Niger-FactCheck

Niger-FactCheck Média nigérien de vérification des faits. « La vérité par les faits ».

𝗙𝗔𝗨𝗫 : 𝗮𝘂𝗰𝘂𝗻𝗲 𝘀𝗼𝘂𝗿𝗰𝗲 𝗳𝗶𝗮𝗯𝗹𝗲 𝗻’𝗮 𝗮𝗻𝗻𝗼𝗻𝗰𝗲́ 𝗹𝗮 𝗺𝗼𝗿𝘁 𝗱’𝗜𝘆𝗮𝗱 𝗔𝗴 𝗚𝗵𝗮𝗹𝗶Depuis les combats ayant opposé début juillet 2026 le Fr...
12/07/2026

𝗙𝗔𝗨𝗫 : 𝗮𝘂𝗰𝘂𝗻𝗲 𝘀𝗼𝘂𝗿𝗰𝗲 𝗳𝗶𝗮𝗯𝗹𝗲 𝗻’𝗮 𝗮𝗻𝗻𝗼𝗻𝗰𝗲́ 𝗹𝗮 𝗺𝗼𝗿𝘁 𝗱’𝗜𝘆𝗮𝗱 𝗔𝗴 𝗚𝗵𝗮𝗹𝗶

Depuis les combats ayant opposé début juillet 2026 le Front de libération de l’Azawad (FLA) et le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) aux Forces armées maliennes (FAMa) appuyées par l’Africa Corps, plusieurs publications circulent en ligne affirmant qu’Iyad Ag Ghali, chef du JNIM, aurait été blessé ou tué. Ces affirmations reposent sur des contenus non authentifiés et plusieurs montages attribués à tort à des médias ou journalistes.

Une image largement partagée sur les réseaux sociaux prétend notamment montrer une Une du quotidien algérien El Watan annonçant la mort d’Iyad Ag Ghali. Après vérification, cette publication est fausse : il s’agit d’une Une falsifiée.

L’image reprend les éléments graphiques d’une véritable édition du journal, le numéro 10870 daté du samedi 11 juillet 2026, mais son contenu et sa date ont été modifiés. La Une originale de cette édition ne mentionne pas Iyad Ag Ghali. Son titre principal, « Une nouvelle génération d’officiers », est consacré à la cérémonie de sortie de promotions à l’Académie militaire de Cherchell.

L'éditions suivante du quotidien ne fait pas davantage état d’une annonce concernant la mort du chef du JNIM. Le numéro 10871 du dimanche 12 juillet 2026 met notamment en avant le réchauffement des relations entre Alger et Bamako, sans évoquer une telle information.

Cette fausse Une s’inscrit dans une série de contenus apparus en ligne après les affrontements dans le nord du Mali. Des publications ont notamment affirmé qu’Iyad Ag Ghali aurait été blessé au dos lors des combats, en relayant une déclaration Facebook de l’Africa Corps affirmant l’avoir touché. D’autres messages ont prétendu qu’il aurait été hospitalisé en Algérie.

Plusieurs images et captures d’écran diffusées à l’appui de ces affirmations ont cependant été manipulées. Certaines ont détourné l’identité visuelle ou les comptes de journalistes, notamment en attribuant à tort au journaliste de France 24 Wassim Nasr des propos annonçant une blessure et une prise en charge médicale d’Iyad Ag Ghali en Algérie. D’autres montages montrent le chef du JNIM supposé hospitalisé, dans un lit médicalisé avec des pansements et des perfusions, sans qu’aucun élément fiable ne permette d’en établir l’authenticité.

Aucun média reconnu n’a confirmé à ce stade la mort ou l’hospitalisation d’Iyad Ag Ghali. Les affirmations attribuant une telle annonce au journal Tout sur l’Algérie sont également infondées.

