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18/09/2026

وَإِذَا مَرِضْتُ فَهُوَ يَشْفِينِ🥳✨✨✨✨✨✨✨🌛✨✨✨✨✨✨✨✨🌜✨✨✨✨🌝✨✨✨✨✨✨✨✨✨✨🌞🎉🎉🎉🎉🎉🎉🎉🎉🎉🎉🎉🎉🎊🎊🎊🎊🎊🥳🥳🥳🥳🥳🥳🥳🥳🥳🥳🥳🥳🥳🥳🥳🥳🥳🥳🥳🥳🥳🥳🥳🥳🥳🥳🥳
*« Et lorsque je suis malade, c’est Lui qui me guérit. »*
Sourate Ash-Shu‘ara (26:80)

*🎂 JOYEUX ANNIVERSAIRE, EL HADJ HAROUNA BAKO*

Monsieur le Directeur Général de la SONARA, Magistrat au service d’Allah,

Ce n’est certainement pas un hasard si ce jour est inscrit dans votre histoire. Un jour qui rappelle la mission pour laquelle Allah, dans Sa sagesse, a permis que vous voyiez le jour, au cœur même d’un mois consacré à la rentrée scolaire, au savoir, à la transmission et à la construction de l’avenir.

Avec le recul, on comprend peut-être mieux certains signes de votre parcours : un homme aguerri à l’école, brillant dans ses études, jusqu’à devenir le Benjamin de sa promotion à l’ENAM. Comme si, dès les premières années, une destinée vous préparait à transmettre, à servir et surtout à inspirer.

Aujourd’hui, Allah vous a confié une responsabilité importante à la tête de la SONARA, dans le cadre des missions de service public portées par les institutions de la République et sous l’autorité du Président de la République, Paul Biya. Mais au-delà des fonctions et des titres, votre parcours porte aussi un message à cette jeunesse du Djerem, de Tibati et du Cameroun : celui d’une jeunesse qui peut apprendre, travailler, persévérer et atteindre les plus hautes responsabilités.

En ce jour particulier, je formule pour vous des vœux simples mais profonds : que votre vie soit longue sur cette terre comme celle d’une tortue, que votre santé soit ferme comme la peau de l’éléphant, et que votre richesse soit à la mesure de l’amour que vous portez à votre communauté et au Cameroun.

Qu’Allah continue de guider vos pas, de protéger votre famille, de vous accorder sagesse, santé et longévité, et de faire de chaque nouvelle année de votre vie une occasion supplémentaire de servir et de transmettre.

Joyeux anniversaire, El Hadj Harouna Bako.
Que cette nouvelle année soit une année de grâce, de paix, de réussite et de bénédictions.

De la part de Larry Nnomo
Directeur de Publication – LIBRE OPINION
📞 698 08 95 66

📰LIBRE OPINION🙏🏾🕋🌍🙋🏽‍♀️💁🏽🤷🏾‍♂️🤦🏾‍♂️POURQUOI ALLER À DISNEYLAND ALORS QUE LE FESTIVAL SAHEL WEEK EST LÀ ? ACTE 13, À JAUN...
18/09/2026

📰LIBRE OPINION🙏🏾🕋🌍

🙋🏽‍♀️💁🏽🤷🏾‍♂️🤦🏾‍♂️POURQUOI ALLER À DISNEYLAND ALORS QUE LE FESTIVAL SAHEL WEEK EST LÀ ? ACTE 13, À JAUNDÉ-LAND SOUS LA BÉNÉDICTION ANCESTRALE

Âmes panafricanistes, il est temps de réveiller notre culture !

Nous aimons proclamer partout que l’Afrique doit retrouver ses racines, que nous devons retourner aux sources, valoriser nos traditions, nos danses, notre patrimoine et transmettre notre identité aux générations futures. Mais le retour aux sources ne doit pas rester un slogan publié sur Facebook ou une belle phrase prononcée dans les discours. Le retour aux sources doit se vivre.

Et cette fois, il se vit à Yaoundé, du 05 au 13 décembre 2026, avec la 13ᵉ édition du Festival Sahel Week.

Alors, pourquoi chercher ailleurs ce que notre propre continent sait offrir ? Pourquoi vouloir absolument courir vers Disneyland pour vivre de la magie, lorsque nos cultures, nos chevaux, nos danses, nos costumes, nos traditions, nos artistes et notre patrimoine peuvent eux aussi nous offrir des moments d’émerveillement, de fierté et de communion ?

