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𝐆𝐚𝐛𝐨𝐧: 𝐚̀ 𝐪𝐮𝐢 𝐚𝐩𝐩𝐚𝐫𝐭𝐢𝐞𝐧𝐭 𝐥𝐚 𝐭𝐞𝐫𝐫𝐞 ? 𝐀𝐧𝐚𝐥𝐲𝐬𝐞 𝐝𝐮 𝐩𝐡𝐞́𝐧𝐨𝐦𝐞̀𝐧𝐞 𝐝𝐞 𝐥'𝐢𝐧𝐬𝐞́𝐜𝐮𝐫𝐢𝐭𝐞́ 𝐟𝐨𝐧𝐜𝐢𝐞̀𝐫𝐞 𝐚̀ 𝐋𝐢𝐛𝐫𝐞𝐯𝐢𝐥𝐥𝐞L'insécurité foncièr...
13/07/2026

𝐆𝐚𝐛𝐨𝐧: 𝐚̀ 𝐪𝐮𝐢 𝐚𝐩𝐩𝐚𝐫𝐭𝐢𝐞𝐧𝐭 𝐥𝐚 𝐭𝐞𝐫𝐫𝐞 ?
𝐀𝐧𝐚𝐥𝐲𝐬𝐞 𝐝𝐮 𝐩𝐡𝐞́𝐧𝐨𝐦𝐞̀𝐧𝐞 𝐝𝐞 𝐥'𝐢𝐧𝐬𝐞́𝐜𝐮𝐫𝐢𝐭𝐞́ 𝐟𝐨𝐧𝐜𝐢𝐞̀𝐫𝐞 𝐚̀ 𝐋𝐢𝐛𝐫𝐞𝐯𝐢𝐥𝐥𝐞

L'insécurité foncière à Libreville ne se résume pas à un simple problème de titres de propriété. En tant que phénomène sociologique, elle traduit une crise de gouvernance urbaine où se croisent des enjeux juridiques, économiques, politiques et sociaux. Elle est l'expression des difficultés de l'État à réguler l'accès à la terre dans un contexte d'urbanisation rapide et de forte pression démographique.



🟥 Une urbanisation plus rapide que la planification

Depuis plusieurs décennies, Libreville s'est développée plus vite que les capacités de planification des pouvoirs publics. L'exode rural, la concentration des activités économiques et la croissance démographique ont favorisé l'extension de quartiers périphériques souvent construits sans viabilisation préalable ni sécurisation juridique des terrains. Cette urbanisation accélérée a favorisé l'occupation de zones marécageuses, de terrains non lotis et d'espaces relevant parfois du domaine public.

🟫Une pluralité de normes foncières

L'une des principales causes de l'insécurité foncière réside dans la coexistence de plusieurs systèmes de légitimité :

✔️ le droit foncier moderne administré par l'État ;

✔️les droits coutumiers encore reconnus socialement par de nombreuses communautés ;

✔️les pratiques informelles de vente de terrains entre particuliers.

Le juriste et anthropologue Étienne Le Roy a proposé, pour décrire ce type de situation, la notion de "pluralisme juridique" : plusieurs ordres normatifs coexistent sur un même espace sans qu'aucun ne parvienne à s'imposer durablement aux autres. À Libreville, cette pluralité n'est pas un simple vide juridique en attente d'être comblé par l'État — c'est un système de fait, où chaque acteur (chef de terre, notable, administration, intermédiaire informel) mobilise la source de légitimité qui sert le mieux ses intérêts du moment. Cette lecture déplace le regard : l'insécurité foncière n'est pas seulement un problème d'absence de règles, mais un problème de "concurrence entre plusieurs règles simultanément valides aux yeux de leurs utilisateurs". Elle crée des situations où plusieurs personnes revendiquent en toute bonne foi des droits sur une même parcelle, générant des conflits récurrents.

🟪La spéculation foncière : la terre comme rente plutôt que comme droit au logement

À Libreville, le foncier est devenu un actif économique stratégique. La rareté des terrains aménagés et l'augmentation des prix nourrissent une véritable économie de la spéculation : achats massifs de terrains en vue de les revendre plus cher, ventes multiples d'une même parcelle par des vendeurs peu scrupuleux, occupations opportunistes de réserves foncières publiques, et développement d'un réseau d'intermédiaires informels qui prospère précisément parce que les circuits officiels sont lents et coûteux. Les travaux d'Alain Durand-Lasserve sur les marchés fonciers informels en Afrique subsaharienne montrent que ce type de marché n'est pas un accident périphérique du système foncier officiel : il en est souvent le "prolongement fonctionnel", comblant les manques d'un dispositif étatique incapable de répondre à la demande. Cette logique transforme la terre en objet de rente plutôt qu'en support du droit au logement, et elle profite d'abord à ceux qui maîtrisent déjà l'information et les réseaux — reproduisant ainsi des inégalités plutôt qu'elle ne les corrige.



❎️Les conséquences sociales

L'insécurité foncière produit plusieurs effets majeurs : une peur permanente d'être expulsé, un faible investissement des ménages dans l'amélioration de leur habitat, une multiplication des conflits entre familles, voisins et communautés, des difficultés d'accès au crédit bancaire faute de titres sécurisés, et un renforcement des inégalités sociales entre quartiers réguliers et quartiers précaires.

Ces conséquences ne se répartissent pas de manière homogène au sein des ménages eux-mêmes. La question foncière touche différemment les femmes et les hommes : l'accès à la propriété, la transmission par héritage et la capacité à négocier directement avec les autorités coutumières ou administratives restent souvent marquées par des rapports de genre inégalitaires. Une femme chef de famille peut ainsi se retrouver dans une position de vulnérabilité foncière renforcée, y compris au sein d'une même catégorie socio-économique — un angle mort fréquent des analyses qui traitent le "ménage" comme une unité homogène.

