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Que le soleil soit notre guide..

01/08/2026

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08/07/2026
À la RTP, nous ne dénonçons pas seulement les politiciens pourris, que nous considérons comme des agents au service d'in...
05/07/2026

À la RTP, nous ne dénonçons pas seulement les politiciens pourris, que nous considérons comme des agents au service d'intérêts étrangers ni les membres de l'élite économique moribonde qui sont de grands commerçants à la vision étriquée. Nous dénonçons également la méchanceté, l'injustice, la corruption, l'indifférence et toutes les formes de comportements qui empêchent Hayti de se relever.

Quelles que soient les tentatives de censure, nous continuerons à éveiller la conscience des haytiens. Notre mission n'est pas de flatter les foules, mais de les réveiller. Nous sommes des porteurs d'oxygène, des semeurs de conscience parce que nous croyons qu'une nation ne renaît véritablement que lorsque son peuple retrouve sa dignité, sa lucidité et le courage d'agir positivement.

Nous voulons voir une Hayti debout, forte, souveraine, prospère , respectée et élevée à tous les niveaux.

RTP : VOS YEUX LÀ OÙ VOUS NE POUVEZ VOIR.

Désordre généralisé en Hayti : Quand le dollar remplace la gourde, c'est l'État qui disparaîtROMANE ALKEBUKAN par Romane...
05/07/2026

Désordre généralisé en Hayti : Quand le dollar remplace la gourde, c'est l'État qui disparaît

ROMANE ALKEBUKAN par Romane Alkebukan, représentant autorisé

En Hayti, un phénomène d'une gravité exceptionnelle s'est installé dans une inquiétante banalité : presque toutes les maisons se louent désormais en dollars américains, alors que la monnaie nationale est la gourde. Plus alarmant encore, cette pratique se développe sous le silence total de l'État.

Une question fondamentale se pose : à quoi sert une monnaie nationale si les transactions les plus importantes de la vie quotidienne se font dans une devise étrangère ?

Une monnaie n'est pas seulement un moyen de paiement. Elle est l'expression de la souveraineté économique d'un peuple. Lorsqu'un État laisse progressivement le dollar remplacer sa propre monnaie dans les secteurs essentiels, il envoie un message dangereux : la gourde ne mérite plus la confiance de ceux qui dirigent le pays.

Le logement est un besoin vital. Pourtant, des milliers de familles sont contraintes de rechercher des dollars simplement pour avoir un toit; alors que leurs revenus sont généralement versés en gourdes. Les loyers, eux, sont fixés en dollars.
Ce déséquilibre condamne les citoyens à subir les fluctuations du taux de change, une inflation permanente et un appauvrissement continu.

Le logement n'est d'ailleurs que la partie visible du problème. Cette dollarisation s'étend progressivement à d'autres secteurs de l'économie.
Les voitures sont vendues en dollars américains et, dans certains hôtels, les services sont également facturés exclusivement en dollars. Autrement dit, il ne s'agit plus d'une pratique isolée, mais d'une transformation silencieuse de l'économie nationale, où la monnaie étrangère tend à remplacer la gourde dans les transactions les plus importantes de la vie quotidienne.

Le plus préoccupant n'est donc pas seulement la dollarisation du marché immobilier ou de certains secteurs économiques, mais l'inaction des autorités. Là où un État souverain devrait protéger sa monnaie, faire respecter les lois et défendre le pouvoir d'achat de sa population, il choisit le silence. Ce silence ressemble à une approbation tacite.

Peut-on encore parler de souveraineté monétaire lorsqu'un citoyen doit convertir sa monnaie nationale en devise étrangère pour exercer un droit aussi élémentaire que se loger, acheter un véhicule ou accéder à certains services hôteliers ?

Une nation qui cesse de défendre sa monnaie finit par perdre une partie de son indépendance économique. Aujourd'hui, ce sont les loyers qui sont fixés en dollars. Demain, ce seront peut-être tous les secteurs stratégiques. À ce rythme, la gourde risque de ne devenir qu'un simple symbole imprimé sur du papier, sans véritable pouvoir dans la vie quotidienne.

