29/01/2022
La Protection de la couche d’ozone ?
À la fin des années 1980, les gouvernements du monde entier ont signé le protocole de Montréal, qui vise à protéger la couche d’ozone en supprimant progressivement les substances détruisant l’ozone émises par les activités humaines. L’ozone est un gaz qui est naturellement présent dans l’atmosphère. Cependant, la couche d’ozone est une zone de l’atmosphère qui contient une concentration élevée de molécules d’ozones et la plus grande quantité d’ozone (90%) se situe dans la stratosphère. Il faut se rappeler que l’ozone stratosphérique s’est formé, il y a environ 600 millions d’années lorsque les organismes vivants ont pu produire suffisamment d’oxygène dans l’atmosphère terrestre. Le maintien de la couche d’ozone dans la stratosphère est essentiel puisque c’est cette molécule qui assure la protection de la vie à la surface de la terre en filtrant le rayonnement ultraviolet nocif pour les êtres vivants et végétaux. (Actu Environnement, 2003)
La couche d’ozone
La Couche d’ozone est une couche de gaz naturel située dans la haute atmosphère, qui protège les êtres humains et tous les organismes vivants contre les rayonnements ultraviolets (UV) nocifs provenant du soleil. L’absorption des rayons ultraviolets par l’ozone crée une source de chaleur qui forme la stratosphère (une où la température augmente avec l’altitude). Elle joue un rôle déterminant dans la structure de la température de l’atmosphère terrestre. Sans l’action filtrante de la couche d’ozone, les rayons UV-B pénétreraient librement l’atmosphère et atteindraient la surface de la terre provoquant des effets néfastes liés à l’exposition excessive aux rayons. (PNUE, 1997)
La destruction de la couche d’ozone
Dans les années 1970, les scientifiques ont découvert que la couche d’ozone s’amincissait. Ils ont travaillé sur les CFC (chlorofluorocarbures) dans l’atmosphère dégradent l’ozone. C’est dans les années que l’on découvre un important trou situé au-dessus de l’antarctique. L’ampleur du trou d’ozone antarctique fluctue selon les saisons. Il se forme au printemps pour se résorber au début de l’automne. (Nations-Unies, 2009)
Le site d’Environnement et changement climatique du gouvernement du Canada explique bien ce phénomène
De nos jours, la lutte pour la protection de la destruction de la couche d’ozone est intérêt commun pour tous les êtres vivants. Une paraphrase de mon collègue ambassadeur pour l’environnement API Hudson CHERENFANT. Bien que la concentration naturellement dans l’atmosphère, en fonction de la température des conditions météorologiques de la latitude de l’altitude. En outre, des substances émanant de manifestations naturelles comme les éruptions volcaniques peuvent également influer sur les niveaux d’ozones.
Toutefois, ces phénomènes naturels ne pouvaient pas être à l’origine du niveau de détérioration observé. Des études scientifiques ont démontré que les responsables étaient en fait certaines substances chimiques artificielles. Ces Substances appauvrissant la couche d’ozone (SAO) ont été introduites principalement dans les années 1970 dans une large gamme d’équipements destinés à l’industrie et aux consommateurs. On les trouve en particulier dans les réfrigérateurs, les climatiseurs et les extincteurs.(PNUE, 1997)
Conséquences de l’appauvrissement de la couche d’ozone sur les êtres humains et l’environnement
L’appauvrissement de la couche d’ozone entraine une augmentation du rayonnement UV à la surface de la terre, ce qui est dangereux pour la santé humaine.
Les effets négatifs sur la santé sont notamment l’augmentation de certains types de cancers de la peau et des caractères, ainsi qu’un affaiblissement du système immunitaire. Le rayonnement UV également une incidence sur les écosystèmes terrestres et aquatiques altérant la croissance des organismes, ainsi que les chaines alimentaires et les cycles biochimiques. (PNUE, 2013)
Le trou d’ozone joue-t-il un rôle dans le problème du changement climatique ?