✳️Une crise de confiance envers les institutions

Sous l'angle sociologique, l'insécurité foncière est aussi une crise de confiance. Lorsque les procédures administratives sont longues, coûteuses ou perçues comme peu transparentes, certains citoyens privilégient les arrangements informels. Cette situation fragilise la légitimité de l'État et alimente un cercle vicieux où l'informalité devient la norme plutôt que l'exception.



❎️Les évolutions récentes : la Régularisation Foncière de Masse (2025-2026)

Depuis fin 2025, les autorités gabonaises ont engagé une opération d'une ampleur inédite. Un décret du 27 octobre 2025 a lancé la **Régularisation Foncière de Masse (RFM)**, officiellement destinée à mettre fin au « désordre foncier » et à sécuriser les droits des citoyens tout en préservant les réserves foncières stratégiques de l'État. Concrètement, une première phase lancée le 1er février 2026 a ciblé plus de 5 100 familles occupant des terrains de la Société Nationale Immobilière (SNI) sur cinq sites du Grand Libreville — Owendo, Essassa, Akanda, Bikélé et Nkok — avec des frais de cession exceptionnellement réduits (600 000 FCFA pour les parcelles jusqu'à 2 000 m², contre des tarifs habituels bien plus élevés).

L'ampleur du dispositif s'est révélée bien supérieure à ce périmètre initial : selon le ministère du Logement, de l'Habitat, de l'Urbanisme et du Cadastre, plus de 20 000 décisions de cession avaient été transmises à la Conservation de la Propriété Foncière en moins de six mois à la mi-2026 — un chiffre à mettre en perspective avec les quelque 1 200 décisions établies sur toute l'année 2025, et les 33 000 titres fonciers seulement délivrés au Gabon entre 1905 et 2025. Cette rupture de rythme donne une matérialité frappante au diagnostic sociologique posé plus haut : elle illustre à quel point le dispositif foncier antérieur était sous-dimensionné face à la réalité urbaine.

Cette accélération n'est cependant pas sans tensions. En juin 2026, une opération de « sécurisation du patrimoine foncier public » menée à Malibé 1 (Akanda) a donné lieu à la destruction de constructions jugées irrégulières, provoquant une controverse relayée sur les réseaux sociaux. L'épisode illustre un point central de l'analyse sociologique : la frontière entre occupant « régularisable » et occupant « à évacuer » reste elle-même un enjeu de négociation et de légitimité, et la régularisation, loin de clore mécaniquement les conflits fonciers, peut aussi en faire naître de nouveaux — notamment lorsque la communication autour des critères d'éligibilité reste insuffisante.



❎️ Regard de sociologue

D'un point de vue sociologique, l'insécurité foncière à Libreville est le symptôme d'un dysfonctionnement institutionnel. Elle révèle le décalage entre la croissance urbaine, les besoins sociaux des populations et la capacité de l'État à organiser, planifier et sécuriser l'accès au sol.

La Régularisation Foncière de Masse constitue une réponse forte à ce diagnostic, mais elle appelle une question de fond : une régularisation massive et rapide, pilotée par le haut, suffit-elle à transformer les rapports de pouvoir qui produisent l'informalité à la source — spéculateurs, intermédiaires informels, asymétries d'accès à l'information — ou se contente-t-elle de sécuriser juridiquement une situation sans en modifier la structure sociale sous-jacente ?

La réponse durable au problème suppose sans doute davantage qu'une accélération administrative :

✔️une réforme de la gouvernance foncière, articulant mieux droit moderne et légitimités coutumières plutôt que de chercher à faire disparaître ces dernières ;

✔️une lutte réelle contre la spéculation et les ventes frauduleuses, ce qui suppose de s'attaquer aux réseaux d'intermédiaires plutôt qu'aux seuls occupants ;

✔️une planification urbaine inclusive et participative, qui associe les habitants des quartiers précaires en amont plutôt qu'en aval des décisions ;

✔️une attention explicite aux inégalités de genre dans l'accès et la transmission du foncier.

En définitive, à Libreville, la question foncière n'est pas uniquement une question de propriété : elle constitue un enjeu de justice sociale, de gouvernance, de cohésion nationale et de développement urbain durable.
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La Rédaction

13/07/2026

⚠️𝐀𝐭𝐭𝐞𝐧𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐚𝐮𝐱 𝐟𝐚𝐤𝐞 𝐧𝐞𝐰𝐬 !

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𝐋'𝐢𝐧𝐟𝐨𝐫𝐦𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐨𝐟𝐟𝐢𝐜𝐢𝐞𝐥𝐥𝐞, 𝐜'𝐞𝐬𝐭 𝐬𝐮𝐫 𝐧𝐨𝐬 𝐜𝐚𝐧𝐚𝐮𝐱 𝐨𝐟𝐟𝐢𝐜𝐢𝐞𝐥𝐬.

