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22/05/2026
22/05/2026

Tu travailles pour l’État. Tu penses que le personal branding ne te concerne pas.
C’est exactement pour ça que ta carrière stagne.

Il y a une croyance tenace dans la fonction publique : le poste protège. L’institution légitime. L’ancienneté suffit. Et pendant des années, c’était partiellement vrai. Mais les règles ont changé même à l’intérieur des administrations. Les nominations stratégiques, les missions à haute valeur, les responsabilités élargies ne vont plus systématiquement à celui qui attend le plus longtemps. Elles vont à celui dont le nom circule dans les bonnes conversations à celui dont la compétence est visible, lisible et associée à des résultats concrets. Ton poste t’a donné une place dans l’organigramme. Il ne t’a pas donné une réputation professionnelle. Et ce sont deux choses radicalement différentes.

Ta réputation, elle, ne dépend d’aucune restructuration, d’aucune nomination politique, d’aucun changement de direction. Elle t’appartient. Elle voyage avec toi d’un poste à l’autre, d’une institution à une autre, d’un mandat au suivant. C’est elle qui fait qu’on pense à toi quand une opportunité se présente pas ton titre, pas ton grade, pas ton ancienneté. Un cadre de l’État qui sait articuler sa vision, documenter son impact et occuper intelligemment l’espace professionnel ne joue plus seulement le jeu de l’institution. Il construit un actif personnel que personne ne peut lui retirer.

Le personal branding dans la fonction publique ne signifie pas se mettre en scène ou court-circuiter la hiérarchie. C’est simplement décider que ta valeur professionnelle sera connue pas seulement de tes supérieurs immédiats, mais du cercle élargi où se décident les vraies évolutions de carrière. Ton poste occupe ton présent. Ta marque personnelle construit ton avenir. Et l’une des deux, tu peux commencer à la travailler dès aujourd’hui.

22/05/2026

Les inscriptions se poursuivent…

22/05/2026

JOUR J-1
3e édition de notre Camping Littéraire.
Vous y êtes tous attendus.
Participation subventionnée à 1500f

22/05/2026

« Il faut analyser son propre style pour progresser »

Bondoukou, aujourd'hui. C'est une déclaration qui risque de faire grincer des dents dans le milieu littéraire. Un auteur ivoirien rencontré à Bondoukou a confié sans détour qu'il est sa propre référence littéraire.

Interrogé sur ses habitudes de lecture, l'écrivain s'est d'abord présenté comme un grand lecteur. Mais lorsque notre journaliste lui a demandé quel auteur il a le plus lu dans sa vie, la réponse est tombée, nette et assumée : « Moi-même. »

« Il faut analyser son propre style pour progresser », explique-t-il, imperturbable. Selon lui, relire ses anciens textes est bien plus formateur que de se perdre dans les œuvres des autres. « je ne lis pas tant que ça ne vient pas de moi. Ce n'est pas seulement un principe, c'est une nécessité. »

Il va même plus loin : ses anciens textes, confie-t-il, « restent très inspirants ». Une phrase qui pourrait passer pour de l'orgueil démesuré, mais que l'auteur défend avec calme. « Quand vous avez écrit quelque chose de réussi, pourquoi chercher ailleurs ce que vous avez déjà chez vous ? La meilleure source d'inspiration, c'est votre propre parcours. »

Une position radicale qui interroge sur les frontières entre confiance en soi et autosuffisance. Lui ne se pose pas la question : « Un écrivain qui ne s'aime pas assez, qui ne se relit pas assez, qui ne s'admire pas un peu… comment veut-il que les autres l'aiment ? »

Un discours qui, pour le moins, ne fera pas l'unanimité. Mais qui a le mérite d'être clair. Et très, très personnel.

T. Abass Koné journaliste littéraire indépendant

  Et toi que penses-tu de la critique ?
22/05/2026



Et toi que penses-tu de la critique ?

22/05/2026

« Je suis désormais dans une énergie plus positive »

Agboville, aujourd'hui. C'est une annonce qui en dit long sur les blessures invisibles du métier d'écrivain. Un auteur ivoirien a révélé qu'il a désormais arrêté de lire les critiques. Objectif : protéger sa paix intérieure.

« Je suis désormais dans une énergie plus positive », explique-t-il, sourire aux lèvres. Selon lui, les critiques, même « constructives », finissent par « casser le processus créatif ». « On passe des mois à écrire, à donner le meilleur de soi-même. Et en dix lignes, quelqu'un que vous ne connaissez pas peut tout défaire. Ce n'est pas sain. »

Une décision radicale, assumée sans complexe. L'écrivain affirme avoir retrouvé une légèreté et une liberté d'écriture qu'il avait perdues depuis longtemps. « Avant, chaque phrase que j'écrivais, je l'imaginais déjà jugée. Maintenant, j'écris pour moi. Et ça change tout. »

Une précision, toutefois, a fait sourire notre journaliste : l'auteur précise continuer à lire attentivement les compliments. « Ceux-là, dit-il, ils nourrissent. Ils ne détruisent pas. »

Une position qui interroge sur le rapport des artistes à la critique. Jusqu'où faut-il écouter ? Et quand faut-il simplement fermer les yeux pour mieux créer ? Lui a choisi son camp : la paix d'abord. Les compliments ensuite. Et le reste, au silence.

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