La diminution d’ozone stratosphérique est un problème tout à fait distinct de celui du changement climatique dû à l’augmentation des gaz à effet de serre. Ils diffèrent à la fois quant à leurs causes et quant à leurs conséquences. Cependant les interactions complexes dans l’atmosphère et entre l’atmosphère et l’océan sont telles que des influences sont inévitables entre les deux phénomènes. Mais il convient dans une première approche de traiter séparément les deux problèmes.
On ne mentionnera ici que trois domaines d’interaction connus à ce jour :
- d’une part le changement climatique modifiant la température stratosphérique affecte la vitesse des réactions chimiques et donc retarde et modifie le retour de l’ozone à son état antérieur ;
- les CFC et certains substituts mis au point sont des puissants gaz à effet de serre. Globalement ils sont responsables d'environ 13 % de l’effet de serre additionnel dû à l’ensemble des gaz à effet de serre depuis le début du XXe siècle. Le contrôle de leur production est donc essentiel pour la surveillance des changements climatiques et s’inscrit alors dans le contexte de la Convention relevant du Climat ;
- le trou d’ozone Antarctique a affecté le climat de surface de l’océan dans l’Hémisphère sud et les changements des vents de surface ont contribué au réchauffement observé dans la Péninsule Antarctique et au refroidissement sur le haut plateau (phénomène opposé à ce que l’on attendait de l’augmentation des gaz à effet de serre). (GIEC, 2009)
Rôle de la couche d’ozone
Toute vie sur terre est protégée par la couche d’ozone. La couche d’ozone, qui se situe à 25 km d’altitude, dans la stratosphère, agit comme un filtre invisible qui protège toutes les formes de vie contre une surexposition des rayonnements nocifs du soleil tout en laissant passer la lumière et la chaleur nécessaire à la vie sur la terre. La plus grande partie du rayonnement UV est absorbé par l’ozone et ne peut ainsi atteindre la surface de la terre. Sans l’effet protecteur de l’ozone.
En conclusion
À l’échelle de la planète, le problème du maintien de la couche d’ozone stratosphérique qui entoure la Terre est un excellent exemple de problème d’environnement global. La façon dont il a été abordé et dont il a été en grande partie résolu par la communauté scientifique dans les deux dernières décennies peut être considéré comme un modèle à suivre dans d’autres domaines environnementaux, et ceci pour diverses raisons : tout d’abord par la rapidité de la réponse, et ensuite par l’accord rapidement acquis à l’échelle internationale. En effet il convenait de prendre des décisions rapidement car ces substances resteront dans l’atmosphère pendant des décennies étant donné leur stabilité chimique et il convenait de les interdire le plus tôt possible. Ensuite, une mesure prise localement mais qui n’aurait pas été suivie à l’échelle globale n’aurait eu qu’un impact très limité. Cependant il existe encore des grandes quantités de CFC encore en circulation, notamment dans les vieux réfrigérateurs, et il convient de ne pas les relâcher dans l’atmosphère.
Définitions connexes
Ozone (O3) | Trou de la couche d'ozone | Effet de serre | Chlorofluocarbure (CFC) | Hexafluorure de soufre (SF6) | HydroFluoroCarbures (HFC) | Ultraviolet (UV) | Protocole de Kyoto | Protocole de Montréal | Changement climatique | Potentiel de Réchauffement Global (PRG).
rayonnements ultraviolets (UV)
Webographie :
http://www.wmoo.int/pages/prog/arep/gaw/ozone/
http://ozone.unep.org/french/index.asp
Gama Schneider SAINTILUS, étudiant en Sciences de l'Environnement de la Faculté des Sciences de la Terre, de l'Environnement et de l'Aménagement du Territoire (FSTEAT) du Campus Henry Christophe de l'Université d'État d'Haïti à Limonade (CHC-UEH-L)