[ #𝐒𝐎𝐂𝐈𝐄𝐓𝐄] 𝐋𝐨𝐠𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭𝐬 𝐬𝐨𝐜𝐢𝐚𝐮𝐱 : 𝟓𝟎𝟎 𝐧𝐨𝐮𝐯𝐞𝐚𝐮𝐱 𝐚𝐩𝐩𝐚𝐫𝐭𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭𝐬 𝐥𝐚𝐧𝐜é𝐬 à 𝐀𝐤𝐚𝐧𝐝𝐚Le vice-président du Gouvernement, Hermann Immo...
08/05/2026

[ #𝐒𝐎𝐂𝐈𝐄𝐓𝐄] 𝐋𝐨𝐠𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭𝐬 𝐬𝐨𝐜𝐢𝐚𝐮𝐱 : 𝟓𝟎𝟎 𝐧𝐨𝐮𝐯𝐞𝐚𝐮𝐱 𝐚𝐩𝐩𝐚𝐫𝐭𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭𝐬 𝐥𝐚𝐧𝐜é𝐬 à 𝐀𝐤𝐚𝐧𝐝𝐚

Le vice-président du Gouvernement, Hermann Immongault, a procédé mercredi au lancement officiel des travaux de construction de 500 appartements sur le site d’Alhambra, à Akanda, en présence du ministre du Logement, Mays Mouissi, selon une source ministérielle.

Avec le démarrage du programme Bellambra Résidence, le nombre total de logements actuellement en construction au Gabon passe de 894 à 1 394 unités. Les autorités entendent ainsi accélérer l’offre de logements sociaux et économiques afin de favoriser l’accès à la propriété pour les ménages à revenus modestes et intermédiaires.

Le projet prévoit des appartements de type F3 à F5, soit des logements comprenant de deux à quatre chambres. Les prix de départ sont fixés à 30 millions de FCFA. Le gouvernement indique travailler avec plusieurs établissements bancaires pour mettre en place des financements étalés sur 15 ans, voire davantage, afin de réduire la charge mensuelle supportée par les acquéreurs.

Le programme comprend notamment deux immeubles totalisant 52 logements ainsi que quatre espaces commerciaux. La livraison de cette première phase est annoncée pour la fin de l’année 2026.

Porté par le groupe marocain ADDOHA, le projet s’inscrit dans le cadre du Plan national de croissance et de développement. Il matérialise la convention signée le 13 février 2025 entre l’État gabonais et le promoteur immobilier, portant sur la construction de 5 000 logements sociaux et économiques sur une période de sept ans.
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Source : Actu241

🚨𝐂𝐨𝐦𝐦𝐮𝐧𝐢𝐪𝐮𝐞́ 𝐝𝐞 𝐏𝐫𝐞𝐬𝐬𝐞🚨Régularisation foncière : la SNI précise les modalités et met en garde contre les dérives⤵️      ...
21/04/2026

🚨𝐂𝐨𝐦𝐦𝐮𝐧𝐢𝐪𝐮𝐞́ 𝐝𝐞 𝐏𝐫𝐞𝐬𝐬𝐞🚨

Régularisation foncière : la SNI précise les modalités et met en garde contre les dérives⤵️

𝐃𝐞́𝐬𝐞𝐧𝐠𝐨𝐫𝐠𝐞𝐫 𝐥𝐞 𝐆𝐫𝐚𝐧𝐝 𝐋𝐢𝐛𝐫𝐞𝐯𝐢𝐥𝐥𝐞 : 𝐮𝐧 𝐢𝐦𝐩𝐞́𝐫𝐚𝐭𝐢𝐟 𝐮𝐫𝐛𝐚𝐢𝐧, 𝐬𝐨𝐜𝐢𝐚𝐥 𝐞𝐭 𝐞́𝐜𝐨𝐧𝐨𝐦𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥'𝐄́𝐭𝐚𝐭 𝐠𝐚𝐛𝐨𝐧𝐚𝐢𝐬Libreville, capitale...
21/04/2026

𝐃𝐞́𝐬𝐞𝐧𝐠𝐨𝐫𝐠𝐞𝐫 𝐥𝐞 𝐆𝐫𝐚𝐧𝐝 𝐋𝐢𝐛𝐫𝐞𝐯𝐢𝐥𝐥𝐞 : 𝐮𝐧 𝐢𝐦𝐩𝐞́𝐫𝐚𝐭𝐢𝐟 𝐮𝐫𝐛𝐚𝐢𝐧, 𝐬𝐨𝐜𝐢𝐚𝐥 𝐞𝐭 𝐞́𝐜𝐨𝐧𝐨𝐦𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥'𝐄́𝐭𝐚𝐭 𝐠𝐚𝐛𝐨𝐧𝐚𝐢𝐬

Libreville, capitale du Gabon, concentre à elle seule plus de "la moitié de la population nationale", soit environ 800 000 à 1 million d'habitants sur un territoire urbain saturé. Cette hypercentralisation crée des tensions sociales, économiques et environnementales profondes. Désengager le Grand Libreville n'est donc plus une option politique, c'est une "nécessité stratégique" pour l'État.

𝐈. 𝐔𝐧 𝐭𝐞𝐫𝐫𝐢𝐭𝐨𝐢𝐫𝐞 𝐬𝐨𝐮𝐬 𝐩𝐫𝐞𝐬𝐬𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞́𝐦𝐨𝐠𝐫𝐚𝐩𝐡𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐞𝐱𝐭𝐫𝐞̂𝐦𝐞

La macrocéphalie urbaine de Libreville est l'un des déséquilibres territoriaux les plus marqués d'Afrique centrale. La ville concentre :

■La quasi-totalité des services administratifs de l'État,

-■L'essentiel des nfrastructures sanitaires et éducatives de qualité,

■La majorité des opportunités d'emploi formel,
- Les principaux équipements culturels et commerciaux..

Cette hyperconcentration génère un exode rural massif et continu, aggravant chaque année la pression sur un espace urbain déjà saturé.

Désengager Libreville, c'est d'abord rééquilibrer la carte démographique nationale.

