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𝗙𝗦𝗖 : 𝗹’𝗮𝗳𝗳𝗮𝗶𝗿𝗲 𝗥𝗮𝘀𝗰𝗼𝗺 𝗮̀ 𝗹’𝗼𝗿𝗶𝗴𝗶𝗻𝗲 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗱𝗲́𝗺𝗶𝘀𝘀𝗶𝗼𝗻 𝗱𝗲 𝗗𝗲́𝘀𝗶𝗿𝗲́ 𝗩𝗲𝗻𝗰𝗮𝘁𝗮𝗰𝗵𝗲𝗹𝗹𝘂𝗺 ? 𝙋𝙖𝙧 𝙉𝙖𝙧𝙖𝙞𝙣 𝙅𝙖𝙨𝙤𝙙𝙖𝙣𝙖𝙣𝙙Officiellement, D...
31/05/2026

𝗙𝗦𝗖 : 𝗹’𝗮𝗳𝗳𝗮𝗶𝗿𝗲 𝗥𝗮𝘀𝗰𝗼𝗺 𝗮̀ 𝗹’𝗼𝗿𝗶𝗴𝗶𝗻𝗲 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗱𝗲́𝗺𝗶𝘀𝘀𝗶𝗼𝗻 𝗱𝗲 𝗗𝗲́𝘀𝗶𝗿𝗲́ 𝗩𝗲𝗻𝗰𝗮𝘁𝗮𝗰𝗵𝗲𝗹𝗹𝘂𝗺 ?

𝙋𝙖𝙧 𝙉𝙖𝙧𝙖𝙞𝙣 𝙅𝙖𝙨𝙤𝙙𝙖𝙣𝙖𝙣𝙙

Officiellement, Désiré Vencatachellum a démissionné du poste de 𝘊𝘩𝘪𝘦𝘧 𝘌𝘹𝘦𝘤𝘶𝘵𝘪𝘷𝘦 𝘖𝘧𝘧𝘪𝘤𝘦𝘳 (CEO) de la Financial Services Commission (FSC) pour raisons familiales. Cependant, plusieurs pensent que ce dernier a été forcé à soumettre sa démission. Pourquoi ?

Certains employés veulent croire que le 𝘣𝘰𝘢𝘳𝘥 de la FSC a tranché en leur faveur à la suite des conflits opposant Vencatachellum à plusieurs employés ainsi qu’au syndicat.

D’autres se plaisent à penser que l’ex-CEO n’était pas à la hauteur de ses responsabilités. Ou alors qu’il t**dait trop à prendre des décisions. D’autres encore se disent que c’est parce qu’il obéissait trop aux ordres du Gang des Cinq. On nous cite le cas d’une 𝘔𝘢𝘯𝘢𝘨𝘦𝘮𝘦𝘯𝘵 𝘊𝘰𝘮𝘱𝘢𝘯𝘺 (MC) qui, face à la lenteur de la FSC et de son CEO, a dû recourir à la justice. Une démarche inouïe.

Ou, au contraire, d’autres pensent qu’il désobéissait au Gang des Cinq et aux ministres et agissait trop en toute indépendance. On parle à ce propos du dossier d’une MC appartenant à un proche d’un junior minister et pour lequel il n’a pas voulu céder aux pressions d’une ministre pour rencontrer le directeur de cette compagnie. C’est à ce sujet que la ministre avait été réprimandée à l’époque par l’ex-𝘋𝘦𝘱𝘶𝘵𝘺 𝘗𝘳𝘪𝘮𝘦 𝘔𝘪𝘯𝘪𝘴𝘵𝘦𝘳 Paul Bérenger.

Justement, certains n’hésitent pas à parler de la proximité de Vencatachellum avec… Paul Bérenger. Et qui aurait causé son malheur.

𝗣𝗿𝗼 𝗼𝘂 𝗮𝗻𝘁𝗶-𝗠𝗦𝗠 ?

Est évoquée aussi l’affaire de CV trafiqué d’un haut-cadre de la
FSC : Désiré Vencatachellum n’aurait pas voulu lancer une enquête et encore moins sanctionner ce haut-cadre. Cela, alors que le dossier a déjà atterri à la Financial Crimes Commission (FCC).

Certains nous font savoir que l’ex-CEO a été puni pour n’avoir pas sévi contre une employée en particulier, l’ex d’un ex-ministre. Mais il aurait, au contraire, entretenu des relations jugées trop étroites avec cette dernière.

Serait aussi reproché à Vencatachellum d’avoir permis que deux ex-ministres MSM rachètent les parts d’une MC alors qu’au moins un de ces ex-ministres allait être inquiété par la FCC, même si l’enquête t**dait à commencer.

Il y a aussi les voyages de l’ex-CEO qui sont sans commune mesure avec ceux de Lovania Pertab, directrice de la Financial Intelligence Unit (FIU), qui a dû subir l’humiliation d’une question parlementaire, plantée, dit-on : Rs 10 millions rien que pour les 𝘱𝘦𝘳 𝘥𝘪𝘦𝘮 pour Vencatachellum et Rs 1,5 million en tout pour la directrice de la FIU. On se souvient comment Jyoti Jeetun avait pris un malin plaisir pour en donner les détails.

Il y aurait d’autres reproches faits à Désiré Vencatachellum, eux aussi tout aussi contradictoires les uns que les autres : trop aux ordres ou trop indépendant.

𝗔𝗻𝘁𝗶-𝗼𝘂 𝗽𝗿𝗼-𝗔𝗳𝗿𝗶𝗾𝘂𝗲 ?

En fait, l’ordre serait venu d’ailleurs, à l’international. La FSC sous Vencatachellum aurait menacé de révoquer la licence de RascomStar-QAF, une organisation interafricaine ayant comme mandat de développer et d'exploiter une infrastructure stratégique de télécommunications par satellite pour le continent africain.

Le directeur régional de Rascom, Timothy Adi Ashong, a même adressé une lettre de protestation au Premier ministre, Navin Ramgoolam, le 30 avril dernier. Il écrit notamment que « 𝘪𝘵 𝘪𝘴 𝘪𝘯𝘤𝘰𝘯𝘤𝘦𝘪𝘷𝘢𝘣𝘭𝘦 𝘵𝘩𝘢𝘵 𝘢 𝘳𝘦𝘨𝘶𝘭𝘢𝘵𝘰𝘳 𝘰𝘱𝘦𝘳𝘢𝘵𝘪𝘯𝘨 𝘸𝘪𝘵𝘩𝘪𝘯 𝘢 𝘔𝘦𝘮𝘣𝘦𝘳 𝘚𝘵𝘢𝘵𝘦 𝘰𝘧 𝘵𝘩𝘦 𝘈𝘧𝘳𝘪𝘤𝘢𝘯 𝘜𝘯𝘪𝘰𝘯 𝘸𝘰𝘶𝘭𝘥 𝘱𝘶𝘳𝘴𝘶𝘦 𝘢 𝘤𝘰𝘶𝘳𝘴𝘦 𝘵𝘩𝘢𝘵 𝘩𝘢𝘴 𝘵𝘩𝘦 𝘱𝘰𝘵𝘦𝘯𝘵𝘪𝘢𝘭 𝘵𝘰 𝘰𝘱𝘦𝘳𝘢𝘵𝘦 𝘪𝘯 𝘥𝘪𝘳𝘦𝘤𝘵 𝘤𝘰𝘯𝘵𝘳𝘢𝘥𝘪𝘤𝘵𝘪𝘰𝘯 𝘸𝘪𝘵𝘩 𝘵𝘩𝘦 𝘪𝘯𝘵𝘦𝘳𝘦𝘴𝘵𝘴 𝘰𝘧 𝘢 𝘤𝘰𝘯𝘵𝘪𝘯𝘦𝘯𝘵𝘢𝘭 𝘪𝘯𝘴𝘵𝘪𝘵𝘶𝘵𝘪𝘰𝘯 𝘤𝘳𝘦𝘢𝘵𝘦𝘥 𝘣𝘺 𝘈𝘧𝘳𝘪𝘤𝘢𝘯 𝘚𝘵𝘢𝘵𝘦𝘴 𝘵𝘩𝘦𝘮𝘴𝘦𝘭𝘷𝘦𝘴 ».

Il semble que cette affaire ait même été évoquée avec Navin Ramgoolam lors de son récent déplacement au Kenya. Et comme on le sait, notre Premier ministre, qui veut passer pour un
« Africain » et qui compte plusieurs amis personnels parmi les dirigeants du continent, aurait prêté une oreille attentive à ces doléances. Et agi en conséquence. Et puis, on n’a pas voulu d’une deuxième affaire Afrinic, de triste mémoire.

Mais pourquoi Désiré Vencatachellum aurait-il agi de la sorte avec Rascom, qui pourtant n’est pas une 𝘎𝘭𝘰𝘣𝘢𝘭 𝘉𝘶𝘴𝘪𝘯𝘦𝘴𝘴 𝘊𝘰𝘮𝘱𝘢𝘯𝘺 comme les autres ‒ elle n’est pas à but lucratif et est une organisation intergouvernementale ? A-t-il agi avec légèreté et négligence ou au contraire avec professionnalisme, même si l’affaire concernait une telle organisation ? A-t-il subi des
pressions ? Si oui, de qui ?