L'État ne doit pas continuer à regarder cette situation sans réagir. Défendre la gourde n'est pas une question de nostalgie ou de patriotisme sentimental ; c'est une nécessité économique, juridique et politique. Un pays qui abandonne sa monnaie abandonne progressivement une partie de sa souveraineté.

À la RTP, nous sommes des agriculteurs, des porteurs d'oxygène et des défenseurs de l'intérêt collectif.

Conclusion:

Le silence des autorités face à cette dollarisation croissante n'est pas une simple négligence : c'est une abdication. Quand un État laisse sa monnaie être humiliée, quand il accepte que le dollar dicte la loi à la place de la gourde, il ne protège plus la nation, il l'expose. Et quand un peuple s'habitue à cette dépossession sans révolte, ce n'est pas seulement son économie qui est atteinte : c'est sa conscience collective qui s'endort. Hayti ne peut pas continuer à vivre comme si perdre sa monnaie n'était qu'un détail. Car un pays qui renonce à défendre sa gourde finit toujours par renoncer à lui-même.

E-MAIL: [email protected]

TOUS DROITS RÉSERVÉS. 05 juillet 2026

RTP: VOS YEUX LÀ OÙ VOUS NE POUVEZ VOIR

04/07/2026

Éditorial

L’Hypocrisie de l’Afrique/Alkebulan envers Hayti : Une Fracture Injustifiable

ROMANE ALKEBULAN par Romane Alkebulan, représentant autorisé

Hayti, la première nation noire indépendante du monde, est née d’un acte de courage inégalé dans l’histoire : une révolte d’esclaves qui a renversé l’un des systèmes les plus brutaux jamais imposés par l’Occident. À travers le sang, le feu et la foi, les Haytiens ont écrit une page d’histoire que l’humanité n’a pas encore vraiment su honorer.

Et pourtant, malgré cette puissance historique, Hayti est aujourd’hui isolée, abandonnée… même par ceux qui devraient être ses plus proches alliés : les pays africains.

Biologiquement, culturellement, spirituellement et historiquement, Hayti est fille d’Afrique. Ses traditions, sa langue, sa spiritualité, ses rythmes, son peuple – tout en elle parle de l’Afrique, tout en elle est Afrique.

Alors pourquoi ce silence ? Pourquoi cette distance ? Pourquoi, encore aujourd’hui, un haytien doit-il demander un visa pour mettre les pieds sur le sol de ses ancêtres ? Pourquoi n’y a-t-il pas de réelle coopération diplomatique, économique ou culturelle entre Hayti et les pays africains ? Cette fracture n’est pas seulement diplomatique : elle est morale.

Cette hypocrisie est-elle volontaire ou involontaire ? Voilà une question essentielle qui mérite d’être posée, car comprendre l’origine de ce refus peut orienter les solutions à venir.

Une Mémoire Commune Oubliée

Hayti n’est pas une simple "île des Caraïbes". Elle est le prolongement vivant de l’Afrique. Ses habitants sont les descendants directs de peuples venus du Dahomey, du Kongo, du Nigeria, du Sénégal, de la Guinée… déportés par la traite transatlantique.

Mais ce que l’histoire retient trop peu, c’est que ces descendants Africains ont réussi là où peu osaient rêver : briser leurs chaînes, et créer une nation libre, dès 1804.

Hayti n’a pas seulement lutté pour elle-même. Elle a soutenu Simon Bolivar en Amérique du Sud, elle a inspiré d’autres révoltes dans les colonies africaines, elle a semé l’idée que la liberté n’était pas un don, mais un droit inalienable à conquérir.

L’Afrique silencieuse : absence ou négligence ?

Aujourd’hui, rares sont les pays africains qui ont une ambassade en Hayti. Rares sont les projets de coopération active entre Port-au-Prince et les capitales africaines. Et plus étonnant encore : les haytiens n’ont pas de statut spécial pour circuler sur le continent africain.