𝗖𝗼𝗻𝗰𝗹𝘂𝘀𝗶𝗼𝗻 : 𝗹𝗲𝘀 𝗰𝗼𝗻𝘁𝗲𝗻𝘂𝘀 𝗮𝗳𝗳𝗶𝗿𝗺𝗮𝗻𝘁 𝗾𝘂’𝗘𝗹 𝗪𝗮𝘁𝗮𝗻, 𝗧𝗼𝘂𝘁 𝘀𝘂𝗿 𝗹’𝗔𝗹𝗴𝗲́𝗿𝗶𝗲 𝗼𝘂 𝗱𝗲𝘀 𝗷𝗼𝘂𝗿𝗻𝗮𝗹𝗶𝘀𝘁𝗲𝘀 𝗰𝗼𝗺𝗺𝗲 𝗪𝗮𝘀𝘀𝗶𝗺 𝗡𝗮𝘀𝗿 𝗮𝘂𝗿𝗮𝗶𝗲𝗻𝘁 𝗮𝗻𝗻𝗼𝗻𝗰𝗲́ 𝗹𝗮 𝗺𝗼𝗿𝘁 𝗼𝘂 𝗹’𝗵𝗼𝘀𝗽𝗶𝘁𝗮𝗹𝗶𝘀𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱’𝗜𝘆𝗮𝗱 𝗔𝗴 𝗚𝗵𝗮𝗹𝗶 𝗿𝗲𝗽𝗼𝘀𝗲𝗻𝘁 𝘀𝘂𝗿 𝗱𝗲𝘀 𝗺𝗮𝗻𝗶𝗽𝘂𝗹𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻𝘀 𝗱’𝗶𝗺𝗮𝗴𝗲𝘀 𝗲𝘁 𝗱𝗲 𝗽𝘂𝗯𝗹𝗶𝗰𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻𝘀. 𝗜𝗹𝘀 𝗻𝗲 𝗰𝗼𝗻𝘀𝘁𝗶𝘁𝘂𝗲𝗻𝘁 𝗽𝗮𝘀 𝗱𝗲𝘀 𝗽𝗿𝗲𝘂𝘃𝗲𝘀 𝗱’𝘂𝗻𝗲 𝗶𝗻𝗳𝗼𝗿𝗺𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗰𝗼𝗻𝗳𝗶𝗿𝗺𝗲́𝗲.

ALERTE ARNAQUE ! (Photo 1)FAUSSE SUBVENTION AGRICOLE 2026Le RECA informe les producteurs, coopératives et acteurs du sec...
01/04/2026

ALERTE ARNAQUE ! (Photo 1)
FAUSSE SUBVENTION AGRICOLE 2026
Le RECA informe les producteurs, coopératives et acteurs du secteur agricole du Niger qu’un message circule actuellement annonçant un prétendu programme de subventions agricoles 2026 avec un lien de téléchargement.
ATTENTION : CE MESSAGE EST SUSPECT ET CONSTITUE UNE ARNAQUE. (Photo 2)

1. Ce lien utilise des raccourcis rb.gy non officiels.
2. Aucune communication n’a été faite via les canaux officiels du Ministère.
3. Une demande de téléchargement et de soumission de documents sans cadre clair.
4. Un risque de collecte frauduleuse de vos informations personnelles.

À ne pas faire :
Ne cliquez pas sur le lien
Ne partagez aucune information personnelle ou professionnelle
Vérifiez toujours les informations auprès des sources officielles.
Les programmes officiels du Ministère sont toujours diffusés via des canaux fiables et vérifiables (sites officiels, communiqués officiels, radios reconnues).

Après vérification, des messages similaires ont été signalés en Guinée (Photo 3), utilisant le même mode opératoire. Cela confirme qu’il s’agit d’une arnaque organisée et répétée.

RECA

Niger : le silence des institutions, carburant invisible de la désinformationAu Niger, la désinformation est souvent pré...
21/02/2026

Niger : le silence des institutions, carburant invisible de la désinformation

Au Niger, la désinformation est souvent présentée comme un problème technologique ou extérieur. On évoque les réseaux sociaux, les campagnes d’influence, l’intelligence artificielle, les puissances étrangères. Ces facteurs existent. Mais ils ne suffisent pas à expliquer la vulnérabilité de l’espace public.

Un élément structurel est rarement interrogé : la faiblesse du lien entre les institutions et la presse.

Dans de nombreuses administrations, il n’existe ni service de presse clairement identifié, ni porte-parole officiellement désigné, ni procédure simple permettant aux journalistes de vérifier rapidement une information. Les contacts ne sont pas publics. Les canaux de réponse ne sont pas formalisés. La communication repose souvent sur des circuits informels.

Or, dans un environnement numérique saturé de contenus douteux, cette absence de mécanisme clair devient un problème central.