Seule une enquête nous renseignera. Ou, pourquoi pas, une question parlementaire ?
https://www.scoop.mu/actualite/fsc-laffaire-rascom-a-lorigine-de-la-demission-de-desire-vencatachellum/

𝗫𝗮𝘃𝗶𝗲𝗿-𝗟𝘂𝗰 𝗗𝘂𝘃𝗮𝗹 𝗱𝗲 𝗿𝗲𝘁𝗼𝘂𝗿 𝘀𝘂𝗿 𝗹𝗮 𝘀𝗰𝗲̀𝗻𝗲 𝗽𝗼𝗹𝗶𝘁𝗶𝗾𝘂𝗲𝙋𝙖𝙧 𝙉𝙖𝙧𝙖𝙞𝙣 𝙅𝙖𝙨𝙤𝙙𝙖𝙣𝙖𝙣𝙙La situation catastrophique dans laquelle se trou...
30/05/2026

𝗫𝗮𝘃𝗶𝗲𝗿-𝗟𝘂𝗰 𝗗𝘂𝘃𝗮𝗹 𝗱𝗲 𝗿𝗲𝘁𝗼𝘂𝗿 𝘀𝘂𝗿 𝗹𝗮 𝘀𝗰𝗲̀𝗻𝗲 𝗽𝗼𝗹𝗶𝘁𝗶𝗾𝘂𝗲

𝙋𝙖𝙧 𝙉𝙖𝙧𝙖𝙞𝙣 𝙅𝙖𝙨𝙤𝙙𝙖𝙣𝙖𝙣𝙙

La situation catastrophique dans laquelle se trouve le pays a motivé la conférence de presse du Parti mauricien social-démocrate (PMSD) ce samedi 30 mai, et le retour de Xavier-Luc Duval (XLD) sur la scène politique après 18 mois d’absence. Il a abordé, en préliminaire, la lenteur dans les nominations mais aussi la rapidité dans les démissions : deux en une semaine, celles de Maneswar Peetumber de la CWA et de Désiré Vencatachellum de la Financial Services Commission.

C'est le prochain budget qui a surtout retenu son attention. Il est d’accord avec « 𝘶𝘯 𝘱𝘢𝘳𝘵𝘪 𝘱𝘰𝘭𝘪𝘵𝘪𝘲𝘶𝘦 », qu’il n’a pas cité (𝘕𝘥𝘭𝘙, 𝘍𝘳𝘰𝘯 𝘔𝘪𝘭𝘪𝘵𝘢𝘯 𝘗𝘳𝘰𝘨𝘳𝘦𝘴𝘪𝘴 𝘥𝘦𝘴 𝘉𝘦́𝘳𝘦𝘯𝘨𝘦𝘳), quand celui-ci a parlé de marge de manœuvre beaucoup plus grande pour le gouvernement.
« 𝘘𝘶𝘢𝘯𝘥 𝘷𝘰𝘶𝘴 𝘢𝘷𝘦𝘻 𝘦𝘯𝘭𝘦𝘷𝘦́ 𝘭𝘦𝘴 𝘢𝘭𝘭𝘰𝘤𝘢𝘵𝘪𝘰𝘯𝘴 𝘴𝘰𝘤𝘪𝘢𝘭𝘦𝘴 𝘦𝘵 𝘱𝘳𝘦́𝘷𝘶 𝘭𝘢 𝘤𝘰𝘭𝘭𝘦𝘤𝘵𝘦 𝘥𝘦 𝘙𝘴 30 𝘮𝘪𝘭𝘭𝘪𝘢𝘳𝘥𝘴 𝘢𝘥𝘥𝘪𝘵𝘪𝘰𝘯𝘯𝘦𝘭𝘭𝘦𝘴 𝘤𝘰𝘮𝘮𝘦 𝘵𝘢𝘹𝘦𝘴, 𝘣𝘪𝘦𝘯 𝘴𝘶̂𝘳 𝘲𝘶𝘦 𝘷𝘰𝘶𝘴 𝘢𝘶𝘳𝘦𝘻 𝘥𝘢𝘷𝘢𝘯𝘵𝘢𝘨𝘦 𝘥𝘦 𝘮𝘢𝘳𝘨𝘦 𝘥𝘦 𝘮𝘢𝘯œ𝘶𝘷𝘳𝘦. » Tout en rappelant que ces décisions drastiques avaient été prises par le Parti travailliste et l’ancien Mouvement militant mauricien (MMM), c.-à-d. avec les Bérenger.

À propos de la taxation qui a été augmentée dans le dernier budget, XLD dénonce l’une des mesures qui serait pour lui la plus choquante : celle d’imposer la TVA aux entreprises réalisant un chiffre d’affaires (CA) annuel de Rs 3 millions annuellement (auparavant Rs 6 millions). « 𝘊’𝘦𝘴𝘵 𝘶𝘯 𝘧𝘳𝘦𝘪𝘯 𝘢̀ 𝘭’𝘦𝘹𝘱𝘢𝘯𝘴𝘪𝘰𝘯 𝘦́𝘤𝘰𝘯𝘰𝘮𝘪𝘲𝘶𝘦, 𝘤’𝘦𝘴𝘵 𝘪𝘯𝘧𝘭𝘢𝘵𝘪𝘰𝘯𝘯𝘪𝘴𝘵𝘦 𝘦𝘵 𝘵𝘦𝘳𝘳𝘪𝘣𝘭𝘦𝘮𝘦𝘯𝘵 𝘪𝘯𝘫𝘶𝘴𝘵𝘦. » Il a cité comme exemple un petit restaurant avec un CA de Rs 250 000 par mois qui devra payer Rs 450 000 de TVA par an. « 𝘌𝘵 𝘤’𝘦𝘴𝘵 𝘴𝘢𝘯𝘴 𝘤𝘰𝘮𝘱𝘵𝘦𝘳 𝘭𝘦 𝘧𝘳𝘢𝘪𝘴 𝘥𝘦 𝘤𝘰𝘮𝘱𝘵𝘢𝘣𝘭𝘦 𝘲𝘶’𝘪𝘭 𝘥𝘦𝘷𝘳𝘢 𝘦𝘯𝘤𝘰𝘶𝘳𝘪𝘳. » Il demande que le seuil soit relevé non à Rs 6 millions mais à Rs 9 millions
par an.

« 𝙈𝙤 𝙨𝙖𝙜𝙧𝙞𝙣 𝙡𝙖𝙥𝙤𝙡𝙞𝙨 »

XLD a ensuite parlé de la situation du 𝘓𝘢𝘸 𝘢𝘯𝘥 𝘖𝘳𝘥𝘦𝘳 dans le pays. Pour lui, la force policière est « 𝘥𝘦́𝘴𝘢𝘳𝘮𝘦́𝘦 » ‒ c’est le cas de le dire ‒ devant la recrudescence des vols, viols, meurtres et autres pollutions sonores. « 𝘓𝘦 𝘱𝘢𝘺𝘴 𝘥𝘦𝘷𝘪𝘦𝘯𝘵 𝘪𝘯𝘷𝘪𝘷𝘢𝘣𝘭𝘦… 𝘕𝘰𝘴 𝘱𝘰𝘭𝘪𝘤𝘪𝘦𝘳𝘴 𝘯’𝘰𝘯𝘵 𝘲𝘶𝘦 𝘭𝘦𝘶𝘳𝘴 𝘩𝘢𝘣𝘪𝘵𝘴 𝘱𝘰𝘶𝘳 𝘴𝘦 𝘥𝘦́𝘧𝘦𝘯𝘥𝘳𝘦 𝘦𝘵 𝘯𝘰𝘶𝘴 𝘥𝘦́𝘧𝘦𝘯𝘥𝘳𝘦. » Il demande qu’ils soient dotés de matraques, de gaz lacrymogène, de menottes, de radios et de caméras-piétons, voire même de Tasers.
« 𝘑𝘦 𝘯𝘦 𝘳𝘦𝘤𝘰𝘮𝘮𝘢𝘯𝘥𝘦 𝘱𝘢𝘴 𝘭𝘢 𝘷𝘪𝘰𝘭𝘦𝘯𝘤𝘦 𝘱𝘰𝘭𝘪𝘤𝘪𝘦̀𝘳𝘦. 𝘋’𝘢𝘪𝘭𝘭𝘦𝘶𝘳𝘴 𝘭𝘢 body camera 𝘦𝘴𝘵 𝘭𝘢̀ 𝘱𝘰𝘶𝘳 𝘴𝘶𝘳𝘷𝘦𝘪𝘭𝘭𝘦𝘳 𝘭𝘦𝘴 𝘢𝘤𝘵𝘪𝘰𝘯𝘴. » Sinon, prévient-il, on deviendra comme le Brésil ou la Colombie. « 𝘔𝘰 𝘴𝘢𝘨𝘳𝘪𝘯 𝘭𝘢𝘱𝘰𝘭𝘪𝘴 𝘬𝘢𝘯 𝘮𝘰 𝘵𝘳𝘰𝘶𝘷𝘦 𝘬𝘰𝘶𝘮𝘢 𝘷𝘢𝘨𝘢𝘣𝘰𝘯 𝘧𝘰𝘶𝘵 𝘥𝘦 𝘻𝘰𝘵. » Tout en regrettant que le syndicat de la police ne fasse pas ces requêtes.

