01/12/2025
C’est la fin du Plan Kagame à Goma.
Alors que Corneille Nanga relaie le discours selon lequel la RDC devrait abandonner sa forme d’État unitaire décentralisé pour adopter un État fédéral, Jean Thierry Monsenepwo démonte cette thèse qu’il qualifie d’idéologie infiltrée, au service du projet stratégique de Kagame.
Pour Monsenepwo, le fédéralisme n’a rien de nouveau pour la RDC. Le pays l’a déjà expérimenté dans les années 1960, notamment avec la sécession katangaise de Moïse Tshombe. Cette tentative d’autonomie provinciale avait entraîné une série de conflits, la fragmentation du territoire et l’affaiblissement sévère de l’autorité centrale. Les crises du Katanga et du Sud-Kasaï ont montré que, dans un État jeune et fragilisé, le fédéralisme peut devenir un moteur de désordre plutôt qu’un facteur de stabilité.
C’est pourquoi Thierry Monsenepwo estime que le discours fédéraliste porté aujourd’hui par Nanga n’est qu’une nouvelle façade d’un vieux projet : celui de créer des fissures internes pour ouvrir la voie à une balkanisation de la RDC. Selon lui, Kagame tente d’utiliser les débats constitutionnels comme levier politique afin d’exploiter les tensions au sein du pays.
En conclusion, Monsenepwo rappelle que l’histoire du Congo prouve que l’État unitaire, bien géré et réellement décentralisé, reste la voie la plus sûre pour préserver l’unité nationale et protéger le pays de toute tentative de fragmentation.