04/05/2026
Haïti avant et après 1986 : entre espoir et désillusion
Walnick Augustin, pour MOPLA (Mouvman Peyizan Lakay)
Avant 1986, Haïti vivait sous le poids du régime autoritaire de François Duvalier, instauré en 1957.
Ce pouvoir, prolongé par son fils Jean-Claude Duvalier, a marqué la nation par la peur, l’exil et la répression.
Des hommes et des femmes engagés furent contraints de quitter la terre de Jean-Jacques Dessalines.
Durant ces années, la voix du peuple était étouffée et la démocratie inexistante.
Le 7 février 1986 symbolise la chute de cette dictature et le retour d’un espoir national.
Les exilés reviennent avec le rêve d’un pays prospère, libre et démocratique.
Mais cet espoir s’est heurté à une réalité complexe et souvent contradictoire.
La démocratie retrouvée s’est progressivement fragilisée sous le poids des luttes internes.
Entre ambitions politiques, influences étrangères et frustrations accumulées,
le pays entre dans une nouvelle phase d’instabilité chronique.
Les promesses de justice sociale et de développement restent inachevées.
Les décennies passent, mais les crises persistent de 1946 à 2026.
Haïti semble prisonnière d’un cycle où le pouvoir remplace la vision.
Une démocratie parfois vidée de son sens, influencée par des intérêts divergents.
Le peuple, lui, continue de lutter pour sa dignité et son avenir.
Aujourd’hui, plus que jamais, Haïti a besoin d’hommes et de femmes forts, intègres et visionnaires.
Non pour répéter l’histoire, mais pour la transformer.
Car l’empire d’Haïti ne doit pas être celui des étrangers ni des divisions internes,
mais celui d’un peuple uni, conscient et souverain.