𝗜𝗺𝗽𝗼𝗿𝘁𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗽𝗮𝗿𝗮𝗹𝗹𝗲̀𝗹𝗲 𝗼𝘂𝗶, 𝗺𝗮𝗶𝘀 𝗽𝗮𝘀 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗹𝗲𝘀 𝗺𝗲́𝗱𝗶𝗰𝗮𝗺𝗲𝗻𝘁𝘀

Concernant le pouvoir d’achat, XLD dénonce les monopoles et souhaite l’importation parallèle. Mais pas pour les médicaments, qu’il juge dangereux vu le risque de contrefaçon. « 𝘈𝘶 𝘭𝘪𝘦𝘶 𝘥𝘦 𝘤𝘦𝘭𝘢, 𝘭𝘦 𝘮𝘪𝘯𝘪𝘴𝘵𝘳𝘦 𝘚𝘪𝘬 𝘠𝘶𝘦𝘯 𝘰𝘧𝘧𝘳𝘦 𝘙𝘴 2 𝘮𝘪𝘭𝘭𝘪𝘢𝘳𝘥𝘴 𝘢𝘶𝘹 𝘤𝘰𝘮𝘮𝘦𝘳𝘤̧𝘢𝘯𝘵𝘴. 𝘈𝘭𝘰𝘳𝘴 𝘲𝘶𝘦 𝘭’𝘰𝘯 𝘢𝘶𝘳𝘢𝘪𝘵 𝘱𝘶 𝘶𝘵𝘪𝘭𝘪𝘴𝘦𝘳 𝘤𝘦𝘴 2 𝘮𝘪𝘭𝘭𝘪𝘢𝘳𝘥𝘴 𝘱𝘰𝘶𝘳 𝘮𝘢𝘪𝘯𝘵𝘦𝘯𝘪𝘳 𝘭𝘦 𝘱𝘢𝘪𝘦𝘮𝘦𝘯𝘵 𝘥𝘦 𝘭𝘢 𝘱𝘦𝘯𝘴𝘪𝘰𝘯 𝘢𝘶𝘹 60-65 𝘢𝘯𝘴. »

XLD se demande comment un pays qui récolte Rs 190 milliards en taxes peut offrir d’aussi mauvais services de santé, d’éducation et de police. L’occasion pour lui d’en venir aux gaspillages. Et là, on peut dire qu’il ne passe pas par quatre chemins. Il estime qu’un tiers du budget du gouvernement et des corps paraétatiques est gaspillé. Pour démontrer l’inefficience, il cite un inspecteur de la Tourism Authority qui exige la présence d’un annuaire téléphonique dans les chambres d’hôtel.

𝙈𝙚𝙩𝙚𝙧 𝙧𝙚𝙖𝙙𝙚𝙧𝙨 𝗲𝗻 𝗯𝗮𝗴𝗻𝗼𝗹𝗲

Le leader des Bleus soulève ensuite le problème des releveurs de compteurs de la CWA, suivis de ceux du CEB, qui se rendent chaque mois dans quelque 400 000 foyers, en voiture. « 𝘊𝘦𝘴 𝘥𝘦𝘶𝘹 𝘥𝘦́𝘱𝘢𝘳𝘵𝘦𝘮𝘦𝘯𝘵𝘴 𝘵𝘰𝘮𝘣𝘦𝘯𝘵 𝘱𝘰𝘶𝘳𝘵𝘢𝘯𝘵 𝘴𝘰𝘶𝘴 𝘭𝘦 𝘮𝘦̂𝘮𝘦 𝘮𝘪𝘯𝘪𝘴𝘵𝘦̀𝘳𝘦 ! 𝘊’𝘦𝘴𝘵 𝘤𝘦 𝘮𝘪𝘯𝘪𝘴𝘵𝘳𝘦, 𝘲𝘶𝘪 𝘩𝘦́𝘴𝘪𝘵𝘦 𝘢̀ 𝘪𝘯𝘷𝘦𝘴𝘵𝘪𝘳 𝘥𝘢𝘯𝘴 𝘥𝘦𝘴 smart meters, 𝘲𝘶𝘪 𝘷𝘰𝘶𝘴 𝘢 𝘪𝘮𝘱𝘰𝘴𝘦́ 15 % 𝘥’𝘢𝘶𝘨𝘮𝘦𝘯𝘵𝘢𝘵𝘪𝘰𝘯. 𝘖𝘯 𝘢𝘶𝘳𝘢𝘪𝘵 𝘱𝘭𝘶𝘵𝘰̂𝘵 𝘱𝘶 𝘶𝘵𝘪𝘭𝘪𝘴𝘦𝘳 𝘭𝘦𝘴 𝘮𝘦𝘵𝘦𝘳 𝘳𝘦𝘢𝘥𝘦𝘳𝘴 𝘱𝘰𝘶𝘳 𝘥𝘦́𝘵𝘦𝘤𝘵𝘦𝘳 𝘭𝘦𝘴 𝘧𝘶𝘪𝘵𝘦𝘴. »

Autre mesure antigaspi proposée : l’abolition du poste de 𝘑𝘶𝘯𝘪𝘰𝘳 𝘔𝘪𝘯𝘪𝘴𝘵𝘦𝘳, dont les occupants passent leur temps à se chamailler pour partir en mission et de celui de vice-président de la République avec ses 15 gardes du corps, ses mot**ds et ses voyages. « 𝘋’𝘢𝘪𝘭𝘭𝘦𝘶𝘳𝘴, 𝘭𝘦 𝘱𝘳𝘦́𝘴𝘪𝘥𝘦𝘯𝘵 𝘢𝘶𝘳𝘢𝘪𝘵 𝘥𝘶̂ 𝘭𝘶𝘪-𝘮𝘦̂𝘮𝘦 𝘳𝘦́𝘥𝘶𝘪𝘳𝘦 𝘴𝘦𝘴 𝘷𝘰𝘺𝘢𝘨𝘦𝘴. »

Il reproche aussi aux ministres, y compris le Premier ministre et le 𝘋𝘦𝘱𝘶𝘵𝘺 𝘗𝘳𝘪𝘮𝘦 𝘔𝘪𝘯𝘪𝘴𝘵𝘦𝘳, leurs voyages en première classe.
« 𝘙𝘦𝘨𝘢𝘳𝘥𝘦𝘻 𝘤𝘰𝘮𝘣𝘪𝘦𝘯 𝘤𝘩𝘰𝘪𝘴𝘪𝘴𝘴𝘦𝘯𝘵 𝘌𝘮𝘪𝘳𝘢𝘵𝘦𝘴 𝘱𝘢𝘳𝘤𝘦 𝘲𝘶’𝘪𝘭 𝘯’𝘺 𝘢 𝘱𝘭𝘶𝘴 𝘥𝘦 𝘱𝘳𝘦𝘮𝘪𝘦̀𝘳𝘦 𝘤𝘭𝘢𝘴𝘴𝘦 𝘤𝘩𝘦𝘻 𝘈𝘪𝘳 𝘔𝘢𝘶𝘳𝘪𝘵𝘪𝘶𝘴. » Il est temps, ajoute-t-il, de supprimer les grosses berlines utilisées par les ministres, surtout en ces temps difficiles.

Dix ans après, dit-il, toutes les fonctionnalités du système Safe City, qui a coûté des milliards, ne sont pas utilisées.

Après la réforme des retraites, a encore déclaré Duval, le peuple n’acceptera pas une augmentation de la TVA. À propos de la hausse du 𝘙𝘦𝘱𝘰 𝘙𝘢𝘵𝘦 qui aurait été décidée pour juguler l’inflation, XLD est d’avis que cela ne marchera pas car l’inflation est importée. « 𝘚𝘪 𝘰𝘯 𝘷𝘰𝘶𝘭𝘢𝘪𝘵 𝘳𝘦́𝘥𝘶𝘪𝘳𝘦 𝘭’𝘢𝘳𝘨𝘦𝘯𝘵 𝘦𝘯 𝘤𝘪𝘳𝘤𝘶𝘭𝘢𝘵𝘪𝘰𝘯, 𝘪𝘭 𝘧𝘢𝘭𝘭𝘢𝘪𝘵 𝘫𝘶𝘴𝘵𝘦 𝘦́𝘮𝘦𝘵𝘵𝘳𝘦 𝘥𝘦𝘴 𝘣𝘰𝘯𝘴 𝘥𝘶 𝘛𝘳𝘦́𝘴𝘰𝘳. »

𝗫𝗟𝗗 𝗲𝘀𝗾𝘂𝗶𝘃𝗲

À l’heure des questions, Xavier Duval n’a pas voulu se prononcer sur les réelles motivations derrière l’augmentation du taux directeur. Et les énormes emprunts de Rs 20 milliards contractés par Navin Ramgoolam auprès de l’Inde, ne vont-ils pas aggraver notre dette ? Tout comme le PM, XLD répond que cela générera des activités économiques. Pour qui ? Duval dit ne pas connaître les détails de ces emprunts…