Le Festival Sahel Week, c’est neuf jours pour découvrir, ressentir et célébrer une Afrique vivante. Prestations artistiques, danses traditionnelles, Fantasia et taureau-mâchie, élection de Miss SAHEL, expositions culturelles, stands, rencontres et échanges : ici, le spectacle ne se contente pas de divertir, il raconte une histoire, notre histoire.

Le thème de cette 13ᵉ édition — « La culture sahélienne, paix, résilience et développement territorial » — rappelle d’ailleurs que la culture n’est pas seulement une affaire de folklore. Elle peut être un pont entre les peuples, un instrument de dialogue, un moteur économique et un moyen de transmettre aux jeunes ce que nous sommes.

Panafricanistes, cessons donc de proclamer le retour aux sources. Venez le vivre !

Venez avec vos enfants. Venez avec vos amis. Venez découvrir cette Afrique que nous cherchons parfois si loin alors qu'elle est devant nous. Venez applaudir nos artistes, admirer nos traditions, rencontrer ceux qui font vivre notre patrimoine et surtout transmettre à la nouvelle génération le goût de ce qui nous appartient.

Disneyland peut faire rêver. Mais nos cultures peuvent aussi nous faire vibrer.

Du 05 au 13 décembre 2026, Yaoundé devient le rendez-vous du patrimoine, de la culture, de la paix et du vivre-ensemble.

13 ans déjà que le Festival Sahel Week fait vivre cette mémoire. Cette année encore, ne regardons pas l’Afrique de loin : vivons-la !

📍 Yaoundé
📅 05 au 13 décembre 2026
📞 699 36 21 07 / 676 31 33 58
📱 Facebook : Le Festival Sahel Week

LIBRE OPINION
Larry Nnomo — Directeur de Publication
Tél. 698 08 95 66

📰📈🛢️SONARA–TRAFIGURA : VENEZ COMPRENDRE SIMPLEMENT, ARRÊTEZ LES CONCLUSIONS HÂTIVES20 000 tonnes de supercarburant rejet...
17/09/2026

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📈🛢️SONARA–TRAFIGURA : VENEZ COMPRENDRE SIMPLEMENT, ARRÊTEZ LES CONCLUSIONS HÂTIVES

20 000 tonnes de supercarburant rejetées, lettre de crédit, surestaries et procédure à Londres : le dossier reste ouvert et attend encore une décision sur le fond.

✍🏾Par Larry NNOMO Directeur de Publication Tél. : 698 08 95 66

Certaines publications présentent déjà cette affaire comme *une faute de gestion de la SONARA.* Pourtant, pour comprendre ce dossier, il faut revenir simplement aux faits : qu’est-ce qui a été commandé ? Que s’est-il passé à l’arrivée de la cargaison ? Pourquoi a-t-elle été rejetée ? Pourquoi parle-t-on de lettre de crédit et de surestaries ? Et pourquoi l’affaire se retrouve-t-elle aujourd’hui devant la justice à Londres ?

Alors, Depuis quelques jours, le différend qui oppose la SONARA au trader TRAFIGURA fait donc beaucoup parler dans la presse et sur les réseaux sociaux. Mais derrière les nombreuses interprétations, *il faut surtout comprendre qu’il s’agit d’un litige technique et commercial,* dont les différentes étapes doivent être replacées dans leur ordre chronologique.

*Autrement dit, avant de tirer des conclusions, venons comprendre simplement cette affaire, étape par étape.*

*Une commande de 20 000 tonnes*

Le 6 octobre 2025, la SONARA signe un contrat avec TRAFIGURA pour la livraison de 20 000 tonnes de supercarburant, c’est-à-dire de l’essence destinée notamment à alimenter le marché camerounais.

TRAFIGURA devait fournir un produit respectant les normes camerounaises, autrement dit les règles de qualité exigées pour que ce carburant puisse être utilisé au Cameroun.

*À l’arrivée de la cargaison, des échantillons sont analysés.*

Selon la SONARA, les résultats montrent que le produit livré ne respecte pas ces normes. Son laboratoire établit, le 30 novembre 2025, un certificat d’analyse faisant état de cette non-conformité.

La SONARA indique également que ses conclusions reposent sur les analyses d’HYDRAC et d’un laboratoire de référence.

Sur cette base, elle informe officiellement TRAFIGURA, les 19 et 24 décembre 2025, qu’elle refuse la cargaison.

*Le ministère intervient*

Le différend est ensuite porté devant le MINEE, c’est-à-dire le ministère chargé notamment du secteur de l’énergie.

Les deux parties présentent leurs arguments. Après des investigations et une séance de discussions avec les différentes parties, le ministère confirme, selon la SONARA, la décision de rejet de la cargaison.

Mais le désaccord continue.

