04/06/2026
À Mons, chaque année, des dizaines d'entreprises mettent leur logo sur les t-shirts du Lumeçon.
Et la plupart n'y gagneront jamais un seul nouveau client.
Soyons clairs avant d'aller plus loin. Le Doudou est une fête magnifique. C'est l'âme de Mons. C'est de la fierté. C'est du patrimoine immatériel reconnu par l'UNESCO. Et le jour du combat sur la Grand-Place, j'y suis comme tout le monde.
Mais en tant que professionnelle de la communication, je dois nommer quelque chose qui me dérange.
Quand une PME montoise verse 500, 1 000, parfois 3 000 euros pour faire imprimer son logo sur les t-shirts d'un groupe participant, qu'est-ce qu'elle achète vraiment ?
De la visibilité locale. Oui.
De la sympathie. Oui.
Du soutien à la tradition. Oui.
Mais des clients ? Rarement.
Pourquoi ?
Parce que personne, sur la Grand-Place du Doudou, n'est en train de chercher un graphiste, un menuisier, un comptable ou un conseiller en assurance. Les gens sont là pour la fête. Pas pour rencontrer leur prochain prestataire.
Et ce n'est pas grave en soi. Si on assume ce qu'on fait, c'est même très bien. Sponsoriser le Doudou, c'est un acte d'ancrage local. Un soutien à la culture. Une marque d'attachement à sa ville. Ce sont des choses respectables.
Le problème commence quand le dirigeant croit faire de la communication commerciale.
Quelques mois plus t**d, je le retrouve en rendez-vous. Il me dit : "La pub, chez nous, ça ne rapporte rien."
Je lui demande ce qu'il a fait comme communication cette année. Il me liste : sponsoring du Lumeçon, encart dans la r***e locale, panneau au stade de foot, partenariat avec le marché de Noël.
Et il a raison. Aucune de ces actions ne lui rapporte directement de client. Parce que ce n'est pas leur but.
Toutes ces dépenses, ce sont de la communication de visibilité.
Pas de la communication de conversion.
La visibilité, c'est "on me voit, on m'identifie, on se souvient de moi".
La conversion, c'est "on me contacte, on prend rendez-vous, on achète chez moi".
Ce sont deux mécaniques différentes. Avec des coûts différents. Et des indicateurs à mesurer différemment.
Un dirigeant qui mélange les deux dépense ses budgets sur le mauvais levier — puis se plaint que rien ne marche.
Avant de signer le prochain chèque de sponsoring, posez-vous une seule question.
Est-ce que cet investissement doit me rapporter des clients ?
Si oui, vous vous trompez de support. Cherchez plutôt une mécanique de conversion : campagne ciblée, lead magnet, action de prospection.
Si non, signez. Profitez. Mais ne croyez pas que ça va remplir votre carnet de commandes.
Et vous, vous avez déjà sponsorisé un événement local en espérant que ça vous ramène des clients ?
le lien ici :
https://agency-king.com/guide-ia/