Sur le plan politique et des alliances, le leader du PMSD n’a pas voulu dire si son parti rejoindra le gouvernement ou pas, surtout après le départ de Paul Bérenger, se contentant de lancer
« 𝘑’𝘦𝘯𝘵𝘦𝘯𝘥𝘴 𝘥𝘪𝘳𝘦 𝘲𝘶𝘦 𝘤’𝘦𝘴𝘵 𝘗𝘢𝘶𝘭 𝘉𝘦́𝘳𝘦𝘯𝘨𝘦𝘳 𝘲𝘶𝘪 𝘳𝘦𝘷𝘪𝘦𝘯𝘥𝘳𝘢 𝘢𝘶 𝘨𝘰𝘶𝘷𝘦𝘳𝘯𝘦𝘮𝘦𝘯𝘵. » Il rappelle les insultes de Paul Bérenger contre l’opposition et contre Adrien Duval en particulier. « 𝘔𝘢𝘪𝘯𝘵𝘦𝘯𝘢𝘯𝘵, 𝘪𝘭 𝘷𝘪𝘦𝘯𝘵 𝘥𝘦́𝘧𝘦𝘯𝘥𝘳𝘦 𝘈𝘥𝘳𝘪𝘦𝘯. »

Au sujet de la mise en 𝘳𝘦𝘤𝘦𝘪𝘷𝘦𝘳𝘴𝘩𝘪𝘱 d’Evaco, XLD ne veut commenter. Sauf pour reconnaître que c’est peut-être le signe d’un plafonnement dans le secteur immobilier. « 𝘐𝘭 𝘺 𝘢 𝘶𝘯𝘦 𝘭𝘪𝘮𝘪𝘵𝘦 𝘥𝘢𝘯𝘴 𝘤𝘦 𝘨𝘦𝘯𝘳𝘦 𝘥’𝘢𝘤𝘵𝘪𝘷𝘪𝘵𝘦́𝘴. 𝘐𝘭 𝘯𝘦 𝘧𝘢𝘶𝘵 𝘱𝘢𝘴 𝘮𝘦𝘵𝘵𝘳𝘦 𝘵𝘰𝘶𝘴 𝘭𝘦𝘴 œ𝘶𝘧𝘴 𝘥𝘢𝘯𝘴 𝘭𝘦 𝘮𝘦̂𝘮𝘦 𝘱𝘢𝘯𝘪𝘦𝘳. 𝘋’𝘢𝘪𝘭𝘭𝘦𝘶𝘳𝘴, 𝘫𝘦 𝘤𝘰𝘯𝘴𝘵𝘢𝘵𝘦 𝘶𝘯𝘦 𝘣𝘢𝘪𝘴𝘴𝘦 𝘥𝘦𝘴 𝘪𝘯𝘷𝘦𝘴𝘵𝘪𝘴𝘴𝘦𝘮𝘦𝘯𝘵𝘴 𝘦́𝘵𝘳𝘢𝘯𝘨𝘦𝘳𝘴 𝘥𝘢𝘯𝘴 𝘤𝘦 𝘴𝘦𝘤𝘵𝘦𝘶𝘳, 𝘴𝘢𝘯𝘴 𝘥𝘰𝘶𝘵𝘦 𝘤𝘢𝘶𝘴𝘦́𝘦 𝘦𝘯 𝘱𝘢𝘳𝘵𝘪𝘦 𝘱𝘢𝘳 𝘭𝘦 𝘱𝘳𝘰𝘣𝘭𝘦̀𝘮𝘦 𝘥𝘦 𝘴𝘦́𝘤𝘶𝘳𝘪𝘵𝘦́ 𝘥𝘢𝘯𝘴 𝘭𝘦 𝘱𝘢𝘺𝘴. »

Et les Rs 83 milliards dont parle Renganaden Padayachy ? « 𝘑𝘦 𝘱𝘦𝘯𝘴𝘦 𝘲𝘶’𝘪𝘭 𝘴’𝘦𝘴𝘵 𝘵𝘳𝘰𝘮𝘱𝘦́. Li’nn rouye enn tigit. » L’idée de créer un collège électoral pour élire un président de la République avec des pouvoirs ? « 𝘊’𝘦𝘴𝘵 𝘶𝘯𝘦 𝘪𝘥𝘦́𝘦 𝘥𝘦 𝘗𝘢𝘶𝘭 𝘉𝘦́𝘳𝘦𝘯𝘨𝘦𝘳. »

𝗠𝗶𝘀𝘀𝗶𝗲 𝗠𝗼𝘂𝘀𝘁𝗮𝘀𝘀 𝗲𝘀𝘁 𝘁𝗼𝘂𝗷𝗼𝘂𝗿𝘀 𝗹𝗮̀

Sur sa décision de quitter l’Alliance du Changement en 2024 : « 𝘖𝘯 𝘯𝘦 𝘱𝘦𝘶𝘵 𝘱𝘢𝘴 𝘵𝘳𝘢𝘷𝘢𝘪𝘭𝘭𝘦𝘳 𝘢𝘷𝘦𝘤 𝘗𝘢𝘶𝘭 𝘉𝘦́𝘳𝘦𝘯𝘨𝘦𝘳. 𝘓𝘢 𝘱𝘳𝘦𝘶𝘷𝘦, 𝘳𝘦𝘨𝘢𝘳𝘥𝘦𝘻 𝘤𝘦 𝘲𝘶𝘪 𝘷𝘪𝘦𝘯𝘵 𝘥𝘦 𝘴𝘦 𝘱𝘢𝘴𝘴𝘦𝘳. »

Pour lui, Missie Moustass a caché beaucoup d’autres conversations, comme celles de Navin Ramgoolam et Paul Bérenger, qui n’utilise pas WhatsApp. Il est d’avis aussi que le système d’écoute n’a pas été démantelé. Et qu’on l’utilise toujours après des ordres de la cour. Mais il n’est pas supervisé, donc, il pourrait y avoir des abus.

Concernant le deal Chagos, XLD pense que Ramgoolam et Bérenger ont tenté de le refaire pour un gain politique mais ont tout perdu.

Son opinion sur Joe Lesjongard ? « 𝘐𝘭 𝘧𝘢𝘪𝘵 𝘤𝘦 𝘲𝘶’𝘪𝘭 𝘱𝘦𝘶𝘵, 𝘦́𝘵𝘢𝘯𝘵 𝘴𝘦𝘶𝘭. 𝘌𝘵 𝘪𝘭 𝘯𝘦 𝘳𝘦𝘤𝘩𝘦𝘳𝘤𝘩𝘦 𝘭𝘢 𝘤𝘰𝘭𝘭𝘢𝘣𝘰𝘳𝘢𝘵𝘪𝘰𝘯 𝘥𝘦 𝘱𝘦𝘳𝘴𝘰𝘯𝘯𝘦. » Et que pense-t-il de Chetan Baboolall comme éventuel leader de l’opposition ? « 𝘊𝘦 𝘯’𝘦𝘴𝘵 𝘱𝘢𝘴 𝘣𝘪𝘦𝘯 𝘤𝘦 𝘲𝘶’𝘢 𝘧𝘢𝘪𝘵 𝘉𝘦́𝘳𝘦𝘯𝘨𝘦𝘳. 𝘐𝘭 𝘭𝘶𝘪 𝘢𝘷𝘢𝘪𝘵 𝘱𝘳𝘰𝘮𝘪𝘴 𝘤𝘦 𝘱𝘰𝘴𝘵𝘦 𝘱𝘰𝘶𝘳 𝘢𝘱𝘳𝘦̀𝘴 𝘤𝘩𝘢𝘯𝘨𝘦𝘳 𝘥’𝘢𝘷𝘪𝘴. »

Et sur les quinze du MMM ? Après avoir réfléchi longuement : « 𝘑𝘦 𝘯𝘦 𝘱𝘦𝘶𝘹 𝘭𝘦𝘴 𝘣𝘭𝘢̂𝘮𝘦𝘳, 𝘤𝘢𝘳 𝘪𝘭𝘴 𝘴𝘰𝘯𝘵 𝘥’𝘢𝘤𝘤𝘰𝘳𝘥 𝘢𝘷𝘦𝘤 𝘮𝘰𝘪 𝘲𝘶𝘦 𝘭’𝘰𝘯 𝘯𝘦 𝘱𝘦𝘶𝘵 𝘵𝘳𝘢𝘷𝘢𝘪𝘭𝘭𝘦𝘳 𝘢𝘷𝘦𝘤 𝘗𝘢𝘶𝘭 𝘉𝘦́𝘳𝘦𝘯𝘨𝘦𝘳. »
https://www.scoop.mu/actualite/xavier-luc-duval-de-retour-sur-la-scene-politique/

30/05/2026

Conférence de presse de Xavier Duval

𝗣𝗡𝗤 : 𝗱𝗿𝗼𝗴𝘂𝗲𝘀, 𝗺𝗮𝗻𝗶𝗽𝘂𝗹𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗲𝘁 𝗰𝗵𝗮𝗼𝘀 𝗮̀ 𝗖𝗮𝗽 𝗟’𝗘𝘀𝗽𝗼𝗶𝗿… 𝗹𝗲𝘀 𝗿𝗲́𝘃𝗲́𝗹𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻𝘀 𝗮𝗹𝗮𝗿𝗺𝗮𝗻𝘁𝗲𝘀 𝗱𝗲 𝗡𝗮𝘃𝗮𝗿𝗿𝗲-𝗠𝗮𝗿𝗶𝗲𝙋𝙖𝙧 𝙅𝙖𝙨𝙫𝙞𝙣 𝙎𝙤𝙠 𝘼𝙥𝙥𝙖𝙙𝙪...
29/05/2026

