08/04/2025
𝗔𝘂𝗰𝘂𝗻𝗲 𝗽𝗿𝗲𝘂𝘃𝗲 𝗱’𝗮𝗴𝗿𝗲𝘀𝘀𝗶𝗼𝗻 𝘀𝗲𝘅𝘂𝗲𝗹𝗹𝗲 𝗲𝗻𝘁𝗿𝗲 𝗺𝗶𝗻𝗶𝘀𝘁𝗿𝗲𝘀 𝘁𝗰𝗵𝗮𝗱𝗶𝗲𝗻 𝗲𝘁 𝗻𝗶𝗴𝗲́𝗿𝗶𝗲𝗻𝗻𝗲 : 𝗮𝘁𝘁𝗲𝗻𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗮̀ 𝗹𝗮 𝗿𝘂𝗺𝗲𝘂𝗿 𝘃𝗶𝗿𝗮𝗹𝗲
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𝑬𝒏 𝒃𝒓𝒆𝒇 - 𝑼𝒏𝒆 𝒑𝒖𝒃𝒍𝒊𝒄𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒗𝒊𝒓𝒂𝒍𝒆 𝒑𝒂𝒓𝒕𝒂𝒈𝒆́𝒆 𝒍𝒆 7 𝒂𝒗𝒓𝒊𝒍 2025 𝒑𝒂𝒓 𝒍𝒂 𝒑𝒂𝒈𝒆 𝑭𝒂𝒄𝒆𝒃𝒐𝒐𝒌 𝑻𝒄𝒉𝒂𝒅 𝑴𝒐𝒏 𝑷𝒂𝒚𝒔 𝒂𝒗𝒂𝒏𝒄𝒆 𝒒𝒖’𝒖𝒏 𝒎𝒊𝒏𝒊𝒔𝒕𝒓𝒆 𝒕𝒄𝒉𝒂𝒅𝒊𝒆𝒏 𝒂𝒖𝒓𝒂𝒊𝒕 𝒂𝒈𝒓𝒆𝒔𝒔𝒆́ 𝒔𝒆𝒙𝒖𝒆𝒍𝒍𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕 𝒖𝒏𝒆 𝒎𝒊𝒏𝒊𝒔𝒕𝒓𝒆 𝒏𝒊𝒈𝒆́𝒓𝒊𝒆𝒏𝒏𝒆 𝒍𝒐𝒓𝒔 𝒅’𝒖𝒏 𝒔𝒆́𝒋𝒐𝒖𝒓 𝒐𝒇𝒇𝒊𝒄𝒊𝒆𝒍. 𝑪𝒆𝒔 𝒂𝒄𝒄𝒖𝒔𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏𝒔 𝒔𝒐𝒏𝒕 𝒊𝒏𝒇𝒐𝒏𝒅𝒆́𝒆𝒔 𝒆𝒕 𝒐𝒏𝒕 𝒆́𝒕𝒆́ 𝒇𝒐𝒓𝒎𝒆𝒍𝒍𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕 𝒅𝒆́𝒎𝒆𝒏𝒕𝒊𝒆𝒔 𝒑𝒂𝒓 𝒍’𝒊𝒏𝒕𝒆́𝒓𝒆𝒔𝒔𝒆́𝒆.
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Dans un long texte romancé publié le 7 avril, la page Tchad Mon Pays — suivie par plus de 8 000 abonnés — affirme que le ministre tchadien de la Communication, Gassim Chérif Mahamat, aurait eu un comportement déplacé envers la ministre nigérienne de l’Artisanat et du Tourisme, Mme Soufiane Aghaichata Guichene. Le texte, au ton sensationnaliste, va jusqu’à évoquer une “agression sexuelle” survenue dans un hôtel. En sept heures, la publication a généré près de 200 commentaires, 90 partages et plus de 150 réactions.
𝗨𝗻 𝘀𝗲́𝗷𝗼𝘂𝗿 𝗼𝗳𝗳𝗶𝗰𝗶𝗲𝗹 𝗯𝗶𝗲𝗻 𝗿𝗲́𝗲𝗹
Le ministre tchadien de la Communication et porte-parole du gouvernement, Gassim Chérif Mahamat, séjourne effectivement au Niger depuis le 2 avril 2025, dans le cadre de la 6ᵉ édition du Festival des Civilisations du Fleuve, tenue le 5 avril à Boubon, dans la région de Tillabéri. En marge de cet événement, il a, avec sa délégation, participé le dimanche 6 avril à une excursion à Kouré, également située dans la région de Tillabéri, en compagnie de la ministre nigérienne du Tourisme et de l’Artisanat, Mme Aghaichata Guichen, ainsi que des diplomates accrédités au Niger. Cette visite s’est déroulée dans un cadre officiel, mettant en valeur les atouts naturels et culturels de la zone.