*Pourquoi le tribunal de Limbe est saisi ?*

Le 4 février 2026, la SONARA saisit le Tribunal de première instance de Limbe.

Il s’agit alors d'une mesure conservatoire.

Dit simplement, une mesure conservatoire est une décision provisoire destinée à éviter qu’une situation ne cause davantage de problèmes pendant que le vrai procès n’est pas encore terminé.

Dans ce cas, la SONARA demande notamment de suspendre provisoirement les effets de la lettre de crédit.

Une lettre de crédit peut être comprise comme un engagement d’une banque de payer le vendeur lorsque les conditions prévues dans l’opération sont remplies.

La SONARA voulait donc empêcher provisoirement certains paiements pendant que le conflit sur la cargaison était encore en discussion.

*Puis l’affaire arrive à Londres*

Le 31 mai 2026, TRAFIGURA saisit la High Court of London, la Haute Cour de Londres.

Cette juridiction britannique se reconnaît compétente au regard des dispositions prévues dans les documents contractuels.

Cela signifie simplement qu’elle considère qu’elle peut examiner le dossier conformément aux règles prévues entre les parties.

*L’histoire des surestaries*

Un autre élément apparaît alors : les surestaries.

Ce mot peut sembler compliqué. Il désigne simplement des frais supplémentaires réclamés lorsqu’un navire ou une cargaison reste immobilisé plus longtemps que prévu.

Selon la SONARA, TRAFIGURA a obtenu un paiement auprès d’AFREXIM Bank en présentant les documents liés à la lettre de crédit.

Cette opération aurait ensuite entraîné un débit des comptes de la SONARA auprès de BGFI Cameroun.

*La SONARA conteste ce paiement.*

Elle demande maintenant à la High Court of London d’examiner le fond de l’affaire, c’est-à-dire de regarder en détail les contrats, les documents, les analyses et les arguments des deux parties afin de déterminer ce qui s’est réellement passé et quelles conséquences juridiques et financières doivent en découler.

La SONARA demande notamment le remboursement de sommes qu’elle estime avoir été payées à tort ainsi que la réparation du préjudice qu’elle affirme avoir subi.

*Alors, qui a gagné ?*

L’affaire n’est pas terminée.

C’est le point essentiel.

Le fait qu’une juridiction se soit déclarée compétente pour examiner une affaire ne signifie pas automatiquement qu’elle a donné raison à l’une des parties sur le fond.

De même, le paiement de certaines sommes ne signifie pas nécessairement que le conflit commercial est définitivement réglé.

Il faut donc distinguer une étape de la procédure d’un jugement définitif sur toute l’affaire.

*ARRÊTONS LES CONCLUSIONS HÂTIVES*

Présenter aujourd’hui le dossier comme une victoire définitive de TRAFIGURA ou comme une condamnation définitive de la SONARA serait donc aller plus vite que la justice.

La question de la conformité de la cargaison, les conséquences de son rejet, les paiements effectués et les obligations de chaque partie doivent encore être examinés dans le cadre de la procédure.

Arrêtons les raccourcis. Arrêtons les conclusions avant le verdict.

Dans cette affaire, la SONARA et TRAFIGURA ont chacune leurs arguments et leurs documents. La justice doit encore examiner l’ensemble du dossier.

Source : communiqué SONARA

LIBRE OPINION
Par Larry NNOMO
Directeur de Publication
Tél. : 698 08 95 66

📰LIBRE OPINION🛢️SONARA – SAHARA ENERGY📈 DE 80 À 42,8 MILLIARDS : LA DÉSILLUSION SAHARA ENERGY, LE VRAI VISAGE D’UN CONTE...
16/09/2026

📰LIBRE OPINION🛢️SONARA – SAHARA ENERGY

📈 DE 80 À 42,8 MILLIARDS : LA DÉSILLUSION SAHARA ENERGY, LE VRAI VISAGE D’UN CONTENTIEUX HÉRITÉ 🇨🇲

✍🏾 Par Larry Nnomo, Directeur de Publication — Tél. 698 08 95 66

Le dossier opposant Sahara Energy à la SONARA vient de connaître peut-être son épilogue judiciaire au Royaume-Uni, mais derrière les quelque 42,8 milliards de FCFA désormais reconnus au bénéfice de Sahara Energy se trouve un contentieux commercial vieux de plus de dix ans, né de livraisons de pétrole brut effectuées entre 2013 et 2016, donc bien avant l’arrivée de l’équipe dirigeante actuelle. Surtout, le résultat judiciaire est loin de correspondre à l’ensemble des prétentions financières formulées au cours de cette longue bataille.