𝗣𝗡𝗤 : 𝗱𝗿𝗼𝗴𝘂𝗲𝘀, 𝗺𝗮𝗻𝗶𝗽𝘂𝗹𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗲𝘁 𝗰𝗵𝗮𝗼𝘀 𝗮̀ 𝗖𝗮𝗽 𝗟’𝗘𝘀𝗽𝗼𝗶𝗿…
𝗹𝗲𝘀 𝗿𝗲́𝘃𝗲́𝗹𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻𝘀 𝗮𝗹𝗮𝗿𝗺𝗮𝗻𝘁𝗲𝘀 𝗱𝗲 𝗡𝗮𝘃𝗮𝗿𝗿𝗲-𝗠𝗮𝗿𝗶𝗲

𝙋𝙖𝙧 𝙅𝙖𝙨𝙫𝙞𝙣 𝙎𝙤𝙠 𝘼𝙥𝙥𝙖𝙙𝙪

Pour sa première 𝘗𝘳𝘪𝘷𝘢𝘵𝘦 𝘕𝘰𝘵𝘪𝘤𝘦 𝘘𝘶𝘦𝘴𝘵𝘪𝘰𝘯 (PNQ) en tant que 𝘋𝘦𝘱𝘶𝘵𝘺 𝘗𝘳𝘪𝘮𝘦 𝘔𝘪𝘯𝘪𝘴𝘵𝘦𝘳 (DPM) au Parlement, ce vendredi 29 mai, Arianne Navarre-Marie n’a peut-être pas eu droit aux traditionnels « tap latab » à la fin de son intervention, mais elle a tout de même reçu les félicitations du Premier ministre, Navin Ramgoolam, ainsi que celles du numéro trois du gouvernement, Shakeel Mohamed.

Une reconnaissance sans doute liée au fait que la ministre, fraîchement propulsée au poste de DPM, a répondu du tac au tac aux nombreuses questions supplémentaires du leader de l’opposition, Joe Lesjongard.

Ce dernier avait consacré sa PNQ à la situation des 𝘙𝘦𝘴𝘪𝘥𝘦𝘯𝘵𝘪𝘢𝘭 𝘊𝘢𝘳𝘦 𝘐𝘯𝘴𝘵𝘪𝘵𝘶𝘵𝘪𝘰𝘯𝘴 (RCI), tombant sous la responsabilité du ministère de l’Égalité des genres et du Bien-être de la famille. Mais au-delà des échanges politiques et de la prestation remarquée de la DPM, plusieurs révélations particulièrement alarmantes ont émergé des réponses fournies au Parlement concernant le centre gouvernemental de Cap L’Espoir.

Arianne Navarre Marie a mis en lumière la situation extrêmement inquiétante régnant dans ce centre pour mineurs. Derrière les longues explications administratives et juridiques, plusieurs faits graves ont été révélés par la ministre elle-même, démontrant l’ampleur du malaise au sein de cette institution censée protéger des enfants vulnérables.

La DPM a d’abord confirmé qu’au total, 34 plaintes policières ont été enregistrées depuis décembre 2024 concernant les RCI. Un chiffre déjà alarmant en soi. Mais c’est surtout le cas de Cap L’Espoir qui retient l’attention, la ministre admettant qu’il existe un « 𝘱𝘢𝘵𝘵𝘦𝘳𝘯 𝘰𝘧 𝘪𝘯𝘴𝘵𝘪𝘵𝘶𝘵𝘪𝘰𝘯𝘢𝘭 𝘥𝘪𝘧𝘧𝘪𝘤𝘶𝘭𝘵𝘺 » dans cet établissement.

𝗗𝗲𝘀 𝗺𝗶𝗻𝗲𝘂𝗿𝘀 𝗱𝗲́𝘀𝗼𝗿𝗶𝗲𝗻𝘁𝗲́𝘀 𝗲𝘁 𝗽𝗼𝘀𝗶𝘁𝗶𝗳𝘀 𝗮𝘂 𝗰𝗮𝗻𝗻𝗮𝗯𝗶𝘀

Le premier épisode grave évoqué remonte au 1er juin 2025. Trois mineurs avaient fugué du centre avant d’être retrouvés dans un état jugé inquiétant. Selon la DPM, les enfants semblaient désorientés et avaient les yeux rouges. Transportés à l’hôpital SSRN, des tests rapides de dépistage avaient révélé que deux d’entre eux étaient positifs au cannabis.

Mais durant les échanges parlementaires, le leader de l’opposition a également évoqué la consommation de drogues synthétiques chez les enfants placés dans ces structures. Une situation qui soulève des questions extrêmement graves sur la sécurité, la supervision et l’environnement dans lequel évoluent ces mineurs. D’où la décision du ministère de faire appel à une surveillance policière à l’entrée des établissements, comme révélé par la DPM.

𝗦𝗲𝗽𝘁 𝗺𝗼𝗶𝘀 𝗮𝘃𝗮𝗻𝘁 𝗱𝗲 𝘀𝘂𝘀𝗽𝗲𝗻𝗱𝗿𝗲 𝗹𝗲𝘀 𝙘𝙖𝙧𝙚𝙜𝙞𝙫𝙚𝙧𝙨

Face à cet incident de juin 2025, la ministre affirme avoir ouvert une enquête interne. Pourtant, les six 𝘤𝘢𝘳𝘦𝘨𝘪𝘷𝘦𝘳𝘴 concernés n’ont été suspendus que le 9 janvier 2026, soit plus de sept mois après les faits. Une chronologie qui soulève déjà des interrogations sur la rapidité de réaction des autorités face à des accusations aussi graves impliquant des mineurs sous protection de l’État.

Entre-temps, le 5 décembre 2025, le centre avait pourtant été relancé officiellement, avec « 𝘥𝘦 𝘯𝘰𝘶𝘷𝘦𝘭𝘭𝘦𝘴 𝘧𝘢𝘤𝘪𝘭𝘪𝘵𝘦́𝘴 𝘦𝘵 𝘥𝘦 𝘯𝘰𝘶𝘷𝘦𝘢𝘶𝘹 𝘱𝘳𝘰𝘨𝘳𝘢𝘮𝘮𝘦𝘴 » censés renforcer l’approche centrée sur l’enfant. Mais à peine quelques semaines plus t**d, le 20 janvier, le nouveau 𝘚𝘩𝘦𝘭𝘵𝘦𝘳 𝘔𝘢𝘯𝘢𝘨𝘦𝘳 démissionnait.

« 𝙍𝙚𝙥𝙚𝙖𝙩𝙚𝙙 𝙙𝙞𝙛𝙛𝙞𝙘𝙪𝙡𝙩𝙞𝙚𝙨 » 𝗺𝗮𝗹𝗴𝗿𝗲́ 𝗹𝗮 𝗽𝗿𝗲́𝘀𝗲𝗻𝗰𝗲 𝗽𝗼𝗹𝗶𝗰𝗶𝗲̀𝗿𝗲 𝟮𝟰/𝟳

La DPM reconnaît qu’après cette réouverture, le centre a connu des « 𝘳𝘦𝘱𝘦𝘢𝘵𝘦𝘥 𝘥𝘪𝘧𝘧𝘪𝘤𝘶𝘭𝘵𝘪𝘦𝘴 𝘥𝘪𝘴𝘳𝘶𝘱𝘵𝘪𝘯𝘨 𝘪𝘵𝘴 𝘰𝘱𝘦𝘳𝘢𝘵𝘪𝘰𝘯 », avec plusieurs incidents signalés. Elle admet aussi que la situation a provoqué une pénurie persistante de 𝘤𝘢𝘳𝘦𝘨𝘪𝘷𝘦𝘳𝘴, compromettant directement « 𝘭𝘢 𝘴𝘶𝘱𝘦𝘳𝘷𝘪𝘴𝘪𝘰𝘯 𝘦𝘵 𝘭𝘢 𝘴𝘦́𝘤𝘶𝘳𝘪𝘵𝘦́ » des enfants.

Autre révélation particulièrement grave : malgré la présence 24/7 de la police, des séances de 𝘤𝘰𝘶𝘯𝘴𝘦𝘭𝘭𝘪𝘯𝘨 par des psychologues et plusieurs interventions ministérielles, les autorités semblent avoir perdu le contrôle de la situation au centre.

𝗟𝗮 𝗗𝗣𝗠 𝗿𝗲́𝘃𝗲̀𝗹𝗲 𝗹’𝗲𝘅𝗶𝘀𝘁𝗲𝗻𝗰𝗲 𝗱’𝗲𝗺𝗽𝗹𝗼𝘆𝗲́𝘀 𝗺𝗮𝗻𝗶𝗽𝘂𝗹𝗮𝘁𝗲𝘂𝗿𝘀

C’est surtout dans la dernière partie de sa réponse que la DPM a fait des aveux particulièrement troublants.

