08/17/2026
Il existe quatre règles du Collège des médecins sur la publicité en médecine esthétique. La majorité des cliniques que je regarde en violent au moins une, et presque personne ne le sait.
Je les mets ici parce que l'information est publique et qu'elle devrait circuler plus.
1. Le consentement pour les avant/après doit être explicite et noté au dossier : Pas un formulaire d'admission signé il y a deux ans. Une discussion de consentement documentée, spécifiquement pour l'usage de l'image.
2. Aucune promesse de résultat : « Une peau parfaite en trois séances » est une promesse. « Un protocole de trois séances » est une information. La nuance est mince à l'écrit et immense en cas de plainte.
3. Aucun témoignage non vérifiable : Le témoignage n'est pas interdit en soi, contrairement au Barreau. Mais il doit être vérifiable, et une capture d'écran anonyme ne l'est pas.
4. Aucun superlatif ni comparatif : « La meilleure clinique de la Rive-Sud », « les résultats les plus naturels ». Ces formulations mènent à une interprétation excessive des avantages par rapport aux autres cliniques, et c'est précisément ce que le cadre interdit.
Ce que je trouve injuste, c'est que ces règles ne sont pas enseignées. Une propriétaire de clinique n'a jamais suivi de cours de marketing. Elle engage une agence, l'agence ne connaît pas le Collège des médecins, et c'est la clinique qui porte le risque.
C'est pour ça que je travaille avec le cadre déontologique en tête dès le départ, pas comme une contrainte à contourner. On peut faire du contenu esthétique désirable et conforme. Les deux ne s'excluent pas, ça demande juste de savoir où sont les lignes.
Vous saviez que le consentement devait être noté au dossier ?