À l’origine, les revendications financières de Sahara Energy se situaient autour de 80 milliards de FCFA. Au terme des différentes étapes du dossier, la somme reconnue au titre des créances finalement retenues est d’environ 76,97 millions de dollars, soit près de 42,8 milliards de FCFA. L’écart est donc d’environ 37,2 milliards de FCFA. Pour le management actuel de la SONARA, conduit par Harouna Bako, ce différentiel constitue un élément majeur à prendre en compte dans l’appréciation du traitement du dossier. Il ne s’agit pas d’une affaire créée par l’actuelle direction : Bako Harouna en a hérité et doit désormais gérer les conséquences d’un contentieux dont les origines remontent à 2013-2016.

_*La désillusion est d’autant plus importante pour Sahara Energy que toutes ses prétentions n’ont pas été consacrées par la justice britannique. La Cour d’appel a reconnu certaines créances, notamment les intérêts supplémentaires et les pertes de change, mais a rejeté la partie relative aux pénalités et frais bancaires. Sahara Energy a elle-même tenté de faire examiner cette question par la Cour suprême britannique, sans obtenir l’autorisation de poursuivre cette voie. Le dossier britannique ne peut donc pas être présenté comme une victoire financière intégrale de Sahara Energy : une partie substantielle de ses prétentions n’a pas été retenue.*_

De son côté, la SONARA n’a certes pas obtenu l’annulation totale de la créance reconnue. Après la décision de la Cour d’appel du 6 février 2026, puis le refus, le 29 juin 2026, de la Cour suprême britannique d’autoriser un nouvel appel, la voie judiciaire britannique est désormais fermée sur ces questions. Mais là encore, parler de défaite totale de la SONARA serait réducteur. Sahara Energy n’obtient pas les quelque 80 milliards de FCFA qu’elle revendiquait ; la SONARA, elle, reste confrontée à une créance d’environ 42,8 milliards de FCFA. Les deux camps sont donc loin d’un scénario de victoire absolue.

Il faut également éviter une confusion fondamentale : les 42,8 milliards de FCFA ne signifient pas que cette somme a déjà été payée par la SONARA. Il s’agit du montant de la créance reconnue dans le cadre du contentieux. La question de son règlement effectif constitue une étape distincte. Le chiffre de 42,8 milliards ne doit donc pas être présenté comme un décaissement déjà réalisé.

Au fond, cette affaire révèle surtout le poids financier des contentieux hérités du passé. Une demande d’environ 80 milliards de FCFA, née d’opérations remontant à plus d’une décennie, aboutit aujourd’hui à une créance reconnue d’environ 42,8 milliards, tandis qu’une partie des prétentions supplémentaires de Sahara Energy a été écartée. 37,2 milliards de FCFA séparent ainsi la revendication initiale du montant finalement reconnu.

Pour l’équipe actuelle de la SONARA, et particulièrement pour un manager au profil juridique comme Harouna Bako, l’enjeu n’est donc pas de transformer ce dossier en récit triomphaliste, mais de démontrer comment un contentieux ancien peut être repris, défendu et contenu dans son impact financier. Sahara Energy obtient une décision favorable sur une partie importante de ses demandes, mais n’obtient pas tout ce qu’elle réclamait. La SONARA perd une bataille judiciaire sur les créances reconnues, mais voit également une partie des prétentions adverses rejetée.

Le véritable visage de cette affaire est donc celui d’un contentieux hérité, coûteux et complexe, dans lequel les chiffres racontent une histoire plus nuancée que les slogans : environ 80 milliards revendiqués, 42,8 milliards reconnus, 37,2 milliards d’écart et surtout, une somme de 42,8 milliards qui reste à distinguer de tout paiement effectivement réalisé.

Larry NNOMO
Directeur de Publication — LIBRE OPINION
Tél. : 698 08 95 66

📰LIBRE OPINION_SONARA/BIENVENUE DANS L’ÈRE BAKO, LE JURISTE EN MISSION 🇨🇲LE COMBAT JUDICIAIRE N’EST PAS LE BILAN D’UN HO...
13/09/2026

📰LIBRE OPINION_SONARA/BIENVENUE DANS L’ÈRE BAKO, LE JURISTE EN MISSION

🇨🇲LE COMBAT JUDICIAIRE N’EST PAS LE BILAN D’UN HOMME : Sahara Energy, 42,8 milliards FCFA et une bataille qui rappelle pourquoi la SONARA avait besoin d’un regard juridique aguerri

✍🏾Par Larry Nnomo Directeur de Publication Tél 698 08 95 66

La nouvelle judiciaire venue du Royaume-Uni appelle moins à l’alarmisme qu’à la lucidité. La Société nationale de raffinage (SONARA) est engagée depuis plus d’une décennie dans un contentieux commercial complexe avec Sahara Energy, né de contrats d’approvisionnement en pétrole brut conclus entre 2013 et 2016. Si l’issue récente de la procédure britannique est défavorable à la partie camerounaise, elle ne saurait, à elle seule, résumer la situation actuelle de la SONARA ni servir de procès rétrospectif à son management.