Ce constat soulève une question douloureuse : l’Afrique aurait-elle oublié ses enfants ?

Plusieurs facteurs expliquent ce manque d’initiative :

L’ignorance historique : Peu d’élèves en Afrique apprennent réellement ce qu’a représenté la révolution haytienne pour la dignité noire.

L’absence de vision panafricaine appliquée : Beaucoup de discours, peu d’actions concrètes.

Les complexes postcoloniaux : Certains gouvernements africains, influencés par l’image misérabiliste véhiculée par les médias occidentaux, perçoivent Hayti comme un "fardeau" plutôt qu’un partenaire.

La soumission aux agendas occidentaux : Le soutien actif à Hayti est vu comme une prise de position qui dérange l’ordre établi.

Le Visa : un Droit de Retour Refusé

En théorie, l’Union Africaine parle d’unité panafricaine, d’une diaspora à rassembler. En pratique, un Haytien reste un "étranger". Il doit se soumettre aux procédures administratives longues, coûteuses et parfois humiliantes pour "retourner" sur une terre qui est, dans les faits, la sienne.

D’autres nations ont compris l’importance du lien avec leur diaspora :

Israël accorde un droit de retour à tous les Juifs du monde.

Plusieurs pays européens ont des politiques spécifiques pour les descendants de migrants.

Pourquoi l’Afrique ne pourrait-elle pas faire de même pour les Afro-descendants des Amériques ?

Des Exceptions Honorables

Quelques pays africains ont montré des signes d’ouverture :

Le Ghana, à travers l’initiative "Year of Return" en 2019, a appelé les descendants Africains à revenir sur le continent.

Le Bénin a exprimé sa solidarité historique avec Hayti, notamment à travers certaines déclarations de ses anciens présidents.

Des intellectuels, artistes et militants africains et caribéens militent activement pour un pont culturel et politique entre les deux rives de l’Atlantique noir.

Mais ces efforts restent dispersés, sans coordination, sans stratégie à long terme.

Pour une Véritable Réconciliation

Il ne s’agit pas simplement d’ouvrir des ambassades ou de signer des accords. Il s’agit de réparer un lien brisé, de réunir une famille déchirée.

L’Afrique doit offrir aux haytiens – et plus largement aux descendants d’esclaves afro-américains et caribéens sans oublié ceux de l'Amérique Latine – un statut particulier, un droit de retour, une possibilité d’installation, d’études, de collaboration.

Cela implique :

La création d’un passeport panafricain élargi à la diaspora.

Des échanges universitaires et culturels renforcés.

Des investissements croisés, basés sur la solidarité, et non la charité.

Une reconnaissance officielle d'Hayti comme partenaire historique du panafricanisme.

Conclusion : Refuser l’Amnésie

L’Afrique ne peut pas continuer à se regarder dans le miroir sans voir Hayti. Le peuple haytien, bien qu’isolé, humilié, frappé par des catastrophes naturelles et des manipulations politiques, porte encore en lui une force spirituelle inégalée : celle de ses ancêtres africains.

Ignorer Hayti, c’est trahir cette mémoire. C’est renier les luttes passées et les solidarités possibles.

Il est temps que l’Afrique reconnaisse Hayti non pas comme un pays "pauvre" ou "lointain", mais comme ce qu’il est vraiment : un frère blessé, mais digne, porteur d’un héritage africain que l’histoire n’a jamais pu effacer.

Hayti n’est pas l’ombre de l’Afrique. Elle est sa mémoire vivante.

Cet édito mérite d’être lu par tous les dirigeants politiques africains, car le moment de l’unification des exilés africains arrive. Il est urgent d’agir, de reconnaître nos liens sacrés, et de bâtir ensemble un avenir de solidarité et de fraternité.

Contact: [email protected]

RTP: VOS YEUX LÀ OÙ VOUS NE POUVEZ VOIR

TOUS DROITS RÉSERVÉS. 14 OCTOBRE 2025

04/07/2026

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