12/03/2026
dans l'univers du gaming au 🇨🇲✨🎉
En ce mois dédié aux droits internationaux des femmes dans le monde, nous mettons en lumière ces femmes qui évoluent dans le domaine du gaming pour en faire un écho 🎉✨
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Amandine Atangana, graphiste illustratrice, passionnée de jeux vidéo, d'art et de culture.
Depuis l’enfance, le dessin occupe une place importante dans ma vie. C’est une passion qui m’a naturellement guidée vers les métiers de la création et de l’image.
En 2018, j’ai décidé de suivre mon instinct en intégrant Kiro'o Games en tant qu’artiste illustratrice. À l’époque, je n’avais pas de formation académique classique dans le domaine du jeu vidéo ou des arts visuels. J’avais simplement l’envie de faire quelque chose que j’aime dans un environnement créatif et inspirant.
Chez Kiro’o Games, j’ai appris les rudiments du métier dans la foulée de la pratique et j’ai eu l’opportunité de travailler sur plusieurs projets de jeux vidéo tels que le Responsable Mboa ou Aurion Kajuta Gems Fighters. Cette expérience m’a permis de découvrir cet univers en profondeur : ses codes, ses enjeux, mais aussi les nombreuses opportunités professionnelles qu’il offre. Elle a confirmé mon intérêt pour les industries créatives, notamment le jeu vidéo, l’illustration et le graphisme, où je transforme aujourd’hui des idées en univers visuels.
Dans notre environnement, le secteur du jeu vidéo reste encore largement dominé par les hommes. Mais loin de m’en plaindre, je pense que c’est souvent une question d’intérêt, de perception et de modèles auxquels on peut s’identifier.
Au début, ce n’était pas forcément évident. Comme dans beaucoup de domaines techniques ou créatifs, il peut y avoir des doutes chez les employeurs, parfois même des craintes sur notre capacité à tenir le rythme de travail ou à répondre aux exigences du métier. Dans le jeu vidéo, il arrive par exemple de traverser des périodes de “crunch”, avec 12 à 14 heures de travail par jour, voire plus.
Le plus grand défi n’a donc pas été le manque de compétences, mais plutôt de prouver ma capacité à tenir le rythme. En tant que femme, on peut parfois être attendue au tournant sur notre endurance ou notre engagement.
J’ai choisi de surmonter cela en laissant mon travail parler pour moi. L’avantage des métiers créatifs, c’est que le résultat final est souvent indiscutable. En me concentrant sur la qualité et l’excellence de mes livrables, j’ai progressivement transformé les doutes potentiels en respect mutuel.
Ce qui me motive le plus dans ce métier, c’est que l’on ne cesse jamais d’apprendre. Chaque projet est une nouvelle occasion de progresser, d’explorer et de repousser ses limites.
Aujourd’hui, il me semble plus facile d’envisager une carrière dans le game design, le game programming et les métiers associés qu’il y a cinq ou dix ans. Les établissements de formation sont mieux outillés, les ressources humaines et le matériel sont plus accessibles, et les pistes de financement ou d’accompagnement pour les projets créatifs sont davantage identifiées.
Bien sûr, le nombre d’entreprises spécialisées reste encore limité dans notre pays, mais l’écosystème évolue. On encourage de plus en plus la création, l’entrepreneuriat et l’innovation dans les industries culturelles et créatives. Ce qui semblait autrefois difficilement accessible devient progressivement une voie professionnelle crédible.
Être une femme dans ce secteur en Afrique signifie, au même titre que pour les hommes, redoubler de discipline, de créativité et de persévérance. Mais cela implique aussi une plus grande polyvalence. Il ne suffit plus seulement de savoir dessiner ou coder : il faut aussi comprendre le marché, développer une vision et acquérir des compétences managériales pour structurer et porter ses projets.
C’est un secteur exigeant, mais aussi extrêmement prometteur pour celles qui osent entreprendre.
Heureusement, mon choix de carrière n’a pas vraiment surpris mon entourage. Je dessine depuis la nuit des temps — comme j’aime souvent le dire en plaisantant — et je n’ai jamais caché mon envie d’en faire un métier.
Pour ma famille et mes proches, le plus important a toujours été que je puisse m’épanouir dans ce que j’aime. Leur soutien a donc été très naturel et a constitué un moteur important dans mon parcours.
À toute jeune fille qui rêve de créer un jeu vidéo ou de travailler dans les métiers créatifs, je dirais simplement : crois en toi. Tu en as le droit et tu en as les capacités. Tu n’es pas seule, tu n’es pas bizarre et tu ne te trompes pas de voie.
La Tech africaine et les industries culturelles et créatives ont besoin de ta vision unique et de ton authenticité. La créativité n’a pas de genre : elle a simplement besoin d’opportunités et de passion.
Les femmes doivent croire en leur potentiel et oser. Elles possèdent un dynamisme particulier et peuvent, par leur courage et leur implication, faire bouger les lignes dans leurs domaines d’activité et au sein de leurs communautés.
Je suis convaincue que le futur du jeu vidéo en Afrique sera inclusif, audacieux et portera indéniablement une empreinte féminine.
Quelques livres
Ciel d'Afrique https://editionsakomamba.com/produit/ciel-dafrique-2/?utm_source=chatgpt.com
Malaika aura un petit frère https://editionsakomamba.com/produit/malaika-aura-un-petit-frere-2/?utm_source=chatgpt.com
Nzinga, reine d’Angola (collection Rois et Reines d’Afrique) https://editionsadinkra.com/produit/nzinga_reine_dangola?utm_source=chatgpt.com
La fourmis qui ne voulait pas travailler https://www.amazon.fr/fourmi-qui-voulait-pas-travailler/dp/B0CRGZYCK5
Quelques jeux
Le Responsable Mboa https://leresponsable-mboa.com/
Aurion Kajuta Gems Fighter https://www.aurionuniverse.com/
Amandine Atangana UN Women Access Bank Madiba Olivier Afrogameuses