Il faut d’abord rappeler un fait essentiel : ce dossier a connu plusieurs rebondissements judiciaires. En décembre 2024, la Commercial Court d’Angleterre et du Pays de Galles avait rendu une décision largement favorable à la SONARA, en rejetant les prétentions de Sahara Energy, alors évaluées à plus de 63 milliards de FCFA. Le différend portait notamment sur des coûts de financement, des intérêts supplémentaires, des pénalités et des pertes de change.

Autrement dit, présenter aujourd’hui l’affaire comme si la SONARA avait simplement « perdu un procès » serait juridiquement réducteur. Nous sommes face à un contentieux commercial international ancien, dont les fondements, les interprétations contractuelles et les conséquences financières ont fait l’objet de plusieurs appréciations judiciaires successives.

C’est précisément dans ce contexte qu’il convient de regarder avec davantage de sérénité le choix effectué en février 2024 avec la nomination de Harouna Bako à la direction générale de la SONARA. Le site officiel de l’entreprise rappelle que celui-ci est un magistrat issu de la promotion 1982. Son profil juridique prend, dans une entreprise confrontée à des passifs complexes, à des contentieux internationaux et à l'impératif de sécurisation des engagements contractuels, une dimension particulière.

HAROUNA BAKO : LE DROIT COMME OUTIL DE REDRESSEMENT

Il serait hasardeux d'affirmer que le président Paul Biya aurait nommé Harouna Bako exclusivement pour régler le contentieux Sahara Energy : aucun document public ne permet de soutenir une telle affirmation. Mais il est parfaitement légitime de constater que la SONARA avait besoin, au-delà des seuls impératifs industriels et financiers, d’une gouvernance capable d’intégrer fortement la dimension juridique dans son processus de redressement.

Une raffinerie ne se redresse pas uniquement avec des milliards, des équipements et des ingénieurs. Elle se redresse aussi par la maîtrise de ses contrats, la prévention des contentieux, la défense rigoureuse de ses intérêts devant les juridictions internationales et la gestion méthodique de ses passifs.

Sur ce terrain, le parcours de Harouna Bako constitue un atout institutionnel que l'on ne devrait pas négliger.

UNE DÉFAITE JUDICIAIRE NE SIGNIFIE PAS UNE DÉFAITE DU CAMEROUN

Libre Opinion refuse donc une lecture qui consisterait à transformer une décision judiciaire en condamnation générale de la SONARA ou de son management actuel.

Dans les relations commerciales internationales, une partie peut défendre légitimement son interprétation d'un contrat, gagner à un premier degré de juridiction, puis voir cette appréciation modifiée en appel. C'est précisément la logique contradictoire du droit.

La véritable question est désormais de savoir comment la SONARA, avec ses conseils juridiques et ses autorités de tutelle, va organiser la suite : exécution éventuelle de la décision, vérification du montant effectivement exigible, examen des intérêts et frais, éventuelles négociations avec le créancier et, lorsque le droit le permet, utilisation des voies procédurales encore ouvertes.

QUELLES VOIES DE RECOURS POUR LA SONARA ?

Il faut ici éviter les faux espoirs. Dans le système britannique, la Supreme Court constitue la juridiction suprême pour les affaires civiles provenant notamment d’Angleterre et du pays de Galles. Si l’autorisation de saisir cette juridiction a définitivement été refusée ou si aucune autre procédure n'est juridiquement ouverte dans le dossier, la SONARA ne dispose évidemment pas d'un « quatrième degré de juridiction » permettant de rejuger simplement le fond de l'affaire.

Cela ne signifie toutefois pas que toute capacité d'action disparaît automatiquement.

Il faut distinguer plusieurs choses : les possibilités procédurales exceptionnellement ouvertes par le droit britannique lorsqu'il existe un vice particulier affectant la procédure ou la décision ; les discussions éventuelles sur l'exécution et le montant effectivement dû ; les négociations transactionnelles avec le créancier ; et, selon la structure des actifs concernés, les questions relatives à la reconnaissance ou à l'exécution d'une décision dans une autre juridiction.

