09/08/2026
Sécurité : un an après, que fait Vladimir Paraison ?
Un 8 août 2025, le décor était planté à la Villa d'Accueil sous le leadership du Conseil Présidentiel de Transition (CPT), présidé d'alors par Laurent Saint-Cyr, et du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé en vue de procéder à l'installation de l'Inspecteur Général André Jonas Vladimir Paraison comme Directeur général a.i de la Police Nationale d'Haïti (PNH).
Des membres du gouvernement, de hauts dignitaires de l'État, ainsi que d'autres personnalités avaient pris part à cet événement, qui, selon eux, était sans doute le symbole d'un changement crucial à la tête de la PNH. L'objectif affiché était d'apporter une nouvelle dynamique au Commandement de l'Institution Policière face aux défis sécuritaires persistants dans la région métropolitaine, ainsi que des villes de province.
Entre guillemets, c'était la fin du règne de Rameau Normil (Version 2) à la tête de la PNH. Ce dernier ne parvenait pas à mettre véritablement en œuvre sa trilogie : Homme + Moyens = Résultats.
Visiblement sur le terrain et à travers les communiqués publiés par l'Institution Policière, Rameau Normil avait non seulement à sa disposition des Hommes; et des Moyens logistiques et matériels, il était appuyé par la Mission de soutien à la sécurité (MSS). Cette mission a été dirigée par le Kenya, via le Commandant Godfrey Otunge. Bref...
Passons maintenant à Vladimir Paraison, l'homme dont le passé comme ancien coordonnateur général de la Sécurité du Palais national avait fait de lui la personne sur qui le dévolu a été jeté. Le slogan du CPT et du Premier ministre était : « la peur doit changer de camp».
Devant un large public très attentionné, Vladimir Paraison avait délivré son discours d'installation à la fois en créole haïtien et en français. Il avait promis de renforcer les dispositifs de sécurité dans les départements les plus frappés par des violences des gangs, notamment l'Ouest, le Centre et l'Artibonite, afin de rétablir l'ordre et la paix au bénéfice des membres de la population.
Durant ses premiers mois, les opérations policières se sont intensifiées à Port-au-Prince avec le Commissaire Divisionnaire Jacques Ader comme Directeur Départemental de l'Ouest-I. Dans l'aire du champ de Mars, bastion du Palais national, la sécurité est rétablie permettant aux habitants de reprendre leurs activités et cela fonctionne jusqu'à présent.
Cependant, après un an, malgré l'arrivée de Vladimir Paraison les défis sont les mêmes ; et l'attente de population n'est pas comblée. Les grands axes routiers sont encore bloqués, aucune arrestation de l'un des chefs de gangs notoires, les postes de péages s'augmentent.
Aujourd'hui, les cas de kidnapping refont surface à Bourdon, à Delmas. Les gangs armés continuent de terroriser plusieurs zones de la commune de Kenscoff. Des familles vivent encore dans des camps de déplacés, notamment dans des conditions infrahumaines, à cause de l'insécurité qui bat son plein dans le pays.
La Rédaction