11/06/2026
CHRONIQUE POLITIQUE
Préfecture du Zou
Laurent Dhossou ZOMAÏ: le nouveau visage de la gouvernance de proximité et du dialogue social
Par Davy Corneille AGOSSA
Les grands destins républicains ne s’accommodent guère des contingences fébriles ; ils se forgent, immuables, au feu de l’engagement et de la constance des convictions. L’ascension de Laurent Dhossou Zomaï offre à cet égard l’éclatante illustration d’un combat aussi noble qu’infatigable, mené par un jeune leader au parcours prodigieux. De son Mono originel où il a patiemment aiguisé ses premières armes et manifesté un sens inné du service, l’artisan du renouveau politique a su s'affranchir des frontières régionales par la seule vertu de son dynamisme et d'une fidélité jamais démentie envers les institutions de la République. Sa consécration à la tête de la préfecture du Zou marque l'avènement d'une ère nouvelle et le symbole d'une jeunesse audacieuse, résolue à prêter son énergie aux grands desseins de la nation.
En confiant les destinées de cette région hautement stratégique à ce cadre d'avenir, le président Romuald Wadagni procède à un arbitrage empreint d'audace et d'une fine clairvoyance politique. C'est la signature d'une gouvernance visionnaire qui choisit d'investir dans le capital immatériel que représente l'énergie flamboyante des nouvelles générations, tout en magnifiant le mérite et la constance militante. Par cet acte de haute portée, l'autorité étatique adresse un signal d'une absolue limpidité à la conscience collective : la fidélité aux idéaux est féconde, la compétence transcende la valeur des années, et la jeune génération est désormais appelée aux plus hautes responsabilités de l'appareil d'État.
On ne saurait appréhender l'autorité du nouveau Préfet sans mesurer la densité d’un leadership patiemment sédimenté à la base, loin des parvis dorés des privilèges fortuits. En sa qualité de président fondateur du Cadre de Concertation des Jeunes (CCJ), il s’est imposé comme une figure incontournable des luttes associatives. Membre du bureau politique du Bloc Républicain, il a démontré, au fil des joutes électorales, une aptitude remarquable à l'animation de la vie politique. Conseiller communal, il a incarné cette rare et noble éthique républicaine qui exige de faire prévaloir les impératifs supérieurs du bien commun sur les ambitions personnelles.
La récente solennité de son installation officielle à la préfecture d'Abomey est venue parachever la mue de l’homme d’action en homme d’État. Dès ses premiers mots, il a marqué les esprits par une démarche empreinte d'une profonde déférence envers ses aînés dans la fonction. En saluant avec respect et humilité l'œuvre architecturale de ses prédécesseurs, il s'est inscrit avec élégance dans la tradition républicaine de la continuité de l’État, rappelant opportunément que le progrès est une œuvre continue où chaque génération prolonge le sillon tracé par l’histoire.
Fin connaisseur de la géopolitique nationale et des enjeux économiques, Laurent Dhossou Zomaï aborde sa nouvelle mission avec une lucidité critique et une ambition mesurée. Il dépeint le Zou comme une terre sacrée, un carrefour d’histoire, de culture et de vitalité économique, porté par un immense potentiel agricole, un patrimoine touristique unique et un esprit entrepreneurial vivace. Conscient des exigences de sa charge, il a d'ores et déjà défini ses priorités sectorielles : l'accès qualitatif à l'éducation et à la santé, la modernisation des infrastructures routières, la valorisation locale de la production agricole et la préservation rigoureuse des écosystèmes, avec pour clés de voûte l’employabilité des jeunes et l’éthique de la gouvernance locale.
Pour traduire cette vision en réalités concrètes, le dépositaire de l'autorité de l'État entend rompre avec la liturgie des bureaux feutrés pour embrasser la méthode de la proximité absolue. Le développement, selon sa philosophie, ne saurait être un décret unilatéral mais une œuvre de co-construction. Sa gouvernance sera celle de l'écoute active et de l'inclusion, associant activement les maires, les secrétaires exécutifs, les services déconcentrés, ainsi que les autorités administratives, traditionnelles et religieuses, unies dans un élan de concorde territoriale.
L'administration qu'il promet sera résolument axée sur la culture du résultat, la transparence et l'impartialité du service public. Face aux défis de l'heure, il fait du dialogue permanent avec ses administrés le garant suprême de la cohésion et de la paix sociale. C'est donc un manager accompli, un fin négociateur et un leader aguerri qui préside désormais aux destinées du Zou. Il en possède la trempe, la légitimité et la posture. Sous son égide, le département s'offre les services d'un bâtisseur, l'action gouvernementale consolide ses assises territoriales, et la jeunesse béninoise contemple, à travers cette trajectoire exemplaire, le miroir de ses plus nobles espérances.