𝐈𝐈. 𝐋'𝐞𝐧𝐠𝐨𝐫𝐠𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐮𝐫𝐛𝐚𝐢𝐧 : 𝐮𝐧 𝐟𝐫𝐞𝐢𝐧 𝐚𝐮 𝐝𝐞́𝐯𝐞𝐥𝐨𝐩𝐩𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐡𝐮𝐦𝐚𝐢𝐧

Du point de vue sociologique, l'hyperdensité de Libreville produit des effets négatifs mesurables sur les conditions de vie des populations :

■Prolifération des quartiers précaires : les communes de Libreville et Owendo concentrent des poches de pauvreté urbaine dense, avec un accès limité à l'eau, à l'électricité et à l'assainissement.

■Mobilité urbaine paralysée : les embouteillages chroniques réduisent la productivité, augmentent le stress social et détériorent la qualité de vie.

- ■Pression sur le foncier : la spéculation immobilière exclut les classes moyennes et populaires du marché du logement décent.

■Fracture sociale accentuée : la cohabitation forcée de populations aux revenus très disparates dans un espace contraint génère des tensions communautaires et une insécurité croissante.

𝐈𝐈𝐈. 𝐔𝐧 𝐜𝐨𝐮̂𝐭 𝐞́𝐜𝐨𝐧𝐨𝐦𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐞𝐭 𝐟𝐢𝐬𝐜𝐚𝐥 𝐢𝐧𝐬𝐨𝐮𝐭𝐞𝐧𝐚𝐛𝐥𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥'𝐄́𝐭𝐚𝐭

L'État gabonais supporte seul le poids financier d'une capitale surdimensionnée :

■Coût des infrastructures: routes, réseaux d'eau et d'électricité, hôpitaux, écoles ( tout est concentré et saturé à Libreville, nécessitant des investissements colossaux et récurrents.)

■Inefficacité administrative : la centralisation excessive ralentit les décisions, éloigne l'État des réalités locales et nourrit la bureaucratie.

■Perte de productivité nationale : les heures perdues dans les embouteillages représentent un manque à gagner économique considérable pour le pays.

En décentralisant les fonctions urbaines vers des "pôles secondaires" comme Port-Gentil, Franceville, Oyem ou Mouila, l'État allégerait durablement sa charge financière sur la capitale.

IV. Un levier puissant de cohésion nationale et d'équité territoriale

Sur le plan sociologique, désengager Libreville est aussi un acte politique fort de justice spatiale :

■Il permettrait de valoriser certaines provinces et localités longtemps perçues comme des espaces de relégation, et d'y fixer certaines franges de la population, les eunes en l'occurrence.

■Il contribuerait à réduire les inégalités territoriales entre une capitale surinvestie et des régions sous-équipées.

■Il renforcerait le sentiment d'appartenance nationale en montrant que l'État investit équitablement sur l'ensemble du territoire.

■Il favoriserait l'émergence de bassins économiques régionaux autonomes et dynamiques. De nombreux États africains et mondiaux (Côte d'Ivoire, Maroc, Corée du sud, etc) ont engagé avec succès des politiques de désengorgement de leurs métropoles. Ces exemples à sujvre montrent qu'une volonté politique claire, combinée à des investissements ciblés en province, produit des résultats tangibles sur le long terme.

𝐕. 𝐋𝐞𝐬 𝐥𝐞𝐯𝐢𝐞𝐫𝐬 𝐝'𝐚𝐜𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐜𝐨𝐧𝐜𝐫𝐞𝐭𝐬 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥'𝐄́𝐭𝐚𝐭 𝐠𝐚𝐛𝐨𝐧𝐚𝐢𝐬

Pour réussir ce désengorgement, l'État gagnerait à actionner plusieurs leviers simultanément :

■Décentralisation administrative réelle : transférer des ministères, des directions nationales et des services publics vers les chefs-lieux de province.

■Investissement massif dans les villes secondaires : universités, hôpitaux de référence, zones économiques spéciales.

■Politique de logement en dehors de Libreville : inciter les fonctionnaires et les entreprises à s'installer en province par des avantages fiscaux.

■Développement des infrastructures de transport : relier efficacement les villes entre elles par la route, le rail et l'air pour réduire l'attractivité exclusive de Libreville.

-■Réforme foncière : sécuriser le foncier en province pour attirer les investisseurs et rassurer les populations.

𝐈𝐧 𝐟𝐢𝐧𝐞

Désengager le Grand Libreville, c'est faire le choix d'un Gabon équilibré, résilient et socialement cohésif. C'est reconnaître que le développement d'une nation ne peut reposer sur une seule ville, aussi grande soit-elle. C'est enfin offrir à chaque Gabonais, où qu'il se trouve sur le territoire national, un cadre de vie digne et des opportunités réelles.

L'État n'a rien à perdre dans une telle démarche. Il a, en revanche, tout un pays à gagner.

𝗥𝗲́𝗴𝘂𝗹𝗮𝗿𝗶𝘀𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗳𝗼𝗻𝗰𝗶𝗲̀𝗿𝗲 𝗮̀ 𝗘𝘀𝘀𝗮𝘀𝘀𝗮 : 𝗰𝗲 𝗾𝘂𝗲 𝗱𝗶𝘁 𝘃𝗿𝗮𝗶𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗹𝗮 𝗺𝗲𝘀𝘂𝗿𝗲  Depuis quelques jours, le site d'Essassa, dans la ...
21/04/2026

𝗥𝗲́𝗴𝘂𝗹𝗮𝗿𝗶𝘀𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗳𝗼𝗻𝗰𝗶𝗲̀𝗿𝗲 𝗮̀ 𝗘𝘀𝘀𝗮𝘀𝘀𝗮 : 𝗰𝗲 𝗾𝘂𝗲 𝗱𝗶𝘁 𝘃𝗿𝗮𝗶𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗹𝗮 𝗺𝗲𝘀𝘂𝗿𝗲

Depuis quelques jours, le site d'Essassa, dans la commune de Ntoum, fait parler de lui. Un collectif de riverains s'est mobilisé et demande des clarifications sur les contours de l'opération de régularisation foncière en cours.

