06/09/2026
On me demande souvent pourquoi je n’ai plus la même compassion lorsque des étudiants m’envoient leurs CV et me demandent de les faire travailler dans mes entreprises.
On me demande pourquoi je n’accorde plus certains privilèges à mes étudiants, partenaires ou collaborateurs.
On me demande aussi pourquoi je garde désormais une certaine distance, parfois même une forme d’inaccessibilité, entre vous et moi.
La réponse est simple :
L’Homme est un animal pour l’Homme.
J’ai vécu tellement d’expériences négatives dans l’entrepreneuriat que j’ai fini par transformer chacune d’elles en une force qui me propulse encore plus loin.
Et ce que certains appellent aujourd’hui chez moi du « professionnalisme » est en réalité le résultat de toutes ces expériences.
Cédric, par exemple, a été pendant un moment l’un des employés en qui j’avais le plus confiance.
Du moins, c’est ce que je croyais. 😂
Jusqu’au jour où, selon mon expérience des faits, il a disparu avec ma confiance aveugle, de l’argent appartenant à l’une de mes entreprises et, surtout, un projet entier qui est parti en fumée.
Le plus ironique dans cette histoire ?
À l’époque, je pensais sincèrement que ce garçon deviendrait multimillionnaire.
Je voyais du potentiel en lui.
Mais comme on dit : le bien mal acquis ne profite jamais.
Aujourd’hui, il cherche encore sa voie professionnelle.
J’aurais pu engager toutes les démarches possibles concernant ce que je considère comme un vol et un détournement de fonds. Mais lorsque je regarde la situation actuelle, je préfère laisser la vie et la justice naturelle suivre leur cours.
Clarisse Company, qui réalisait déjà plusieurs millions de FCFA de chiffre d’affaires par mois, avec quatre assistants et plusieurs livreurs, a fini par faire faillite à la suite, entre autres, de cette mauvaise expérience et de la confiance que j’avais accordée.
Cette histoire m’a appris une chose importante :
Certaines personnes ne réfléchissent plus de la même manière lorsqu’elles se retrouvent pour la première fois face à une certaine somme d’argent.
Et quand je me rappelle la situation précaire dans laquelle certaines d’entre elles se trouvaient avant même que je leur donne une opportunité, parfois je ne peux que rire. 😂
Cédric n’est d’ailleurs pas le seul.
Au fil des années, j’ai travaillé avec des centaines d’assistants, collaborateurs et partenaires. Certaines expériences ont été extraordinaires. D’autres m’ont coûté de l’argent, du temps, des entreprises, des projets et surtout beaucoup de confiance.
Mais je ne regrette rien.
Parce qu’un entrepreneur n’échoue pas véritablement :
soit il réussit, soit il apprend.
Et moi, j’ai beaucoup appris.
Aujourd’hui, je peux toujours aider.
Je peux toujours donner des opportunités.
Je peux toujours collaborer.
Mais désormais, il y a des procédures, des contrôles, des responsabilités et surtout des limites.
Ce n’est pas de la méchanceté.
C’est de l’expérience transformée en professionnalisme.
— Bref historique, début 2025.