20/11/2025
[18/11 7:16 PM] que la lumière soit: L’ex-sénateur Carl Murat Cantave interpelle sévèrement le Premier Ministre Alix Didier Fils-Aimé
Dans une lettre ouverte au ton grave et accusateur, l’ex-sénateur de la République, Carl Murat Cantave, tire la sonnette d’alarme sur la situation jugée « inhumaine » que subit depuis plus de trois ans la population du Bas-Artibonite. L’ancien parlementaire s’adresse directement au Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, qu’il considère comme le principal responsable de l’orientation stratégique de la Police nationale d’Haïti (PNH), pour exiger une réaction immédiate face à la dégradation sécuritaire de la région.
Un cri de détresse d’une population “traquée, humiliée, abandonnée”
Dès les premières lignes, Cantave précise que son message n’est pas une démarche individuelle ni une revendication politique personnelle, mais l’expression de la souffrance collective d’un département plongé dans la terreur.
Il rappelle que des localités telles que Pont-Sondé, Liancourt, Petite Rivière, La Chapelle, L’Estère, Montrouis et même des zones de Marchand Dessalines sont régulièrement frappées par des vagues de violences attribuées à des groupes criminels « identifiés et connus de tous ».
Selon l’ex-sénateur, les interventions policières jusque-là menées n’ont été que des actions « maquillées », sans effet durable, laissant une population « aux abois », contrainte de dormir sur les places publiques, dans des marchés ou des abris improvisés.
Un département stratégique au bord de l’effondrement
Cantave insiste sur l’importance nationale de la région, particulièrement la vallée de l’Artibonite, poumon agricole du pays. Il déplore l’effondrement de la production, frappée par l’insécurité, la paralysie de la circulation et la fuite massive des habitants.
Le Bas-Artibonite est décrit comme « une grande prison à ciel ouvert », où seule la ville de Saint-Marc (Cité de Nissage Saget) demeure un fragile ilot de stabilité menacé chaque jour par la recrudescence des attaques.
Des brigades d’autodéfense faute d’État
L’ex-sénateur déplore que, livrés à eux-mêmes, les citoyens de plusieurs communes — Chandelle, Désarmes, Petite Rivière, Liancourt, Montrouis, L’Estère — aient dû créer des brigades de défense pour protéger leurs familles.
Il qualifie cette mobilisation de « résilience voisine de l’héroïsme », tout en soulignant l’irresponsabilité étatique qui a conduit des civils à assumer des missions relevant normalement de l’État.
Ces groupes, explique-t-il, survivent entre faim, misère et peur, en risquant quotidiennement leurs vies dans un contexte où les forces de l’ordre sont jugées absentes ou insuffisantes.
Une interpellation directe au Premier ministre
Cantave questionne frontalement le chef du gouvernement :
s’agit-il d’incompétence, de manque de moyens, d’absence de volonté politique ou d’une obligation imposée ?
Il accuse l’État d’avoir inexplicablement abandonné le Bas-Artibonite et exige un changement immédiat de posture.
Selon l’ex-sénateur, il est urgent que le Premier ministre « retire sa sourdine » et déploie l’artillerie lourde, les moyens humains et opérationnels nécessaires pour restaurer la sécurité et la dignité du département.
”L’histoire retiendra”
La lettre s’achève sur un avertissement sévère : si rien n’est fait, le Bas-Artibonite, déjà « fatigué, moribond et mourant », risque de s’effondrer totalement.
Cantave prévient que l’histoire pourrait retenir que, sous le gouvernement d’Alix Didier Fils-Aimé, « un illustre département, celui de l’Artibonite, avait honteusement disparu ».
Une conclusion lourde de sens, qui place la responsabilité politique et morale directement sur les épaules du chef du gouvernement.
[19/11 7:00 PM] que la lumière soit: Justice
Des mercenaires accusés dans l’assassinat de Jovenel Moïse auditionnés à la DCPJ
Le Placentin
l’assassinat de Jovenel Moïse progresse à Port‑au‑Prince, où la justice haïtienne, avec l’appui du FBI, poursuit ses investigations. Ce mercredi 19 novembre, cinq anciens militaires colombiens inculpés dans le magnicide du 7 juillet 2021 ont été entendus à la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ).
Edwin Enrique Blanquicet Rodriguez a été le premier à passer devant les enquêteurs, a indiqué Me Nathalie Délisca, l’une des avocates des mercenaires. Les auditions, menées par visioconférence, se poursuivront avec les autres Colombiens, à la demande de plusieurs parties prenantes à l’enquête, dont James Solages, Antonio Intriago, Joseph Vincent et Emmanuel Sanon.
Cette étape s’inscrit dans le cadre de l’arrêt rendu par la Cour d’appel de Port‑au‑Prince le 13 octobre 2025, qui a ordonné une enquête approfondie sur les circuits financiers et les communications téléphoniques liés à l’assassinat du président. Les autorités haïtiennes espèrent ainsi recueillir des éléments déterminants pour établir les responsabilités et faire toute la lumière sur ce dossier sensible.
[19/11 7:04 PM] que la lumière soit: Haiti Justice
*Des mercenaires accusés dans l'assassinat de Jovenel Moïse auditionnés à la DCPJ.*
Le Placentin
l’assassinat de Jovenel Moïse progresse à Port‑au‑Prince, où la justice haïtienne, avec l’appui du FBI, poursuit ses investigations. Ce mercredi 19 novembre, cinq anciens militaires colombiens inculpés dans le magnicide du 7 juillet 2021 ont été entendus à la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ).
Edwin Enrique Blanquicet Rodriguez a été le premier à passer devant les enquêteurs, a indiqué Me Nathalie Délisca, l’une des avocates des mercenaires. Les auditions, menées par visioconférence, se poursuivront avec les autres Colombiens, à la demande de plusieurs parties prenantes à l’enquête, dont James Solages, Antonio Intriago, Joseph Vincent et Emmanuel Sanon.
Cette étape s’inscrit dans le cadre de l’arrêt rendu par la Cour d’appel de Port‑au‑Prince le 13 octobre 2025, qui a ordonné une enquête approfondie sur les circuits financiers et les communications téléphoniques liés à l’assassinat du président. Les autorités haïtiennes espèrent ainsi recueillir des éléments déterminants pour établir les responsabilités et faire toute la lumière sur ce dossier sensible.