Elle affirme qu’il existe au sein de Cap L’Espoir un système où l'ambiance dépend entièrement de l’équipe de 𝘤𝘢𝘳𝘦𝘨𝘪𝘷𝘦𝘳𝘴 en service. Selon ses propres mots, lorsque certains employés sont de garde, l’environnement est calme. Mais avec d’autres équipes, l’atmosphère devient tendue et les incidents explosent, incluant des fugues de mineurs.

Plus grave encore, suite à une question de la 𝘊𝘩𝘪𝘦𝘧 𝘞𝘩𝘪𝘱, Stéphanie Anquetil, la ministre reconnaît ouvertement que certains 𝘤𝘢𝘳𝘦𝘨𝘪𝘷𝘦𝘳𝘴 auraient développé un comportement « 𝘤𝘭𝘢𝘯𝘪𝘲𝘶𝘦 » et manipuleraient les enfants, provoquant ainsi des comportements incontrôlables et perturbateurs.

Un aveu extrêmement sérieux venant d’une ministre responsable de la protection de l’enfance. Car cette déclaration revient à reconnaître que des membres du personnel, censés encadrer et protéger ces mineurs, participeraient eux-mêmes à alimenter le chaos au sein de l’institution, sans aucune sanction jusqu’à présent. D’où la remarque de Paul Bérenger : « 𝘓𝘪𝘮𝘦𝘮 𝘭𝘪 𝘱𝘦 𝘢𝘷𝘰𝘶𝘦… »

𝗗𝗲𝘀 𝗮𝗳𝗳𝗶𝗹𝗶𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻𝘀 𝗽𝗼𝗹𝗶𝘁𝗶𝗾𝘂𝗲𝘀 𝗾𝘂𝗶 « 𝙘𝙤𝙢𝙥𝙧𝙤𝙢𝙚𝙩𝙩𝙚𝙣𝙩 » 𝗹𝗲 𝗰𝗲𝗻𝘁𝗿𝗲

La DPM va encore plus loin en affirmant que plusieurs employés du centre possèdent des affiliations politiques qui « 𝘤𝘰𝘮𝘱𝘳𝘰𝘮𝘦𝘵𝘵𝘦𝘯𝘵 𝘴𝘦́𝘳𝘪𝘦𝘶𝘴𝘦𝘮𝘦𝘯𝘵 𝘭𝘦 𝘣𝘰𝘯 𝘧𝘰𝘯𝘤𝘵𝘪𝘰𝘯𝘯𝘦𝘮𝘦𝘯𝘵 » de l’institution.

Ces déclarations soulèvent une contradiction majeure. D’un côté, le gouvernement affirme avoir repris le contrôle de la situation depuis son arrivée au pouvoir. De l’autre, la ministre reconnaît elle-même que malgré les comités, les réunions, la présence policière, les enquêtes, les suspensions et les restructurations successives, le centre reste plongé dans une crise profonde.

𝗟’𝗘́𝘁𝗮𝘁 𝗮𝗱𝗺𝗲𝘁 𝘂𝗻𝗲 𝗰𝗿𝗶𝘀𝗲 𝗽𝗿𝗼𝗳𝗼𝗻𝗱𝗲

La création d’un comité interministériel, les quatre réunions organisées, les propositions de réformes légales et même le projet d’un centre spécialisé pour enfants à problèmes comportementaux démontrent surtout que l’État reconnaît aujourd’hui l’existence d’une situation devenue extrêmement préoccupante.

Car au final, derrière les annonces administratives et les structures mises en place, les faits révélés au Parlement restent accablants : des mineurs qui fuguent, des enfants testés positifs à la drogue, des allégations de consommation de drogues synthétiques, des encadrants accusés de manipulation, une pénurie de personnel, une gestion instable et une institution qui semble fonctionner dans un climat de crise permanente.
https://www.scoop.mu/actualite/pnq-drogues-manipulation-et-chaos-a-cap-lespoir-les-revelations-alarmantes-de-navarre-marie/

🎙️ 𝐒𝐏𝐎𝐓𝐋𝐈𝐆𝐇𝐓 𝟐𝟖.𝟎𝟓.𝟐𝟎𝟐𝟔 —𝐑𝐞𝐯𝐮𝐞 𝐝𝐞 𝐥'𝐚𝐜𝐭𝐮𝐚𝐥𝐢𝐭𝐞́ 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐉𝐚𝐬𝐯𝐢𝐧 & 𝐍𝐚𝐫𝐚𝐢𝐧𝐀𝐮 𝐬𝐨𝐦𝐦𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐜𝐞 𝐬𝐨𝐢𝐫 :1.Grosse tension au Parlement en...
28/05/2026

🎙️ 𝐒𝐏𝐎𝐓𝐋𝐈𝐆𝐇𝐓 𝟐𝟖.𝟎𝟓.𝟐𝟎𝟐𝟔 —𝐑𝐞𝐯𝐮𝐞 𝐝𝐞 𝐥'𝐚𝐜𝐭𝐮𝐚𝐥𝐢𝐭𝐞́ 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐉𝐚𝐬𝐯𝐢𝐧 & 𝐍𝐚𝐫𝐚𝐢𝐧
𝐀𝐮 𝐬𝐨𝐦𝐦𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐜𝐞 𝐬𝐨𝐢𝐫 :
1.Grosse tension au Parlement entre Reza Uteem et Joanna Bérenger
-Clash explosif autour du recrutement des travailleurs étrangers.
- Propos jugés racistes ?
-Et Lexus ? Toujours aucune réponse… encore une polémique sur les travailleurs étrangers. Trop de questions sans réponses pour le ministre du Travail ?

2.PNQ — Hausse du Repo Rate
Navin Ramgoolam esquive-t-il les vraies questions ?
- Aides aux plus démunis absentes des réponses…
- Taux directeur à 4,75 % : qui gagne vraiment ?
-Les banques grandes bénéficiaires ?

3.⚖️ Constitutional Review Commission Bill
-Freedom of Information Act : enfin une réalité ?
-Président avec davantage de pouvoirs ?
-Ramgoolam vise-t-il la présidence ?
-Pourquoi écarter le leader de l’opposition des consultations constitutionnelles ?

4.Silver Bank — Tanuja Nair
-Toujours aucune convocation ?
-Pourquoi ce silence ?
-Qu'est-ce qui trame derriere les honoraires légaux énormes ?

📍 𝐒𝐩𝐨𝐭𝐥𝐢𝐠𝐡𝐭 - 𝐋𝐞𝐬 𝐯𝐫𝐚𝐢𝐞𝐬 𝐪𝐮𝐞𝐬𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬. 𝐒𝐚𝐧𝐬 𝐟𝐢𝐥𝐭𝐫𝐞.

Au sommaire ce soir :-Grosse tension au Parlement entre Reza Uteem et Joanna Bérenger-Clash explosif autour du recrutement des travailleurs étrangers, entre ...

𝗘𝘃𝗮𝗰𝗼 : 𝗹𝗮 𝗰𝗵𝘂𝘁𝗲 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗺𝗮𝗶𝘀𝗼𝗻 𝗠𝗮𝘆𝗲𝗿𝙋𝙖𝙧 𝙉𝙖𝙧𝙖𝙞𝙣 𝙅𝙖𝙨𝙤𝙙𝙖𝙣𝙖𝙣𝙙Le promoteur immobilier Evaco a été mis sous 𝘳𝘦𝘤𝘦𝘪𝘷𝘦𝘳𝘴𝘩𝘪𝘱 par la...
28/05/2026

𝗘𝘃𝗮𝗰𝗼 : 𝗹𝗮 𝗰𝗵𝘂𝘁𝗲 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗺𝗮𝗶𝘀𝗼𝗻 𝗠𝗮𝘆𝗲𝗿

𝙋𝙖𝙧 𝙉𝙖𝙧𝙖𝙞𝙣 𝙅𝙖𝙨𝙤𝙙𝙖𝙣𝙖𝙣𝙙

Le promoteur immobilier Evaco a été mis sous 𝘳𝘦𝘤𝘦𝘪𝘷𝘦𝘳𝘴𝘩𝘪𝘱 par la Silver Bank et la State Bank of Mauritius (SBM), auxquelles il doit
Rs 276 millions et Rs 2,5 milliards respectivement. La SBM s'est exposée à Rs 2 milliards supplémentaires après avoir pris l’obligation d’achever le projet Cap Marina d’Evaco si ce dernier ne le fait pas. Cela, en vertu d’une garantie financière d'achèvement (GFA ‒ 𝘷𝘰𝘪𝘳 𝘱𝘭𝘶𝘴 𝘣𝘢𝘴).

Mais il y a plus. Evaco aurait émis des obligations (𝘣𝘰𝘯𝘥𝘴) de
Rs 650 millions en 2019, puis de Rs 650 millions, avec la SBM, en 2024, pour éponger les 𝘣𝘰𝘯𝘥𝘴 de 2019. Et encore une troisième fois, en 2025, pour Rs 399 millions, toujours pour éponger ses dettes. La SBM savait-elle que les obligations servaient à rembourser des dettes auprès de la… SBM ?

