14/04/2021
Tsuchika Nishimura, l'inquiétante légèreté de l'être
Il est, depuis dix ans, l'une des plus réjouissantes signatures du manga alternatif, qu'il était urgent de découvrir en français. Traduit une première fois en 2019 avec Eisbahn, Tsuchika Nishimura, 36 ans, revient avec Au revoir Mina, rêverie pop urbaine sur la folie du monde et la domination masculine.
Géométries buissonnières, corps pliés par le vent, paisibles vibrations. Peu d'auteurs poétisent les absurdités de l'existence avec autant d'élégance que lui. Et ça, ses contemporains l'ont bien remarqué. "Je suis raide dingue de Tsuchika Nishimura", pose affectueusement Masakazu Ishiguro -le dessinateur du salué A Journey beyond heaven- sur la couverture japonaise d'Eisbahn, avant d'exalter son talent graphique. Un admirateur parmi bien d'autres…
[Le Vif, Frederico Anzalone]