06/18/2026
EN UN ROMAN !
Je crois que Sue Nyathi a décrit dans son roman toute la psychologie masculine.
Mais surtout la complexité de la sexualité chez l’homme.
Si vous voulez savoir ce que veulent les hommes, c’est l’extase infinie, un monde de jouissance, le fantasme ultime de pouvoir vivre dans un harem rempli de femmes ne s’occupant uniquement de leur plaisir.
Sans jamais se plaindre, sans jamais questionner, mais en vénérant sa verge triomphante.
Sauf que ce fantasme est logé dans la mémoire d’un monde oublié .
Cela n’arrivera jamais. À moins que nous soyons contraints de vivre à Gilead, cela n’arrivera jamais.
Les fantasmes sont faits pour demeurer dans la tête et l’esprit, c’est la raison pour laquelle ça s’appelle fantasme messieurs.
Ce monde n’existe pas, ni pour les hommes ni pour les femmes.
Mais celui qui cherche des voluptés infinies sans jamais méditer sur leur prix doit s’attendre à payer cher.
Ce livre nous plonge également dans l’univers des femmes : leurs attentes, leurs espérances, mais surtout leur capacité à tolérer.
Les femmes, avant de devenir des monstres, ont souvent porté des ailes d’anges. Elles ont persisté dans l’illusion, multiplié les sacrifices, jusqu’au moment où elles se révèlent parfois plus redoutables encore.
Qui mieux que Nietzsche pour illustrer cette psyché féminine lorsqu’il écrit :
« Que l’homme craigne la femme quand elle aime, car elle fait alors tant de sacrifices et toute autre chose lui semble sans valeur. Que l’homme craigne la femme quand elle hait, car l’homme, au fond de l’âme, est simplement méchant ; la femme, elle, au fond de l’âme, est mauvaise. »
Mais Nyathi, comme tant d’autres écrivains avant elle, ne répond toujours pas à la grande question existentielle :
Quel est le véritable équilibre permettant à l’harmonie de régner dans le mariage ?
J’ai fini par me forger ma propre réponse.
Et selon moi, l’équilibre réside dans…
Mais cela reste ma réponse à moi.
Car si vous décidez d’adopter ma conception des , vous pourriez bien aller tout droit en enfer.
Ce que je déplore dans le récit c’est d’utiliser le Sida comme arme pour ralentir la libido d’un homme, car cela envoie un message qui pourrait recréer la psychose chez les gens, mais surtout une résistance psychologique chez certains qui se battent avec la maladie.