13/07/2026
Coalition Diomaye Président du département de Saint-Louis ✍️✍️
Le hold-up parlementaire d’Ousmane Sonko : Quand la dérive personnelle prend les institutions en otage.
Dans la sphère pastefienne, les réactions au dialogue initié par le ministère de la Justice ont révélé un cynisme politique consommé. En qualifiant ce dialogue de « mystification », certains tentent de masquer une réalité que plus personne ne peut ignorer : Ousmane Sonko a confisqué une légitimité populaire qui appartenait au Chef de l’État pour en faire une arme dirigée contre celui-là même qui l’avait porté au gouvernement. Il est temps de nommer cette imposture et de replacer la République au-dessus des agendas personnels.
La majorité confortable obtenue à l’Assemblée nationale n’a jamais constitué un plébiscite pour la personne d’Ousmane Sonko. Si le Président Bassirou Diomaye Faye a dissous l’ancienne Assemblée — qui menaçait le gouvernement d’une motion de censure, au moment précis où Sonko esquivait sa Déclaration de Politique Générale — c’était pour se doter des leviers nécessaires à la réalisation de sa propre vision présidentielle, et non pour offrir un tremplin à l’ambition d’un seul homme.
En se faisant élire au perchoir après avoir été légitimement remercié de la Primature, Ousmane Sonko a consommé un véritable détournement politique. Il retourne aujourd’hui contre l’exécutif une majorité qui fut élue pour soutenir le programme présidentiel. Ce n’est plus de l’opposition républicaine : c’est une fronde personnelle, conduite depuis les hauteurs d’une institution qu’il a transformée en forteresse.
Entendre le camp Sonko proclamer que l’Assemblée nationale est « le dialogue démocratique dans sa forme souveraine » relève d’une ironie tragique. Le dialogue que le ministère de la Justice a initié n’était pas une manœuvre politicienne : c’était un appel au consensus républicain. En le rejetant sous couvert de règles de droit sorties de leur contexte, Sonko révèle ce que cette posture dissimule mal : la stabilité de l’État dessert son agenda, et le blocage institutionnel lui est plus utile que la gouvernance concertée.
Pendant que le Pastef accuse l’exécutif de calculs politiciens, le Président Bassirou Diomaye Faye cherche à gouverner pour l’ensemble des Sénégalais, à travers des réformes cohérentes et durables. En face, Ousmane Sonko — dépouillé de ses fonctions exécutives mais arc-bouté sur le perchoir — utilise la majorité parlementaire comme bouclier personnel et levier de pression. Ce n’est plus de la législation. C’est une prise d’otage politique.
Cette stratégie révèle, en définitive, le vrai visage d’une dissidence conduite depuis les hauteurs mêmes de l’institution législative. Ousmane Sonko n’est plus le Premier ministre du projet ; il en est devenu le principal fossoyeur. En refusant le dialogue et en retournant la majorité présidentielle contre celui qui la lui a permise, il démontre que seule sa trajectoire personnelle lui importe — quitte à paralyser la République.
Le peuple sénégalais a voté pour la vision de Bassirou Diomaye Faye. Il n’a pas mandaté un appareil partisan pour prendre en otage les institutions de la République. L’histoire jugera sévèrement ceux qui auront choisi l’ego contre l’État.
Mamadou Moustapha Gueye
Vice coordinateur départemental Coalition Diomaye Président Saint-Louis