Entre affirmations, interprétations et informations authentiques, un tri s'impose.

𝗥𝗲𝘁𝗼𝘂𝗿 𝘀𝘂𝗿 𝗰𝗲 𝗾𝘂𝗲 𝗱𝗶𝘀𝗲𝗻𝘁 𝗽𝗿𝗲́𝗰𝗶𝘀𝗲́𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗹𝗲𝘀 𝘁𝗲𝘅𝘁𝗲𝘀 𝗼𝗳𝗳𝗶𝗰𝗶𝗲𝗹𝘀.

𝗤𝘂𝗶 𝗮 𝗹𝗮𝗻𝗰𝗲́ 𝗹𝗮 𝗺𝗲𝘀𝘂𝗿𝗲, 𝗲𝘁 𝗾𝘂𝗮𝗻𝗱 ?

L'opération a été annoncée publiquement le 28 janvier 2026 par le Ministre du Logement, de l'Habitat, de l'Urbanisme et du Cadastre, 𝗠𝗮𝘆𝘀 𝗠𝗼𝘂𝗶𝘀𝘀𝗶, lors d'un déplacement à Malibé (Akanda) puis à Essassa (Ntoum).

Elle se fait sur instructions directes du Président de la République, 𝗕𝗿𝗶𝗰𝗲 𝗖𝗹𝗼𝘁𝗮𝗶𝗿𝗲 𝗢𝗹𝗶𝗴𝘂𝗶 𝗡𝗴𝘂𝗲𝗺𝗮.

Le communiqué officiel est disponible sur le site gouvernement.ga depuis cette date.

𝗤𝘂𝗲𝗹𝗹𝗲𝘀 𝗽𝗮𝗿𝗰𝗲𝗹𝗹𝗲𝘀 𝘀𝗼𝗻𝘁 𝗰𝗼𝗻𝗰𝗲𝗿𝗻𝗲́𝗲𝘀 ?

La mesure concerne exclusivement les parcelles bâties situées sur des titres fonciers appartenant à la SNI.

La formulation officielle est précise :
« parcelles abritant un cadre bâti — maison achevée ou en cours de finition ».

Les deux situations sont éligibles : habitations terminées et constructions en cours.

𝗘𝗻 𝗿𝗲𝘃𝗮𝗻𝗰𝗵𝗲, les simples délimitations, les fondations isolées ou les terrains non bâtis ne relèvent pas du périmètre de la mesure.

𝗦𝘂𝗿 𝗾𝘂𝗲𝗹𝘀 𝘀𝗶𝘁𝗲𝘀 ?

Six sites du Grand Libreville sont concernés :
Mangouba (Akanda), Bikélé, Essassa (Ntoum), Nkok, Nomba Domaine et Owendo.

Au total, 𝗲𝗻𝘃𝗶𝗿𝗼𝗻 𝟱 𝟭𝟬𝟬 𝗳𝗮𝗺𝗶𝗹𝗹𝗲𝘀 sont identifiées comme potentiellement éligibles, dont 1 500 à Essassa.

𝗣𝗼𝘂𝗿 𝗰𝗼𝗺𝗯𝗶𝗲𝗻 ?

Les tarifs ont été fixés à la demande expresse du Président de la République :
600 000 FCFA jusqu'à 2 000 m²
1 200 000 FCFA jusqu'à 4 999 m²

𝗟𝗲 𝗽𝗹𝗮𝗳𝗼𝗻𝗱 𝗱𝗲 𝟰 𝟵𝟵𝟵 𝗺² 𝗲𝘀𝘁 𝘂𝗻𝗲 𝗹𝗶𝗺𝗶𝘁𝗲 𝗳𝗲𝗿𝗺𝗲.

𝗔𝘂-𝗱𝗲𝗹𝗮̀, la mesure ne s'applique pas.

𝗣𝗲𝗻𝗱𝗮𝗻𝘁 𝗰𝗼𝗺𝗯𝗶𝗲𝗻 𝗱𝗲 𝘁𝗲𝗺𝗽𝘀 ?

La mesure court du 1er février au 31 mai 2026, soit une période de quatre mois.

Passé cette date, les tarifs habituels de la SNI seront rétablis.

𝗜𝗹 𝗻'𝗲𝘅𝗶𝘀𝘁𝗲 𝗮𝘂𝗰𝘂𝗻 « 𝗰𝗮𝗹𝗲𝗻𝗱𝗿𝗶𝗲𝗿 𝗽𝗿𝗼𝗴𝗿𝗲𝘀𝘀𝗶𝗳 » prévoyant une ouverture aux terrains nus.

𝗤𝘂𝗲𝗹𝗹𝗲𝘀 𝘀𝗼𝗻𝘁 𝗹𝗲𝘀 𝗰𝗼𝗻𝗱𝗶𝘁𝗶𝗼𝗻𝘀 𝗱’𝗲́𝗹𝗶𝗴𝗶𝗯𝗶𝗹𝗶𝘁𝗲́ ?

Quatre critères cumulatifs :
– être de nationalité gabonaise
– disposer d'une parcelle abritant un cadre bâti
– ne faire l'objet d'aucun litige foncier
– être hors zone de servitude ou non constructible

𝗢𝘂̀ 𝘀𝗲 𝗿𝗲𝗻𝗱𝗿𝗲 ?

