11/08/2026
📰LIBRE OPINION _SAINT ELOI BIDOUNG PREND LA DÉFENSE DU CONTRE-AMIRAL JOSEPH FOUDA
🇨🇲ETOUDI : LA DÉFENSE SANS DÉTOUR DE « L’HOMME DE CONFIANCE » DE PAUL BIYA
Dans une tribune au ton offensif, Saint Eloi Bidoung vole au secours du Contre-Amiral Joseph Fouda, dont il rappelle les 33 années passées au plus près du chef de l’État. Derrière les attaques et les polémiques, l’auteur voit surtout les signes d’une bataille d’influence autour de l’après-Paul Biya.
✍🏾Par Larry Nnomo —Tél. : 698 08 95 66
YAOUNDÉ — Le ton est donné dès le titre : « Coup de tête ». Dans sa nouvelle tribune, Saint Eloi Bidoung choisit de monter au créneau pour défendre le Contre-Amiral Joseph Fouda, Conseiller spécial du Président de la République.
L’auteur ne livre pas une défense timide. Il revendique une lecture politique de la situation et place au centre de son analyse un élément qu’il considère déterminant : la longévité exceptionnelle de Joseph Fouda dans l’environnement immédiat de Paul Biya.
33 ANS DANS L’OMBRE DU CHEF DE L’ÉTAT
C’est le principal argument développé par Saint Eloi Bidoung.
Le Contre-Amiral Joseph Fouda est présenté comme un officier qui aurait accompagné Paul Biya pendant plus de trois décennies, d’abord comme aide de camp, puis dans ses fonctions de conseiller spécial.Une longévité qui, selon l’auteur, ne saurait être banalisée.
« Trente-trois années derrière un homme mystérieux ont fait de Joseph Fouda un mystère », écrit-il, faisant de cette proximité prolongée une véritable expérience des arcanes de l'État. L’image employée est forte : « l’ombre du président ».
Autrement dit, Saint Eloi Bidoung décrit un homme qui aurait été suffisamment proche du chef de l’État pour connaître les hommes, les institutions, les habitudes et les mécanismes du pouvoir présidentiel.
QUAND LA PROXIMITÉ DEVIENT UN ENJEU POLITIQUE
C’est ici que la tribune change de dimension.
Pour Saint Eloi Bidoung, la question n’est plus seulement celle d’un officier supérieur et de son parcours. Elle devient celle de l’influence que peut représenter une personnalité ayant passé autant de temps au sommet de l’État.
Dans un Cameroun où la question de la succession présidentielle nourrit régulièrement les spéculations, toute personne appartenant au cercle rapproché du chef de l'État peut rapidement devenir un objet d’attention politique.
L’auteur évoque ainsi des « batailles de succession » et des luttes d’influence autour d’Etoudi.
Il faut cependant souligner que cette lecture relève de la tribune de Saint Eloi Bidoung et ne constitue pas, à elle seule, la preuve de l’existence d’un plan de succession impliquant Joseph Fouda.
EFFOUDOU AU FRONT
Dans cette bataille narrative, Saint Eloi Bidoung désigne également le Capitaine Effoudou comme l’un des protagonistes des attaques visant Joseph Fouda.
L’auteur lui reproche notamment d’avoir pris position contre le Contre-Amiral sur les réseaux sociaux et l’accuse de participer à une entreprise de déstabilisation.
Plus grave encore, la tribune évoque une affaire d’escroquerie dans laquelle le nom et l’identité de Joseph Fouda auraient été utilisés.
Ces accusations, qui sont particulièrement graves, doivent naturellement être considérées comme les déclarations de leur auteur tant qu’elles ne sont pas confirmées par des éléments judiciaires ou des sources indépendantes.
« LE CŒUR DU PAYS » : UNE FORMULE QUI INTERPELLE
Saint Eloi Bidoung rapporte également une formule attribuée à Paul Biya pour présenter Joseph Fouda dans certaines chancelleries : « le Cœur du Pays ».
Si cette formule est effectivement utilisée dans le contexte décrit par l’auteur, elle traduitrait, dans son raisonnement, le niveau de confiance accordé au Contre-Amiral.
Mais c’est précisément là que se situe l’enjeu journalistique : quelle est aujourd’hui la véritable influence des hommes qui entourent le chef de l’État ?
Et surtout : leur proximité avec le pouvoir signifie-t-elle nécessairement une ambition politique personnelle ?
Rien ne permet de l'affirmer sur la seule base de cette tribune.
UNE DÉFENSE, MAIS AUSSI UN MESSAGE
Au fond, Saint Eloi Bidoung ne défend pas uniquement un homme.
Il défend également une idée : la fidélité, la discrétion et la longévité au service du chef de l’État seraient des éléments qui doivent être pris en compte avant de juger Joseph Fouda.
Sa conclusion est sans ambiguïté : «« Trente bonnes années aux côtés de Paul Biya, ce n’est pas 30 jours. »»
Et il ajoute : « Wait and see. »
Une formule qui laisse volontairement planer le doute sur ce que pourraient réserver les prochaines années.
LE DÉBAT EST OUVERT
La tribune de Saint Eloi Bidoung pose finalement une question qui dépasse le seul cas Joseph Fouda : Dans les grandes transitions politiques, quel poids peuvent avoir ceux qui ont accompagné le chef de l’État pendant plusieurs décennies ?
Entre faits, déclarations, interprétations et spéculations, une chose est certaine : la question de l’après-Paul Biya continuera de susciter des lectures, des positionnements et des batailles d’influence.
LIBRE OPINION une exigence demeure essentielle : distinguer les faits vérifiables des accusations, les déclarations des protagonistes et les interprétations politiques.
Larry Nnomo
Directeur de Publication
LIBRE OPINION
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