Ces possibilités doivent naturellement être appréciées par les conseils juridiques de la SONARA au regard du jugement définitif, des contrats concernés et des règles de procédure applicables. Il serait imprudent, pour un média, d'annoncer l'existence d'un recours qui n'aurait pas été juridiquement identifié.

LE VRAI COMBAT EST DEVANT NOUS

La question essentielle n'est donc pas seulement : « Combien la SONARA devra-t-elle payer ? »

La question est aussi : comment éviter que les passifs anciens ne deviennent les handicaps industriels de demain ?

C'est ici que le travail du management actuel prend tout son sens. Depuis sa nomination, Harouna Bako évolue dans une SONARA qui doit simultanément gérer ses passifs, préparer sa reconstruction et sa modernisation, restaurer ses capacités industrielles et renforcer sa compétitivité.

Le Cameroun n'a donc aucun intérêt à fragiliser son outil stratégique par des procès médiatiques à distance. Il a intérêt à documenter, à comprendre, à corriger lorsque cela est nécessaire et surtout à reconstruire.

Une décision judiciaire défavorable doit appeler à la rigueur, pas au découragement.

La SONARA reste un actif stratégique de la République. Et derrière la bataille judiciaire avec Sahara Energy, il y a une question beaucoup plus importante : faire en sorte que l'outil national de raffinage sorte progressivement de l'héritage de ses anciens passifs pour entrer dans une nouvelle séquence de gouvernance, de sécurisation juridique et de performance.

Larry Nnomo
Directeur de Publication — LIBRE OPINION
Tél. : 698 08 95 66

Le Cameroun se construit, chacun apporte sa pierre.

📰LIBRE OPINION_POLITIQUE ET SOCIÉTÉ – TRIBUNE LIBRE🇨🇲🌍L’ÉMERGENCE NE DOIT PAS ÊTRE RÉSERVÉE AUX MÊMES VISAGESPar Larry N...
11/09/2026

📰LIBRE OPINION_POLITIQUE ET SOCIÉTÉ – TRIBUNE LIBRE

🇨🇲🌍L’ÉMERGENCE NE DOIT PAS ÊTRE RÉSERVÉE AUX MÊMES VISAGES

Par Larry Nnomo DP Tél. : 698 08 95 66

" Donner aussi leur chance aux femmes et aux jeunes"

L’accueil réservé à Camille Makosso et à Steve Fah au Cameroun suscite une interrogation légitime. Ce malaise ne porte ni sur la personne des intéressés, ni sur le principe des échanges, ni même sur la possibilité d’un tourisme de découverte ou de campagnes de communication. Il interroge plutôt la place accordée, dans notre espace public, à celles et ceux qui disposent déjà d’une forte visibilité et de moyens considérables.

Le président de la République a promis un mandat placé sous le signe de l’émergence d’une nouvelle classe sociale, notamment à travers la promotion des femmes et des jeunes. Dès lors, comment comprendre que, dans certaines initiatives de communication et de visibilité, les portes soient encore prioritairement ouvertes aux mêmes figures déjà connues, déjà riches et déjà installées ?

Camille Makosso est millionnaire. Steve Fah est multimillionnaire. Ils ont leur notoriété, leurs réseaux et leur public. Tant mieux pour eux. Mais faut-il toujours leur réserver les premières places, les audiences, les honneurs et les campagnes publicitaires, alors que tant de jeunes Camerounais et de femmes entreprennent, innovent et créent dans l’ombre ?

*Une question de cohérence*

Dans sa récente sortie du Secrétaire Général du Comité Central consacrée au chef de la délégation permanente régionale du RDPC pour le Centre, Gilbert Tsimi Evouna, il a été reproché à la note du responsable départemental de ne pas suffisamment prendre en compte la sociologie locale, la place des femmes et la jeunesse.

Cette préoccupation mérite d’être étendue à l’ensemble de notre politique de communication publique. Parcourons les bureaux et les institutions qui ont reçu ces influenceurs : ne s’agissait-il pas, pour plusieurs d’entre eux, de rencontres à forte portée promotionnelle ? Dans ce cas, ne pouvait-on pas concevoir des propositions associant davantage les jeunes créateurs, les entrepreneures, les communicants émergents et les talents locaux ?

Le problème n’est donc pas l’accueil réservé à un Ivoirien au Cameroun. Le problème est celui d’une politique de visibilité qui semble parfois reconduire les mêmes réflexes : inviter ceux qui sont déjà connus, solliciter ceux qui ont déjà les moyens et exposer ceux qui n’ont plus besoin d’être présentés.