Depuis quelques mois, Evaco, dont le président fondateur est Arnaud Mayer, ne rembourse plus ses dettes à ses créanciers, dont une compagnie d’assurance. L’entreprise demande encore de l’argent à la SBM pour terminer la construction des villas et appartements de luxe de son projet Cap Marina, à Cap-Malheureux.
Mais la banque ne veut plus accéder à ses requêtes. Selon nos informations, les sommes avancées récemment n’auraient pas été utilisées pour l’achèvement de la construction.

Pour un ancien employé de la SBM, cette dernière a été trop généreuse avec Evaco… sous le gouvernement MSM. Y a-t-il eu des ingérences politiques ? Ou des complicités au sein de la SBM ? Un ex-haut-cadre de la SBM est soupçonné d’avoir non seulement laissé filer les dettes d’Evaco mais aussi d’avoir fait croire à la direction de la banque que tout allait bien. Après avoir démissionné de la SBM, il a pris de l’emploi comme consultant chez Evaco. On le voit souvent s’y rendre au volant d’une de ses trois voitures de luxe.

Après le changement de gouvernement et de direction à la SBM, les robinets ont été fermés pour le groupe Evaco, qui est composé officiellement des sociétés Evaco Property, Evaco Services, Evaco Worldwide, Evaco Leisure, Stantons et Fairstone Construction.

𝗜𝗻𝘃𝗲𝘀𝘁𝗶𝘀𝘀𝗲𝘂𝗿 𝗮𝗯𝘀𝗲𝗻𝘁

Arnaud Mayer a promis depuis plusieurs mois à ses clients, employés et créanciers, que de l’argent frais était attendu venant d’un investisseur. Or, à ce jour, personne ne s’est présenté.

La Silver Bank, quant à elle, a financé non seulement des projets immobiliers d’Evaco à Maurice mais aussi en… Croatie. Une ancienne directrice de cette banque, Tanuja Nair, est même partie dans ce pays pour une visite du projet Secret Solta, qui allait être développé à travers un 𝘚𝘱𝘦𝘤𝘪𝘢𝘭 𝘗𝘶𝘳𝘱𝘰𝘴𝘦 𝘝𝘦𝘩𝘪𝘤𝘭𝘦, IDEA consultant.

Il faut savoir que c’est surtout le projet Cap Marina qui est en souffrance. Des clients se plaignent du ret**d des livraisons depuis 2024. Le projet est constitué de 337 appartements et villas de luxe sur 64 arpents, avec vue sur le Coin-de-Mire. Enfin, pas pour tous les clients, car tout dépend du prix de l’appart ou de la villa, vendu en moyenne à Rs 30 millions l’unité.

Plus de 70 % des propriétés de Cap Marina auraient été vendues, en majeure partie à des étrangers, surtout des Sud-Africains et des Français. Depuis sa création, Evaco en a vendu pour Rs 12 milliards !

Maintenant que la SBM a mis Evaco sous 𝘳𝘦𝘤𝘦𝘪𝘷𝘦𝘳𝘴𝘩𝘪𝘱, le promoteur devra terminer les travaux, qui pourraient coûter plus que les Rs 2 milliards sous la GFA. Il semble qu’aucune garantie solide n’ait été prise pour l’octroi de la GFA.

Même si l’on peut reprocher à cet ancien haut-cadre de la SBM, reconverti en consultant d’Evaco, d’avoir été coupable ‒ au moins de négligence, au pire de complicité ‒ les employés de la banque se demandent ce que faisaient la direction, les membres du 𝘣𝘰𝘢𝘳𝘥 et… la supervision de la Banque de Maurice.

Nos questions adressées à Evaco sont demeurées sans réponse.

𝗚𝗙𝗔 𝗲𝘁 𝗩𝗘𝗙𝗔
Les Mauriciens moyens acquéreurs en VEFA (vente en l’état futur d’achèvement) d’une maison et qui se font parfois arnaquer, comme les victimes des jumeaux Parmanund, n’ont pas de recours contre les promoteurs. En revanche, pour les projets IRS, PDS, RES, Smart City etc., destinés principalement aux étrangers, l’Economic Development Board impose aux promoteurs de fournir une GFA (garantie financière d'achèvement). Comme quoi, pour les étrangers, c’est le tapis rouge et pour les Mauriciens, des maisons à moitié achevées et des dettes.
https://www.scoop.mu/actualite/evaco-la-chute-de-la-maison-mayer/

𝗠𝗶𝗻𝗶-𝗦𝗰𝗼𝗼𝗽𝘀𝙋𝙖𝙧 𝙅𝙖𝙨𝙫𝙞𝙣 𝙎𝙤𝙠 𝘼𝙥𝙥𝙖𝙙𝙪𝗦𝗽𝗲𝗮𝗸𝗲𝗿 𝗮𝗿𝗯𝗶𝘁𝗿𝗲 𝗼𝘂 𝗷𝗼𝘂𝗲𝘂𝗿 ?Les critiques se multiplient contre la Speaker Shirin Aumeeru...
28/05/2026

𝗠𝗶𝗻𝗶-𝗦𝗰𝗼𝗼𝗽𝘀

𝙋𝙖𝙧 𝙅𝙖𝙨𝙫𝙞𝙣 𝙎𝙤𝙠 𝘼𝙥𝙥𝙖𝙙𝙪

𝗦𝗽𝗲𝗮𝗸𝗲𝗿 𝗮𝗿𝗯𝗶𝘁𝗿𝗲 𝗼𝘂 𝗷𝗼𝘂𝗲𝘂𝗿 ?

Les critiques se multiplient contre la Speaker Shirin Aumeeruddy-Cziffra, aussi bien dans l’opposition que dans la majorité. Certains lui reprochent son inaction lors de clashs au Parlement, d’autres ses interventions répétées pour commenter les débats.
Le dernier épisode concerne l’accrochage entre le ministre Reza Uteem et la députée Joanna Bérenger. Cette dernière a dénoncé l’absence de réaction de la Speaker face à des propos jugés racistes.

Mais ce qui fait surtout parler, ce sont les remerciements adressés par la Speaker au ministre Shakeel Mohamed pour son « 𝘱𝘰𝘪𝘯𝘵 𝘰𝘧 𝘰𝘳𝘥𝘦𝘳 » durant l’incident. Une sortie qui a surpris plusieurs députés, témoins de ces remerciements dans les couloirs de l’Assemblée nationale.
Une question commence à circuler : la Speaker est-elle toujours aussi impartiale qu’elle devrait l’être ?

𝗟𝗲𝘀 𝗯𝗮𝗰𝗸𝗯𝗲𝗻𝗰𝗵𝗲𝗿𝘀 𝗿𝗼𝘂𝗴𝗲𝘀 𝗽𝗿𝗲́𝗽𝗮𝗿𝗲𝗻𝘁 𝗹𝗲 𝗰𝗼𝗺𝗶𝘁𝗲́ 𝗱’𝗮𝗰𝗰𝘂𝗲𝗶𝗹
𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗗𝗣𝗠

À peine installée au poste de 𝘋𝘦𝘱𝘶𝘵𝘺 𝘗𝘳𝘪𝘮𝘦 𝘔𝘪𝘯𝘪𝘴𝘵𝘦𝘳, Arianne Navarre-Marie découvre les joies des tirs amis version majorité rouge. La semaine dernière, deux questions parlementaires déposées par Anabelle Savabaddy et la 𝘊𝘩𝘪𝘦𝘧 𝘞𝘩𝘪𝘱 Stéphanie Anquetil ont finalement été retirées en raison de l’absence de la DPM, partie à l’étranger rendre visite à sa mère. Un déplacement, précise-t-on, prévu bien avant sa nomination.

Mais à peine revenue dans l’hémicycle, la ministre devrait rapidement retrouver une ambiance plus électrique que familiale. Plusieurs 𝘣𝘢𝘤𝘬𝘣𝘦𝘯𝘤𝘩𝘦𝘳𝘴 rouges comptent revenir à la charge sur la gestion de certains 𝘴𝘩𝘦𝘭𝘵𝘦𝘳𝘴 relevant de son ministère. Un dossier déjà source de tensions et d’échanges corsés avant même qu’elle n’hérite du titre de DPM.

𝗙𝗿𝗼𝗻 𝗠𝗶𝗹𝗶𝘁𝗮𝗻 𝗣𝗿𝗼𝗴𝗿𝗲𝘀𝗶𝘀 : 𝗾𝘂𝗮𝗻𝗱 𝗝𝗼𝗮𝗻𝗻𝗮 𝗿𝗲𝗰𝗮𝗱𝗿𝗲 𝗽𝗮𝗽𝗮 𝗕𝗲́𝗿𝗲𝗻𝗴𝗲𝗿

À peine lancé, le Fron Militan Progresis (FMP) de Paul Bérenger commence déjà à attirer d’anciens militants MMM qui avaient quitté le navire après les multiples zigzags politiques du leader mauve. Mais si Paul Bérenger ferme clairement la porte aux Alan Ganoo, Steven Obeegadoo ou encore Kavy Ramano pour leur proximité avec le MSM, certaines anciennes figures du MMM auraient droit à un traitement plus… affectueux.

