10/02/2026
🎗 « ... 𝐦𝐚𝐢𝐬 𝐚𝐮 𝐦𝐨𝐢𝐧𝐬, 𝐭𝐮 𝐞𝐬 𝐞𝐧 𝐯𝐢𝐞… »
C’est une phrase que plusieurs femmes ayant eu un cancer du sein entendent lorsqu'elles tentent d'exprimer ce qu'elles ressentent pendant leur parcours.
Une phrase qui part souvent d’un bon sentiment, qui veut rassurer, mettre en lumière le positif.
Et oui… c’est vrai.
Le cancer du sein est un cancer qui se traite. Oui, être en vie est un immense cadeau.
MAIS… ce n’est pas toute l’histoire.
Derrière ce « au moins », il y a la peur.
La peur que ça revienne.
L’anxiété qui refait surface lors de chaque rendez-vous médical.
Le doute qui persiste, même après une mastectomie.
Et les blessures invisibles, celles qu’on ne voit pas dans le miroir, mais qui accompagnent ces femmes toute leur vie.
Dire « au moins tu es en vie », parfois, c’est invalider tout ça.
Parce qu’être en vie ne veut pas dire qu’on n’a plus le droit d’avoir peur.
Être en vie ne veut pas dire qu’on n’a plus mal.
Être en vie ne veut pas dire que tout est derrière soi.
En ce mois de sensibilisation au cancer du sein, je veux qu’on se rappelle aussi de ça:
👉 Que les mots qu’on utilise auprès d’une femme touchée par le cancer comptent.
👉 Qu’au-delà du dépistage et de l’autopalpation, il y a aussi l’importance de prendre soin de leur réalité, de leur parcours, de leur reconstruction.
Parce qu’elles sont bien plus que des
« survivantes »: elles sont des femmes qui continuent d’avancer avec courage, vulnérabilité et humanité. 💗
..et si on remplaçait le « ... 𝐦𝐚𝐢𝐬 𝐚𝐮 𝐦𝐨𝐢𝐧𝐬, 𝐭𝐮 𝐞𝐬 𝐞𝐧 𝐯𝐢𝐞… » par « ... 𝐣𝐞 𝐬𝐮𝐢𝐬 𝐥à 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐭𝐨𝐢 𝐞𝐭 𝐣𝐞 𝐬𝐮𝐢𝐬 𝐡𝐞𝐮𝐫𝐞𝐮𝐱.𝐬𝐞 𝐪𝐮𝐞 𝐭𝐮 𝐬𝐨𝐢𝐬 𝐞𝐧 𝐯𝐢𝐞...» ?
… et cela s’applique aussi au 1% des hommes touchés par un cancer du sein.