des marchandises.
« 0 km de route asphaltée dans tous les territoires du Kwango », déplore-t-il, estimant que cette situation constitue un frein majeur au développement économique et social de la province.
La question de l’accès à l’électricité est également pointée du doigt. Dans plusieurs zones, les populations restent confrontées à une faible desserte énergétique, malgré les nombreuses annonces gouvernementales consacrées à l’amélioration de l’accès à l’électricité à travers le pays.
Santé et éducation : des secteurs jugés préoccupants
Le secteur de la santé fait également l’objet de critiques. Me Yannick Mbadi Kiese estime que les infrastructures sanitaires du Kwango ne répondent pas suffisamment aux besoins de la population.
Il dénonce notamment l’absence, selon lui, d’un véritable hôpital de référence capable d'offrir des soins spécialisés à la population provinciale.
Même constat dans le domaine de l’éducation. Les conditions d’apprentissage dans certaines écoles restent difficiles, tandis que la question de l’accès à un enseignement supérieur de qualité demeure une préoccupation pour de nombreux jeunes.
Pour le juriste, cette situation contribue notamment à l’exode des jeunes vers d’autres provinces, à la recherche de meilleures perspectives d’études et d’emploi.
Le PDL-145T au centre des interrogations
Le Programme de développement local des 145 territoires (PDL-145T) est également évoqué dans cette dénonciation.
Alors que ce programme gouvernemental vise à réduire les disparités entre les territoires et à améliorer les conditions de vie des populations rurales, Me Yannick Mbadi Kiese s’interroge sur son impact concret dans les cinq territoires du Kwango : Kenge, Popokabaka, Feshi, Kahemba et Kasongo-Lunda.
« Où sont les cinq territoires transformés ? », s’interroge-t-il, appelant à davantage de transparence et à une évaluation publique des réalisations effectivement enregistrées dans la province.
Une population qui réclame des résultats
Au-delà des chiffres et des programmes gouvernementaux, cette prise de position traduit surtout un sentiment de frustration face à la persistance des difficultés quotidiennes auxquelles sont confrontées les populations du Kwango.
Routes impraticables, accès limité à l’électricité, infrastructures sanitaires insuffisantes, difficultés scolaires et manque d’opportunités pour les jeunes constituent, selon les critiques formulées, autant de défis auxquels les autorités sont appelées à apporter des réponses concrètes.
Pour Me Yannick Mbadi Kiese, le Kwango ne souhaite plus être considéré uniquement comme un réservoir de voix électorales.
« Le Kwango n’est pas un bétail électoral », affirme-t-il, avant de lancer un message politique sans ambiguïté : « Trop, c’est trop ! Le Kwango dénonce et dit NON ! »
Un appel à un bilan objectif
Alors que le gouvernement met régulièrement en avant ses différents programmes de développement, les critiques venues du Kwango posent une question essentielle : quel est l’impact réel de ces politiques publiques sur la vie quotidienne des populations de la province ?
La réponse, selon Me Yannick Mbadi Kiese, doit passer par un bilan transparent, territoire par territoire, permettant d’identifier les réalisations, les insuffisances et les engagements qui restent à concrétiser.
Pour le Kwango, le temps des promesses doit désormais laisser place à celui des résultats.