10/08/2026
Celles et ceux qui me connaissent savent que je suis musicien. Eh bien, mon groupe Ginger DROP a failli se disloquer ces derniers mois, juste parce que parfois, la vie vous met plusieurs coups durs de suite.
D'abord, le départ de notre chanteur pour des raisons de santé. La perte d'une voix principale, c'est toujours assez compliqué dans un groupe, semi-pro surtout.
On a mis du temps à digérer, et franchement, y a eu des moments où je me suis demandé si ça valait encore le coup de continuer. J'ai essayé de faire la voix principale mais, avec mon jeu de gratte un peu énervé, c'était compliqué.
Et puis dans la foulée, le studio de répétition a fermé. Donc, plus de lieu, plus de créneau, plus ce rendez-vous hebdo qui tenait tout l'ensemble debout sans qu'on s'en rende trop compte.
À ce stade-là, un groupe, ça meurt tout seul. Ça s'éteint doucement, parce que plus personne relance le groupe WhatsApp.
Sauf que là, il s'est passé un truc.
On s'est fait confiance, on s'est laissé le temps qu'il fallait pour encaisser, chacun à son rythme, sans se mettre la pression, sans forcer un retour à la normale qui aurait sonné faux. Et on a tenu, et, maintenant, on reprend du service avec une chanteuse qui vient tout juste d'arriver et de faire ses premiers pas avec nous !
Si je dois faire un lien avec mon taf, parce que, quand même, faut que je me tienne, on est sur LinkedIn.
Un projet collectif tient aussi parce que les gens dedans acceptent de traverser une période creuse ensemble.
Mieux vaut laisser à l'autre le droit d'aller mal, de disparaître un moment, de revenir plus t**d. Neuf fois sur dix, ce qui casse un groupe, une boîte ou une collaboration, c'est l'impatience. (ou la thune ou les histoires de se** mais c'est autre chose)
Bref, le groupe existe toujours. On répète ailleurs, autrement, et on avance.
(Et si vous connaissez un studio de répétition correct du côté de Nantes, je suis preneur 🙃)