11/10/2026
Avant d'incarner le reggae africain dans le monde entier, Alpha Blondy n'était que Seydou Koné, un jeune Ivoirien rentré de New York le moral en miettes. Parti aux États-Unis pour apprendre l'anglais et percer dans la musique, il y passe quatre ans, étudie à Hunter College et à l'université Columbia, puis enregistre huit titres dans un studio de Brooklyn. L'album, sur lequel reposaient tous ses espoirs, ne sortira jamais.
En 1980, il regagne la Côte d'Ivoire, découragé. À Abidjan, il végète, sans contrat ni perspective, au point que ses proches s'inquiètent pour lui. Sa carrière semble finie avant même d'avoir commencé.
Le basculement vient d'une amitié. En 1981, Roger Fulgence Kassy, son ami de jeunesse devenu une figure influente de la télévision ivoirienne, l'invite dans son émission Première chance, vitrine des nouveaux talents. Seydou Koné s'y présente sous le nom d'Alpha Blondy et chante. Ce passage unique à l'écran change tout.
Le public le découvre, le bouche-à-oreille s'emballe, et l'élan permet l'enregistrement de son premier album, Jah Glory, en 1982. Porté par le titre Brigadier Sabari, inspiré de son arrestation à Abidjan, le disque fait de lui la voix du reggae africain. Tout était parti d'un seul passage télé, offert par un ami d'enfance, à un homme que beaucoup croyaient déjà oublié.
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