Quand un communiqué attribué à un ministère circule sur les réseaux sociaux, la vérification devrait être simple : un contact presse, une confirmation, un démenti si nécessaire. En pratique, l’accès est difficile. Les réponses t**dent. Parfois, elles ne viennent pas.

Le résultat est prévisible : le doute s’installe, l’interprétation prend le dessus, et le faux peut s’enraciner.

La désinformation prospère moins par sa sophistication que par les failles qu’elle exploite. Et l’une de ces failles est institutionnelle.

Il ne s’agit pas d’opposer l’État aux médias. Au contraire. La presse professionnelle a besoin d’interlocuteurs clairs pour exercer son travail de vérification. Sans accès minimal à l’information officielle, le journalisme devient fragile. Et lorsque le journalisme se fragilise, l’espace est occupé par des sources moins rigoureuses.

Dans l’ère de l’intelligence artificielle, où une image générée ou un document falsifié peut circuler en quelques minutes, la réactivité institutionnelle n’est plus un luxe. Elle est une condition de crédibilité.

La souveraineté informationnelle commence par une organisation simple :
identifier qui parle au nom de l’institution,
rendre ce contact accessible,
répondre rapidement aux demandes de clarification.

Ce ne sont pas des exigences excessives.
Ce sont des mécanismes de base d’un écosystème médiatique fonctionnel.

Le débat sur la désinformation ne peut pas se limiter à la responsabilité des citoyens ou aux dérives des plateformes. Il doit aussi poser une question plus inconfortable : les institutions disposent-elles des outils nécessaires pour dialoguer avec la presse ?

À l’ère numérique, le silence n’est plus seulement une absence de parole.
Il est souvent le produit d’un système qui ne facilite pas la transparence.
Et parfois, un carburant invisible de la désinformation.

Et tant que ce système restera fragile, la désinformation trouvera toujours un espace pour prospérer.



La vidéo de « retour » de l’ambassadeur du Mali en Algérie est ancienne et sortie de son contexteDepuis la visite offici...
17/02/2026

La vidéo de « retour » de l’ambassadeur du Mali en Algérie est ancienne et sortie de son contexte

Depuis la visite officielle du général Abdourahamane Tiani à Algérie (15 et 16 février 2026), une vidéo circule largement sur les réseaux sociaux.
Des publications affirment qu’elle montrerait un imminent retour en poste de l’ambassadeur du Mali à Alger, présenté comme un résultat immédiat du déplacement diplomatique.

Certains messages affirment notamment :

« Le résultat du voyage (…) commence déjà à donner ses fruits ? L'ambassadeur du Mali en Algérie va bientôt prendre service ».

Après vérification, cette affirmation est fausse : la vidéo ne date pas de 2026 et n’a aucun lien avec la visite de Tiani.

Une vidéo tournée un an plus tôt

La séquence montre en réalité de l'ambassadeur Mohamed Amaga Dolo reçu en audience par le chef de l’État malien Assimi Goïta.

Or cet événement s’est déroulé le 20 février 2025, lorsque le diplomate s’apprêtait à rejoindre son poste à Alger après sa nomination en octobre 2024.
Il s’agissait alors de la procédure normale précédant une prise de fonction diplomatique, pas d’un retour lié à l’actualité.

Quelques semaines plus t**d, le 18 mars 2025, il était officiellement accrédité par le président Abdelmadjid Tebboune, marquant déjà à l’époque une tentative d’apaisement entre les deux pays.

Pourquoi la confusion aujourd’hui ?

Fin avril 2025, une crise majeure avait éclaté entre Alger et Bamako après la destruction d’un drone malien près de la frontière.
Le Mali et ses alliés de l’Alliance des États du Sahel (Niger et Burkina) avaient rappelé leurs ambassadeurs, entraînant une rupture diplomatique durable.

Depuis février 2026, seule la relation Niger-Algérie s’est réchauffée avec le retour des ambassadeurs et la visite officielle du chef de l’État nigérien.
Aucune annonce officielle n’indique pour l’instant une reprise similaire entre l’Algérie et le Mali.

Conclusion

La vidéo est authentique… mais ancienne

- Elle date du 20 février 2025, pas de 2026

- Elle concerne une prise de fonction passée, pas un retour actuel

- Elle n’est pas liée à la visite de Tiani

👉 Il s’agit donc d’un contenu réel réutilisé hors contexte pour suggérer une évolution diplomatique qui n’a pas été annoncée.

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