Les occupants concernés peuvent se rendre :
– aux guichets SNI de Malibé (Akanda)
– à Essassa (Ntoum)
– au siège de Likouala (Libreville)

Horaires : 7h30 – 18h00 (lundi à vendredi).

Une cellule dédiée Essassa ouvrira au siège à partir du 27 avril 2026.

𝗘𝘁 𝗹𝗲𝘀 𝘁𝗲𝗿𝗿𝗮𝗶𝗻𝘀 𝗻𝘂𝘀 ?

𝗜𝗹𝘀 𝗻𝗲 𝘀𝗼𝗻𝘁 𝗽𝗮𝘀 𝗰𝗼𝗻𝗰𝗲𝗿𝗻𝗲́𝘀.

Pour les acquéreurs sans occupation préalable, une autre voie existe :
la commercialisation de 2 500 parcelles viabilisées lancée le 1er avril 2026 par le Vice-Président du Gouvernement 𝗛𝗲𝗿𝗺𝗮𝗻𝗻 𝗜𝗺𝗺𝗼𝗻𝗴𝗮𝘂𝗹𝘁.

Tarif : 5 500 FCFA/m².
𝗔𝗰𝗾𝘂𝗶𝘀𝗶𝘁𝗶𝗼𝗻 = 𝘁𝗶𝘁𝗿𝗲 𝗳𝗼𝗻𝗰𝗶𝗲𝗿 𝗮𝘂𝘁𝗼𝗺𝗮𝘁𝗶𝗾𝘂𝗲.

𝗘𝗻 𝗿𝗲́𝘀𝘂𝗺𝗲́

La mesure présidentielle est claire et ciblée :
– régulariser les familles ayant construit
– à un tarif historiquement bas
– dans un délai limité

𝗘𝗹𝗹𝗲 𝗻𝗲 𝗰𝗼𝗻𝗰𝗲𝗿𝗻𝗲 𝗻𝗶 𝗹𝗲𝘀 𝘁𝗲𝗿𝗿𝗮𝗶𝗻𝘀 𝗻𝘂𝘀, 𝗻𝗶 𝗹𝗲𝘀 𝗴𝗿𝗮𝗻𝗱𝗲𝘀 𝘀𝘂𝗿𝗳𝗮𝗰𝗲𝘀.

Elle coexiste avec une offre publique de parcelles viabilisées pour les autres citoyens.

Les informations officielles sont consultables sur :
gouvernement.ga
sni-gabon.com

𝐎𝐩𝐞́𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧  𝐝𝐞 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞𝐫𝐜𝐢𝐚𝐥𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝟐𝟓𝟎𝟎 𝐩𝐚𝐫𝐜𝐞𝐥𝐥𝐞𝐬 𝐚̀ 𝐭𝐫𝐚𝐯𝐞𝐫𝐬 𝐥𝐞 𝐩𝐚𝐲𝐬 𝐩𝐚𝐫 𝐥𝐚 𝐒𝐍𝐈.Voici la liste des pièces à fournir pou...
03/04/2026

𝐎𝐩𝐞́𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞𝐫𝐜𝐢𝐚𝐥𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝟐𝟓𝟎𝟎 𝐩𝐚𝐫𝐜𝐞𝐥𝐥𝐞𝐬 𝐚̀ 𝐭𝐫𝐚𝐯𝐞𝐫𝐬 𝐥𝐞 𝐩𝐚𝐲𝐬 𝐩𝐚𝐫 𝐥𝐚 𝐒𝐍𝐈.

Voici la liste des pièces à fournir pour obtenir votre parcelle.
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✅️ L’analyse de la rédaction :

Au regard de la nature des pièces à fournir, il ressort que cette première phase ne concerne que les salariés; ( catégorie socio-professionnelle la plus importante (du point de vue du nombre) dans notre pays.)

Nous espérons que d’autres phases suivront; celles qui iront inclure d’autres catégories socio-professionnelles, à l’instar des entrepreneurs et des commerçants gabonais.

  🟥𝐋𝐚 𝐒𝐍𝐈 𝐥𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐥𝐚 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞𝐫𝐜𝐢𝐚𝐥𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝟐 𝟓𝟎𝟎 𝐩𝐚𝐫𝐜𝐞𝐥𝐥𝐞𝐬 𝐚̀ 𝐭𝐫𝐚𝐯𝐞𝐫𝐬 𝐥𝐞 𝐩𝐚𝐲𝐬La Société Nationale Immobilière (SNI) poursui...
01/04/2026



🟥𝐋𝐚 𝐒𝐍𝐈 𝐥𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐥𝐚 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞𝐫𝐜𝐢𝐚𝐥𝐢𝐬𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝟐 𝟓𝟎𝟎 𝐩𝐚𝐫𝐜𝐞𝐥𝐥𝐞𝐬 𝐚̀ 𝐭𝐫𝐚𝐯𝐞𝐫𝐬 𝐥𝐞 𝐩𝐚𝐲𝐬

La Société Nationale Immobilière (SNI) poursuit sa mission de mise à disposition de terrains viabilisés et de facilitation de l’accès au logement avec le lancement officiel de la commercialisation de 2 500 parcelles à usage résidentiel, disponibles sur plusieurs sites à travers le territoire national.

Cette initiative s’inscrit dans la vision portée par le Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement, Brice Clotaire Oligui Nguema, qui fait de l’accès au foncier et à un habitat digne une priorité nationale.