Parmi celles-ci : Pradeep Jeeha, ancien fidèle parmi les fidèles de Bérenger. Sauf que selon certains membres du FMP, Joanna Bérenger ne serait pas du tout enthousiaste à l’idée de voir revenir l’ancien cacique au bercail. La députée aurait même fait comprendre à son père que «𝘱𝘦𝘳𝘴𝘰𝘯𝘯𝘦 𝘯’𝘦𝘯 𝘷𝘦𝘶𝘵» au nouveau front. Au FMP, la ligne politique n’est donc peut-être pas le seul sujet de divergence entre père et fille…

𝗣𝗮𝗱𝗮𝘆𝗮𝗰𝗵𝘆 𝗱𝗲 𝗻𝗼𝘂𝘃𝗲𝗮𝘂 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝗹𝗲 𝘃𝗶𝘀𝗲𝘂𝗿… 𝗲𝘁 𝗯𝗶𝗲𝗻𝘁𝗼̂𝘁 𝗮𝘂 𝗖𝗖𝗜𝗗 ?

L’étau continue de se resserrer autour de Renganaden Padayachy. Mardi, au Parlement, le Premier ministre, Navin Ramgoolam, a confirmé que le Central Criminal Investigation Departement (CCID) devrait bientôt convoquer l’ancien Grand argentier après la plainte déposée contre lui par la Bank of Mauritius.

En cause: les déclarations de Padayachy affirmant que la Banque centrale aurait « 𝘪𝘮𝘱𝘳𝘪𝘮𝘦́ » plus de Rs 80 milliards supplémentaires. Une sortie rapidement démentie par la BoM… avant d’être ramenée en pleine séance parlementaire. Pendant que le CCID affine son agenda, le député Ashley Ramdass réclame carrément des poursuites civiles contre l’ancien ministre. Et selon Ramgoolam, cette option serait bel et bien « 𝘤𝘰𝘯𝘴𝘪𝘥𝘦́𝘳𝘦́𝘦 ».
Décidément, pour Padayachy, les auditions semblent devenir une activité à plein temps…

𝗧𝗼𝘂𝗿𝗶𝗮 𝗣𝗿𝗮𝘆𝗮𝗴 𝗰𝗼𝗺𝗺𝘂𝗻𝗶𝗰𝗮𝗻𝘁𝗲 𝗲𝘁 𝗰𝗼𝗻𝘀𝗲𝗶𝗹𝗹𝗲̀𝗿𝗲 𝗽𝗮𝗿𝗹𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁𝗮𝗶𝗿𝗲 ?
Nouvelle recrue au sein de la machine gouvernementale, Touria Prayag semble déjà vouloir imposer sa méthode. Parmi ses idées : une page Facebook « participative » où attachés de presse et citoyens seraient appelés à soumettre articles et contenus. Une recette qui rappelle surtout les grandes heures de la communication version années 2010.

Mais selon nos informations, son rôle ne s’arrêterait pas à la com’. Le Premier ministre, Navin Ramgoolam, aurait demandé qu’elle assiste désormais aux réunions parlementaires du lundi afin d’aider à préparer certaines réponses… et surtout rappeler, au besoin, les
« frasques » de l’ancien régime. Autrement dit: entre communication gouvernementale et cellule anti-MSM, la frontière semble parfois mince. Reste qu’au Prime Minister’s Office, certains collègues murmurent déjà que l’aventure pourrait être de courte durée… Ambiance.
https://www.scoop.mu/actualite/mini-scoops-35/

𝗦𝗶𝗹𝘃𝗲𝗿 𝗕𝗮𝗻𝗸 : 𝗽𝗼𝘂𝗿𝗾𝘂𝗼𝗶 𝗧𝗮𝗻𝘂𝗷𝗮 𝗡𝗮𝗶𝗿 𝗻’𝗮-𝘁-𝗲𝗹𝗹𝗲 𝗽𝗮𝘀 𝗲́𝘁𝗲́ 𝗶𝗻𝗾𝘂𝗶𝗲́𝘁𝗲́𝗲 ?𝙋𝙖𝙧 𝙉𝙖𝙧𝙖𝙞𝙣 𝙅𝙖𝙨𝙤𝙙𝙖𝙣𝙖𝙣𝙙Tout le monde parle du scandal...
27/05/2026

𝗦𝗶𝗹𝘃𝗲𝗿 𝗕𝗮𝗻𝗸 : 𝗽𝗼𝘂𝗿𝗾𝘂𝗼𝗶 𝗧𝗮𝗻𝘂𝗷𝗮 𝗡𝗮𝗶𝗿 𝗻’𝗮-𝘁-𝗲𝗹𝗹𝗲 𝗽𝗮𝘀 𝗲́𝘁𝗲́ 𝗶𝗻𝗾𝘂𝗶𝗲́𝘁𝗲́𝗲 ?

𝙋𝙖𝙧 𝙉𝙖𝙧𝙖𝙞𝙣 𝙅𝙖𝙨𝙤𝙙𝙖𝙣𝙖𝙣𝙙

Tout le monde parle du scandale de la Silver Bank et de ses
Rs 8,1 milliards de pertes (en fait Rs 9,1 milliards). Le député Khushal Lobine a interrogé, mardi 26 mai, le Premier ministre sur le rôle des directeurs de la supervision de la Banque de Maurice (BoM), Sudha Hurrymun et Urvashi Chuttarsing-Soobarah, dans l’affaire Silver Bank et SBM. Tout en épargnant soigneusement Ramsamy Chinniah, promu 𝘚𝘦𝘤𝘰𝘯𝘥 𝘋𝘦𝘱𝘶𝘵𝘺 𝘎𝘰𝘷𝘦𝘳𝘯𝘰𝘳 récemment…

Dans l’euphorie de la découverte de la négligence des superviseurs de la BoM, on a oublié l’essentiel : les vrais responsables de ces pertes, les directeurs et directrices de la Silver Bank, qui ont approuvé ces prêts ‒ devenus toxiques ‒ à des sociétés étrangères.

Tous ces directeurs ont déguerpi. Sauf une ex-directrice, Tanuja Nair. Elle était la 𝘋𝘦𝘱𝘶𝘵𝘺 𝘊𝘩𝘪𝘦𝘧 𝘌𝘹𝘦𝘤𝘶𝘵𝘪𝘷𝘦 𝘖𝘧𝘧𝘪𝘤𝘦𝘳 (CEO) de la Silver Bank avant d’être nommée 𝘢𝘤𝘵𝘪𝘯𝘨 𝘊𝘌𝘖. Pendant cinq jours. Pourtant, elle est la seule toujours à Maurice (puisque Mauricienne, mariée à un Indien) et qui peut expliquer comment ces milliards de prêts ont été approuvés, et surtout, qui tirait les ficelles.

𝗖𝗼𝗹𝗼𝗺𝗯𝗼 𝗲𝘁 𝗻𝗼𝗻 𝗙𝗖𝗖

Or, elle n’a pas été inquiétée. Elle a même pu voyager en de nombreuses occasions pour Dubaï, l’Inde et le Sri Lanka, où elle s’est affichée sur son compte LinkedIn en train de recevoir un prix au 𝘍𝘢𝘮𝘪𝘭𝘺 𝘖𝘧𝘧𝘪𝘤𝘦 𝘍𝘰𝘳𝘶𝘮 2026 𝘊𝘰𝘭𝘰𝘮𝘣𝘰 𝘌𝘥𝘪𝘵𝘪𝘰𝘯. Elle vient d’enlever la photo après avoir sans doute découvert que nous nous intéressions à elle.

Il subsiste cependant des traces de son passage à ce forum, où elle est la seule, parmi une vingtaine de participants, à avoir son nom publié partiellement : « 𝘔𝘳𝘴. 𝘛𝘢𝘯𝘶𝘫𝘢 𝘕.. - 𝘋𝘪𝘳𝘦𝘤𝘵𝘰𝘳 𝘰𝘧 𝘔𝘰𝘰𝘳𝘦𝘣𝘢𝘺 𝘊𝘢𝘱𝘪𝘵𝘢𝘭 𝘓𝘪𝘮𝘪𝘵𝘦𝘥 (𝘔𝘢𝘶𝘳𝘪𝘵𝘪𝘶𝘴). » Pourquoi ce demi-anonymat ?

Il faut savoir que c’est Tanuja Nair qui s’était envolée pour la Croatie en 2022 afin de visiter le site où Evaco comptait lancer un projet immobilier, avant d’approuver par la suite les prêts accordés à ce groupe aujourd’hui placé en 𝘳𝘦𝘤𝘦𝘪𝘷𝘦𝘳𝘴𝘩𝘪𝘱. Elle a pris l’avion en de nombreuses autres occasions – comme une ministre ! ‒ pour Dubaï, entre autres, aux frais de la Silver Bank. C’est elle qui aurait été en contact permanent avec Prateek Gupta.

Avant de se joindre à la Silver Bank en 2022, elle était à AfriLife Insurance, compagnie soupçonnée d’être contrôlée par le même Prateek Gupta.

Comme on le voit, Tanuja Nair est celle qui pourrait expliquer beaucoup de mystères dans l’affaire Siver Bank. Or, dix-huit mois après le changement de gouvernement, toujours rien. Est-ce en raison de son avocat ?

La Financial Crimes Commission nous informe (depuis 2025) que Tanuja Nair sera bientôt convoquée.
https://www.scoop.mu/actualite/silver-bank-pourquoi-tanuja-nair-na-t-elle-pas-ete-inquietee/

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