*Faire émerger de nouveaux visages*

Nous ne refusons pas le fond des campagnes. Nous ne refusons pas non plus le tourisme opportun d’un visiteur ivoirien, ni les échanges entre peuples africains. Nous refusons qu’un mandat consacré à l’émergence ignore la nouveauté, l’innovation et le renouvellement des visages.

Dans une récente séquence de communication, le révérend Makosso lui-même paraissait évasif, presque perdu, loin de son rôle habituel de polémiste et de communicateur très affirmé. Cette image doit nous interpeller : la notoriété ne suffit pas toujours à garantir la pertinence d’une campagne ou l’efficacité d’un message public.

Pourquoi ne pas donner la parole à des visages inconnus du grand public, mais connus pour leur travail, leur créativité et leur engagement ? Pourquoi ne pas promouvoir les jeunes femmes qui développent des entreprises, les créateurs numériques locaux, les chercheurs, les artistes, les agriculteurs modernes et les acteurs communautaires ?

Créer de nouveaux Makosso et de nouveaux Steve Fah ne signifie pas fabriquer artificiellement des célébrités. Cela signifie offrir à d’autres la possibilité de se révéler, de construire leur audience et de porter une parole utile au pays.

*L’appel aux autorités*

Nous lançons donc un appel aux autorités chargées de la communication, aux administrations publiques et aux responsables politiques :

- pensez aux femmes et aux jeunes dans chaque initiative de visibilité ;
- ouvrez les campagnes publiques aux talents locaux et aux visages émergents ;
- privilégiez l’innovation, la compétence et l’impact, au-delà de la seule célébrité ;
- faites de l’émergence une réalité vécue, et non un simple slogan institutionnel ;
- donnez une chance à ceux qui attendent encore leur première grande opportunité.

Chers responsables publics, l’émergence ne consiste pas seulement à accueillir ceux qui ont déjà réussi. Elle consiste aussi à permettre à d’autres de réussir.

À celles et ceux qui détiennent les opportunités, nous disons simplement : *donnez de la chance aux autres. Les visages inconnus d’aujourd’hui peuvent être les grandes références camerounaises de demain.*

*Larry Nnomo Directeur de publication – LIBREO PINION Tél. : 698 08 95 66**

📰KAMTO : APRÈS AVOIR « KAMTÉ » LE MRC, LE PROFESSEUR REND LA CRAIE🇨🇲Du MRC au MANIDEM, du MANIDEM au MRC, de la bataille...
08/09/2026

📰KAMTO : APRÈS AVOIR « KAMTÉ » LE MRC, LE PROFESSEUR REND LA CRAIE

🇨🇲Du MRC au MANIDEM, du MANIDEM au MRC, de la bataille avec Okala Ebode au bras de fer avec le MINAT : Maurice Kamto quitte finalement la présidence du parti qu'il aura longtemps incarné. Mais à quel moment le professeur a-t-il décidé que le cours était terminé ?

✍🏾Par Larry Nnomo DP Tél. : 698 08 95 66🗞️

YAOUNDÉ, 8 septembre 2026. Voilà une nouvelle qui fera certainement beaucoup parler dans les chaumières politiques de Yaoundé. Maurice Kamto démissionne de la présidence nationale du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun. Le professeur quitte donc la chaire. Il rend la craie. Et, comme dans toute bonne fin de cours, les élèves se demandent désormais qui va entrer dans la salle et surtout quelle matière sera enseignée demain.

Mais attention : derrière cette démission, il y a toute une histoire. Et quelle histoire ! Une histoire faite de départs, de retours, de batailles, de contestations et de rebondissements qui ferait presque passer certains scénarios de séries télévisées pour des documentaires tranquilles. Maurice Kamto quitte le MRC en juin 2025, rejoint ensuite le MANIDEM pour porter sa candidature présidentielle, voit cette stratégie échouer, revient au MRC, retrouve la présidence du parti après la convention extraordinaire du 21 décembre 2025, puis se retrouve confronté à des contestations internes, notamment avec Joseph Thierry Okala Ebode, avant de devoir affronter le bras de fer avec le ministère de l'Administration territoriale. Et maintenant, il démissionne.

Avouez quand même qu'il faut avoir une certaine endurance pour suivre le feuilleton.

Le premier épisode commence avec le départ du MRC. Le professeur décide de prendre une autre route. Direction MANIDEM. Nouvelle bannière, nouvelle stratégie, nouvelle ambition présidentielle. Sur le papier, l'opération pouvait sembler brillante. Après tout, en politique, lorsqu'une porte se ferme, on cherche souvent une fenêtre. Le problème, c'est que cette fenêtre-là n'a finalement pas donné sur le palais présidentiel. La candidature espérée n'aboutit pas et Maurice Kamto reprend alors le chemin du MRC. Comme quoi, en politique camerounaise, certaines routes secondaires finissent toujours par ramener au carrefour principal.