Une cérémonie officielle au plus haut niveau de l’État

La cérémonie officielle de lancement a été présidée par le Vice-Président du Gouvernement, Hermann IMMONGAULT, en présence des membres du Gouvernement, notamment le Ministre du Logement, de l’Habitat, de l’Urbanisme et du Cadastre, Mays MOUISSI, ainsi que de plusieurs autorités administratives et acteurs institutionnels.
Elle a eu lieu ce mercredi 1er avril 2026 à Essassa, marquant le démarrage effectif de la commercialisation des 2 500 parcelles, avec un accent particulier sur ce site.
Une offre accessible pour les Gabonais
Sur le site d’Essassa, les parcelles sont proposées au prix de 5 500 FCFA le m², pour une superficie standard de 500 m², soit un coût total de 2 750 000 FCFA la parcelle, exclusivement destinées à un usage résidentiel.

Au total, les parcelles sont réparties comme suit :
Essassa : 1 500 parcelles
Akanda : 300 parcelles
Nkok : 200 parcelles
Port-Gentil : 200 parcelles
Bikélé : 100 parcelles
Franceville : 100 parcelles
Moanda : 100 parcelles

Un engagement constant au service des Gabonais
Créée en 1976, la Société Nationale Immobilière (SNI) porte depuis 50 ans une mission essentielle : donner aux Gabonais un ancrage, une terre, un avenir.
À travers la commercialisation de ces parcelles, elle ne se contente pas d’aménager — elle ouvre des perspectives et façonne durablement les cadres de vie.

50 ans d’engagement. Une seule priorité : les Gabonais.
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Sources: Communication gouvernementale MINISTRE DU LOGEMENT, DE L’HABITAT, DE L’URBANISME ET DU CADASTRE Présidence de la République Gabonaise Ondounda Jean-Pierre - OJP

  𝐭𝐚𝐧𝐭 𝐪𝐮𝐞 𝐩𝐫𝐨𝐩𝐫𝐢𝐞́𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞: 𝐪𝐮𝐞 𝐟𝐚𝐢𝐫𝐞  𝐥𝐨𝐫𝐬𝐪𝐮𝐞 𝐥’𝐄́𝐭𝐚𝐭 𝐝𝐞́𝐜𝐢𝐝𝐞 𝐝𝐞 𝐯𝐨𝐮𝐬 𝐞𝐱𝐩𝐫𝐨𝐩𝐫𝐢𝐞𝐫 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐜𝐚𝐮𝐬𝐞 𝐝'𝐮𝐭𝐢𝐥𝐢𝐭𝐞́ 𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞 ❓️L'expro...
22/03/2026

𝐭𝐚𝐧𝐭 𝐪𝐮𝐞 𝐩𝐫𝐨𝐩𝐫𝐢𝐞́𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞: 𝐪𝐮𝐞 𝐟𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐥𝐨𝐫𝐬𝐪𝐮𝐞 𝐥’𝐄́𝐭𝐚𝐭 𝐝𝐞́𝐜𝐢𝐝𝐞 𝐝𝐞 𝐯𝐨𝐮𝐬 𝐞𝐱𝐩𝐫𝐨𝐩𝐫𝐢𝐞𝐫 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐜𝐚𝐮𝐬𝐞 𝐝'𝐮𝐭𝐢𝐥𝐢𝐭𝐞́ 𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞 ❓️

L'expropriation pour cause d'utilité publique est une procédure par laquelle l'État ou une collectivité publique contraint un propriétaire à céder son bien immobilier en contrepartie d'une indemnisation.

Si votre terrain fait l'objet d'une telle déclaration, il est essentiel de connaître vos droits et les démarches à entreprendre pour défendre vos intérêts légitimes.

Le but de cette article est donc de vous éclairer sur ce processus.

𝐈. 𝐂𝐨𝐦𝐩𝐫𝐞𝐧𝐝𝐫𝐞 𝐥𝐚 𝐃𝐞́𝐜𝐥𝐚𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝'𝐔𝐭𝐢𝐥𝐢𝐭𝐞́ 𝐏𝐮𝐛𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞 (𝐃𝐔𝐏)

La Déclaration d'Utilité Publique est un acte administratif par lequel l'État reconnaît qu'un projet (construction d'une route, d'un hôpital, d'une école, d'un barrage ou tout autre ouvrage d'intérêt général) nécessite l'acquisition de terrains privés.

Elle peut être prononcée par :

■un décret en Conseil de ministres, pour les grands projets nationaux,

■un arrêté ministériel, selon la nature et l'envergure du projet.

Attention ❗️

Il est important de preciser que la DUP ne signifie pas que vous perdez immédiatement votre terrain. Elle ouvre simplement une procédure encadrée par la loi, assortie de droits et de garanties pour le propriétaire.

𝐈𝐈. 𝐋𝐞𝐬 𝐞́𝐭𝐚𝐩𝐞𝐬 𝐜𝐥𝐞́𝐬 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐩𝐫𝐨𝐜𝐞́𝐝𝐮𝐫𝐞 𝐝'𝐞𝐱𝐩𝐫𝐨𝐩𝐫𝐢𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧

■ Étape 1 : L'enquête publique préalable

Avant toute DUP, une enquête publique est organisée. Elle permet à tout citoyen, et en particulier aux propriétaires concernés, de consulter le dossier du projet et de formuler des observations. Cette étape est cruciale, car elle crée un cadre de concertation entre les pouvoirs publics et les populations impactées par la mesure.

■ Étape 2: La notification individuelle

Une fois la DUP prononcée, les occupants legaux et illegaux sont censés recevoir une notification officielle leur informant que leur zone d’habitation (ou leur parcelle) est visée par la procédure.

À partir de cette date, des délais stricts commencent à courir.

■Étape 3 : L'enquête parcellaire

Une enquête parcellaire est ensuite diligentée pour identifier précisément les parcelles concernées et leurs propriétaires. C'est à ce moment que chaque propriétaire dout s’assurer que les informations cadastrales le concernant sont exactes.

