17/08/2022
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Incendie de l’Assemblée Nationale du Burkina en 2014 : Une plainte déposée ce mardi 16 août 2022 contre Alassane Balla Sakandé et Emile Paré par Monsieur Léonce Koné
A
Monsieur le Procureur du Faso
Près le Tribunal de Grande Instance OUAGADOUGOU I
Dénonciation de l’in'cendie cri'minel des locaux de l’Assemblée Nationale du Burkina et des'tructions de biens connexes, à l’occasion des manifestations organisées sous le couvert d’un mouvement dit in'surrectionnel dans la période du 21 au 31 octobre 2014.
Monsieur le Procureur du Faso
Le jeudi 30 octobre 2014, divers locaux de l’Assemblée Nationale du Burkina ont été sa'ccagés, pil'lés et in'cendiés dans un mouvement dit in'surrectionnel, dont Monsieur Alassane Balla SAKANDE a, dans une déclaration publique le 22 septembre 2016, attribué la paternité à son parti politique, le Mouvement du Peuple pour le Progrès (MPP) en affirmant ce qui suit: «la réalité historique est là.
L’in'surrection des 30 et 31 octobre 2014 a été pensée et conduite par les for'ces politiques et patriotiques du Burkina Faso dont le MPP a été le moteur. En rappel, la décision de lancer l’insurrection a été prise à notre Bureau Politique National le 25 octobre 2014 au CENASA. A César ce qui est à César ». (Pièce n°l – Audio de lu 1e minute 56e seconde à tu 3e minute 17e seconde – Source Savane FM).
Cet in'cendie est un cri'me, constamment pu'ni par le code pénal en vigueur au Burkina Faso (article 116 de l’ancien code pénal, reporté à l’article 314-2 du nouveau code pénal). II en est de même pour les autres infractions connexes susvisées.
Pour mémoire, je rappellerai qu’en prélude à cet in'cendie cri'minel de l’Assemblée Nationale, des groupes dits in'surgés ont été organisés depuis le 21 octobre 2014 pour ériger des ba'rricades, en vue de s’opposer notamment par la viol'ence à la et les menaces à la convocation ou à la réunion de la force publique, et d’envahir les locaux de l’Assemblée Nationale. Ces actes constituent également des cr'imes aux termes du Code pénal (articles 115 et 117 du l’ancien code pénal, reportés aux articles 314- 1 et 314-5 du nouveau code).
En effet, l’envahissement, l’occupation, le pill'age et l’in'cendie des locaux de l’Assemblée Nationale le 30 octobre 2014 ont été exécutés par des groupes d’in'surgés effectivement dirigés par Monsieur Emile PARE.
Pour preuve, lors d’un débat radiodiffusé (Pièce n°2). Monsieur Emile PARE a le 31 octobre 2019, revendiqué avoir effectivement exercé le commandement des groupes d’in'surgés qui ont envahis les locaux de l’Assemblée Nationale le 30 octobre 2014.
Ces faits sont corroborés par les déclarations explicites qu’il a faites dans le film sur l’in'surrection d’octobre 2014 (Pièce a°3 – vidéo). On y voit :
Monsieur Emile PARE drapé dans les couleurs nationales, exerçant ce commandement pour envahir les locaux de l’Assemblée nationale (instant précis dans le film : 1 heure 00 minute 20 secondes) ;
Monsieur Emile PARE, donnant l’accolade Monsieur Guy Hervé KAM pendant que l’Assemblée nationale était en fla'mmes (instant précis dans le film : 1 heure 03minutes 50secondes).
Par conséquent, j’estime que Messieurs Alassane Bala SAKANDE et Emile PARE doivent répondre, avec leurs complices, de cet in'cendie cri'minel d’un édifice public, lieu par excellence d’exercice de l’Etat de droit, siège du débat démocratique et témoin historique des grands moments de la vie politique de notre pays.
A ce chef d’accusation, s’ajoutent évidemment les autres infractions qui ont conduit à la commission de cet acte, ou l’ont suivi, conformément aux dispositions des articles 115 à 118 de l’ancien code pénal, reportées aux articles 314-1 à 314-4 du nouveau code pénal.
Pièces visées : 3
Monsieur Léonce KONE
Un citoyen burkinabé
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