Retour au MRC donc. Et quel retour ! La convention extraordinaire du 21 décembre 2025 remet Maurice Kamto au centre du dispositif. Le professeur reprend la présidence. On aurait pu croire que le film était terminé et que le générique allait défiler. Que non ! C'était simplement le début d'un autre épisode.

Car le fauteuil présidentiel était désormais occupé, mais la contestation n'était pas assise. Joseph Thierry Okala Ebode, membre fondateur et ancien cadre du MRC, conteste la régularité de la nouvelle configuration. Le différend s'envenime. L'exclusion d'Okala Ebode intervient. Les procédures judiciaires suivent. Le professeur doit donc non seulement diriger le parti, mais également défendre la légitimité de son retour à la tête de cette formation politique.

Et puis arrive le MINAT.

Là, les choses prennent une autre dimension. Le 19 août 2026, Paul Atanga Nji indique, dans une correspondance, que son ministère n'a pas jugé opportun de prendre acte des travaux de la convention extraordinaire du 21 décembre 2025 ayant reconduit Maurice Kamto à la tête du MRC. Le MRC ne pouvait évidemment pas laisser passer une telle position sans réagir. Le parti dénonce une tentative de déstabilisation.

Et voilà le professeur encore au tableau.

À gauche, les contestataires internes. À droite, le MINAT. Devant, l'échéance politique. Derrière, une histoire de départ et de retour qui n'a pas encore fini de faire parler.

Dans cette situation, il faut reconnaître une chose à Maurice Kamto : il n'a jamais vraiment quitté le centre du jeu. Même lorsqu'il quitte le MRC, il reste au cœur du débat. Même lorsqu'il revient, il provoque de nouvelles contestations. Même lorsqu'il affronte ses adversaires internes, son nom demeure incontournable. Et lorsqu'il annonce finalement sa démission, le pays politique entier se remet à parler de lui.

C'est peut-être cela, le paradoxe Kamto : vouloir quitter le pouvoir partisan tout en restant le personnage autour duquel tout semble continuer à tourner.

Et puis il y a ce petit jeu de mots que l'actualité autorise presque naturellement : Kamto aura « kamté ».

Il aura quitté. Il sera revenu. Il aura repris. Il aura combattu. Il aura résisté. Il aura affronté. Et maintenant, il démissionne.

Mais derrière la plaisanterie, une vraie question demeure : que devient le MRC lorsque Maurice Kamto n'est plus son président ?

C'est ici que les choses deviennent sérieuses.

Parce qu'un parti politique digne de ce nom ne peut pas être éternellement résumé au nom de son président. Un parti doit survivre aux hommes, aux crises, aux défaites, aux victoires et même aux départs de ses fondateurs. Si Maurice Kamto quitte effectivement la présidence, le véritable test commence maintenant.

Il faudra regarder qui arrive. Qui rassemble. Qui apaise. Qui organise. Qui convainc. Qui parle aux militants déçus. Qui dialogue avec les contestataires. Qui redonne une direction politique au parti.

Parce que, soyons sérieux, la politique ne peut pas fonctionner éternellement comme une salle de classe où un seul professeur détient le tableau, la craie, le programme et la correction des copies.

À un moment donné, il faut aussi apprendre aux élèves à enseigner.

Et c'est peut-être là que Maurice Kamto laisse au MRC son examen le plus difficile : prouver que le parti peut exister sans lui à sa tête.

Pour ses adversaires, cette démission sera peut-être interprétée comme une défaite. Pour ses partisans, comme un sacrifice ou un acte de responsabilité. Pour les observateurs, elle peut aussi être l'occasion d'une nouvelle lecture de la stratégie du professeur. Rien ne permet, à ce stade, de réduire définitivement son choix à une seule explication.

Mais une chose est certaine : le départ de Maurice Kamto ne met pas automatiquement fin à l'histoire.

Il change simplement le personnage principal.

Et c'est là que les choses deviennent intéressantes.

Car après avoir passé des années à demander au Cameroun de changer de régime, de méthode et de gouvernance, le MRC se retrouve lui-même devant une question de gouvernance interne : comment organiser la transmission ?

Voilà le véritable examen.

Et celui-là, aucun diplôme de professeur ne permettra de l'éviter.

Alors, professeur, vous rendez la craie.

Vous quittez la chaire.

Vous laissez le tableau.

Mais les élèves, eux, sont toujours dans la salle.

Et maintenant, il va falloir voir s'ils savent écrire sans vous.

Larry NNOMO
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