■Étape 4 : La tentative de cession amiable

Avant tout recours judiciaire, l'administration est tenue de proposer une indemnisation amiable a chaque occupant légal.

■ Étape 5 : La saisine du juge de l'expropriation

En cas de désaccord sur le montant ou la forme de l'indemnisation, l'affaire est portée devant le juge de l'expropriation qui aura pour mission de fixer souverainement une indemnité juste et équitable.

𝐈𝐈𝐈. 𝐕𝐨𝐬 𝐝𝐫𝐨𝐢𝐭𝐬 𝐟𝐨𝐧𝐝𝐚𝐦𝐞𝐧𝐭𝐚𝐮𝐱 𝐞𝐧 𝐭𝐚𝐧𝐭 𝐪𝐮𝐞 𝐩𝐫𝐨𝐩𝐫𝐢𝐞́𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞

La loi gabonaise garantit plusieurs droits essentiels que nul ne peut retirer à un propriétaire. Et parmi ces droits, nous avons :

■ Le droit à l'information : vous devez être informé à chaque étape de la procédure.

■Le droit à une juste et préalable indemnisation : vous devez être indemnisé avant la prise de possession de votre bien. L'indemnité doit couvrir l'intégralité du préjudice subi, incluant la valeur vénale du terrain, les constructions, les cultures, et éventuellement le préjudice moral et de déplacement.

■Le droit de contester : vous pouvez contester aussi bien la régularité de la procédure que le montant de l'indemnité proposée, si vous sentez lésé ou abusé.

■Le droit à l'assistance d'un avocat ou d'un expert: vous pouvez vous faire accompagner tout au long de la procédure.

IV. Les démarches pratiques à entreprendre sans délai

Dès réception d'une notification d'expropriation, voici ce que vous devez faire :

■Vérifiez la régularité de votre Titre foncier (si vous en disposez) : Rapprochez-vous des services de l'ANUTTC pour vous assurer que votre terrain est correctement enregistré au cadastre et que vos titres sont en règle. Un dossier foncier solide est votre meilleure protection.

■Constituez votre dossier de propriété: Rassemblez tous vos documents : titre foncier, actes notariés, permis de construire, factures de travaux, photos du terrain et des bâtiments existants.

■ Faites réaliser une évaluation indépendante (si vos moyens vous le permettent) : Avant d'accepter toute offre, faites estimer votre bien par un expert immobilier ou géomètre agréé indépendant de l'administration.

■Participez activement aux commissions d'évaluation: Ne vous abstenez jamais des réunions convoquées par l'administration. Votre absence peut être interprétée comme un accord tacite.

■Consultez un conseil juridique: de préférence un
avocat spécialisé en droit foncier ou administratif peut vous accompagner pour négocier ou contester l'indemnité proposée.

■ Saisissez l'ANUTTC en cas de litige: en tant que bras séculier de l’Etat en matière du foncier au Gabon, l’ANUTTC a l’obligation de vous orienter, vérifier les données cadastrales et vous accompagner dans vos démarches administratives.

𝐕𝐈. 𝐋𝐞𝐬 𝐞𝐫𝐫𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐚̀ 𝐞́𝐯𝐢𝐭𝐞𝐫 𝐚𝐛𝐬𝐨𝐥𝐮𝐦𝐞𝐧𝐭

❌ Ignorer les notifications reçues : tout silence peut vous être préjudiciable.

-❌ Accepter précipitamment la première offre sans expertise préalable.

❌ Abandonner votre terrain sans indemnisation formalisée et versée.

❌ Engager des travaux ou plantations sur le terrain après la DUP : ils ne seront pas indemnisés.

❌ Agir seul, sans vous faire conseiller par un géomètre ou un huissier.

𝐂𝐨𝐧𝐜𝐥𝐮𝐬𝐢𝐨𝐧

L'expropriation pour cause d'utilité publique est une procédure légale, mais elle n'est pas sans contraintes pour les propriétaires. En connaissant vos droits, en vous mobilisant à chaque étape et en vous entourant des bons conseils, vous pouvez obtenir une indemnisation juste et respectueuse de vos intérêts. L'État a le devoir de construire pour le bien commun ; vous avez le droit d'être justement compensé.

La rédaction

⚠️ 𝐀𝐭𝐭𝐞𝐧𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐚𝐫𝐧𝐚𝐪𝐮𝐞𝐬 𝐞𝐧 𝐥𝐢𝐠𝐧𝐞 ‼️Les populations sont appelées à la plus grande vigilance face à la multiplication d’arn...
05/03/2026

⚠️ 𝐀𝐭𝐭𝐞𝐧𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐚𝐫𝐧𝐚𝐪𝐮𝐞𝐬 𝐞𝐧 𝐥𝐢𝐠𝐧𝐞 ‼️

Les populations sont appelées à la plus grande vigilance face à la multiplication d’arnaques en ligne liées à la vente frauduleuse de parcelles. Des individus mal intentionnés ont créé de fausses pages Facebook en usurpant l’identité de l’Agence Nationale de l’Urbanisme, des Travaux Topographiques et du Cadastre (ANUTTC) afin de tromper les citoyens.

Ces escrocs proposent des terrains et exigent des paiements via AirtelMoney. Il est formellement recommandé de ne jamais effectuer de transfert d’argent en ligne pour l’achat d’une parcelle. Toute démarche foncière doit impérativement être réalisée auprès des services officiels compétents.

Source: Communication gouvernementale

Mays Mouissi
MINISTRE DU LOGEMENT, DE L’HABITAT, DE L’URBANISME ET DU CADASTRE
Société Nationale Immobilière Gabon

Adresse

Montagne Sainte, Après L'auto-école
Libreville
241

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