29/01/2026
Pendant longtemps, BlonBa a été silencieux.
Pas absent. Silencieux.
Dans les pratiques, les mémoires, les corps et les récits, le lieu continuait d’exister. Mais institutionnellement, il fallait revenir. Et revenir pose toujours une question délicate : comment reprendre la parole sans trahir ce qui a tenu pendant l’absence ?
Le projet de design commence ici.
Travailler sur ce projet, c’était comprendre qu’après des années de silence, le défi n’était pas de briller ou de faire du spectacle. Il s’agissait de retrouver une légitimité, de poser un langage clair, cohérent, qui fasse sens.
Ce qui a rendu ce retour possible, c’est la collaboration entre Ferdinand TENIM et moi. Ris avait imaginé l’identité visuelle avec une précision incroyable, chaque couleur, chaque forme, chaque détail racontait déjà quelque chose. Mon rôle était de traduire tout cela dans le design éditorial du magazine : créer une structure, guider le regard, organiser l’information pour que le récit de BlonBa devienne perceptible, naturel, sans bruit.
Alors comment travailler sur un projet déjà calibré et ne pas tout détruire ? C’est simple (mais pas facile) : tu respectes ce qui existe, tu observes, tu comprends l’intention. Ensuite, tu ajoutes ton regard, tes ajustements, mais tu ne touches pas à l’âme du projet. Tu ne refais pas tout, tu amplifies ce qui fonctionne déjà. Dans mon cas, BlonBa avait une identité bien ficelé déjà par Ferdinand TENIM, une structure, un rythme. Mon rôle était de le rendre lisible et narratif. Le rôle de Ris était de s’assurer que tout reste cohérent visuellement. Chacun apporte sa force, sans écraser l’autre.
Le résultat n’est pas une nouveauté tape-à-l’œil. BlonBa ne revient pas pour impressionner, il revient pour se faire comprendre. Chaque page, chaque mise en forme, chaque nuance traduit notre démarche commune : poser quelque chose de durable, de clair, et de fidèle à ce qui existait déjà.
Cerise sur gâteau Ris m'a appris ce que voulait dire 2e de couv, 3e de couv...
N'est ce pas grandiose ? MDR