14/05/2025
Pour Dieudo Hamadi
Chers frères et sœurs de la scène, de la toile, de la parole et du geste créatif,
chers artistes congolais d’ici et d’ailleurs,
Il y a des moments où le Congo brille, et ce sont ces instants-là que nous devons savoir élever, chérir, amplifier. Aujourd’hui, un des nôtres, un réalisateur congolais, siège au jury du prestigieux Festival de Cannes. C’est immense. Historique. Et pourtant, ce genre de fierté semble passer presque inaperçu sur nos murs, nos statuts, nos partages.
Quand un scandale éclate, un sextape circule ou qu’une bêtise devient virale, tout le monde relaie, commente, partage… Et nos groupes, nos timelines, nos espaces sont envahis de bruit. Mais quand un des nôtres grimpe sur un toit aussi symbolique que celui de Cannes, le silence semble plus grand que les applaudissements.
Alors je vous écris, Dieudo Hamadi, pour qu’on change ça. Pour qu’on fasse du bruit de fierté. Pour que, tous ensemble, nous rendions hommage à ce frère qui nous représente avec talent et dignité à l’un des plus hauts sommets du cinéma mondial.
Je vous invite à lui rendre hommage. À le publier. À le célébrer. À montrer que nous savons être fiers de nos lumières autant que nous sommes prompts à critiquer nos ombres. Un post, un mot, une vidéo, un dessin, une chanson, un symbole : peu importe la forme, mais que l’intention soit claire.
Ce n’est pas pour lui seulement, c’est pour nous tous. C’est pour le narratif que nous voulons réécrire autour de notre culture, de notre art, de notre identité.
Ensemble, faisons résonner la fierté congolaise.
Avec dignité. Avec amour. Avec puissance.