𝗟𝗲 𝗱𝗼𝘂𝗯𝗹𝗲 𝗱𝗲́𝗺𝗲𝗻𝘁𝗶 𝗼𝗳𝗳𝗶𝗰𝗶𝗲𝗹
Interpellée par cette rumeur, la ministre nigérienne a réagi publiquement sur ses plateformes numériques. Dans un communiqué sobre mais ferme, elle déclare :
« 𝘑𝘦 𝘥𝘦́𝘮𝘦𝘯𝘴 𝘧𝘰𝘳𝘮𝘦𝘭𝘭𝘦𝘮𝘦𝘯𝘵 𝘭𝘦𝘴 𝘢𝘤𝘤𝘶𝘴𝘢𝘵𝘪𝘰𝘯𝘴 𝘮𝘦𝘯𝘴𝘰𝘯𝘨𝘦̀𝘳𝘦𝘴 𝘱𝘰𝘳𝘵𝘦́𝘦𝘴 𝘢̀ 𝘮𝘰𝘯 𝘦𝘯𝘤𝘰𝘯𝘵𝘳𝘦 𝘦𝘵 𝘥𝘪𝘧𝘧𝘶𝘴𝘦́𝘦𝘴 𝘴𝘶𝘳 𝘭𝘦𝘴 𝘳𝘦́𝘴𝘦𝘢𝘶𝘹 𝘴𝘰𝘤𝘪𝘢𝘶𝘹. 𝘊𝘦𝘴 𝘱𝘳𝘰𝘱𝘰𝘴 𝘴𝘰𝘯𝘵 𝘵𝘰𝘵𝘢𝘭𝘦𝘮𝘦𝘯𝘵 𝘧𝘢𝘶𝘹, 𝘥𝘪𝘧𝘧𝘢𝘮𝘢𝘵𝘰𝘪𝘳𝘦𝘴 𝘦𝘵 𝘱𝘰𝘳𝘵𝘦𝘯𝘵 𝘨𝘳𝘢𝘷𝘦𝘮𝘦𝘯𝘵 𝘢𝘵𝘵𝘦𝘪𝘯𝘵𝘦 𝘢̀ 𝘮𝘰𝘯 𝘩𝘰𝘯𝘯𝘦𝘶𝘳, 𝘢̀ 𝘮𝘢 𝘥𝘪𝘨𝘯𝘪𝘵𝘦́ 𝘦𝘵 𝘢̀ 𝘮𝘦𝘴 𝘧𝘰𝘯𝘤𝘵𝘪𝘰𝘯𝘴. »
« 𝘑𝘦 𝘮𝘦 𝘳𝘦́𝘴𝘦𝘳𝘷𝘦 𝘭𝘦 𝘥𝘳𝘰𝘪𝘵 𝘥’𝘦𝘯𝘨𝘢𝘨𝘦𝘳 𝘥𝘦𝘴 𝘱𝘰𝘶𝘳𝘴𝘶𝘪𝘵𝘦𝘴 𝘤𝘰𝘯𝘵𝘳𝘦 𝘭𝘦𝘴 𝘢𝘶𝘵𝘦𝘶𝘳𝘴 𝘥𝘦 𝘤𝘦𝘴 𝘧𝘢𝘶𝘴𝘴𝘦𝘴 𝘪𝘯𝘧𝘰𝘳𝘮𝘢𝘵𝘪𝘰𝘯𝘴. »
De son côté, le ministre tchadien, Gassim Chérif Mahamat, a également apporté un démenti officiel. Il a qualifié les accusations de « graves et infondées », les attribuant à une « manipulation malveillante ». Dans un message publié sur ses propres canaux, il a dénoncé une tentative de nuire à son image et a précisé qu'il se réservait le droit de porter plainte contre les auteurs de ces fausses informations. Il a également appelé à la vigilance face à la montée de la désinformation sur les réseaux sociaux.
𝗗𝗲𝘀 𝗽𝗿𝗲𝘂𝘃𝗲𝘀 𝗶𝗻𝗲𝘅𝗶𝘀𝘁𝗮𝗻𝘁𝗲𝘀
Aucune autre source indépendante, aucun média crédible ni institution officielle (au Niger ou au Tchad) n’a confirmé les faits évoqués dans la publication.
𝗖𝗼𝗻𝗰𝗹𝘂𝘀𝗶𝗼𝗻
Il n’existe à ce jour aucun élément factuel ou vérifiable permettant de confirmer les allégations circulant sur les réseaux sociaux. La ministre mise en cause a catégoriquement démenti les faits, qualifiant la rumeur de diffamatoire. De même, le ministre tchadien a réagi avec fermeté en dénonçant une campagne de désinformation. En l’absence de preuves, cette information doit être considérée comme infondée.
Niger-FactCheck