08/21/2026
Quelles sont les écoles de la Ville de Montréal qui bénéficient à la fois de la proximité d’un grand parc public et de l’éloignement d’un axe routier majeur ?
Projet thématique proposé par le professeur Rodolphe Gonzalès dans le cadre du cours Problèmes appliqués en système d’information géographique (SIG), au département de géographie de l’UQAM (maîtrise et DESS).
À première vue, il ne semble pas y avoir de disparité, l’étalement des écoles sur le territoire semble rester homogène, avec ou sans accès à un grand parc, éloigné ou non de la pollution générée par les grandes infrastructures routières. C’est en s’approchant que l’on se rend compte qu’il y a moins de parcs au centre de la Ville de Montréal. Le Centre-ville, le Centre-Sud, le Plateau-Mont-Royal, Rosemont–La Petite-Patrie, Mercier–Hochelaga-Maisonneuve, Anjou et Côte-des-Neiges possèdent de grandes zones bétonnées, dans des axes contingentés par le transport, donc logiquement, moins d’écoles y ont un environnement sain.
Visiblement, il me semble toutefois qu’il existe une certaine homogénéité entre les quartiers plus riches et ceux plus défavorisés : nous sommes tous également mal desservis. Des 565 écoles sur le territoire de la Ville de Montréal, il y en a seulement 376 qui ont accès à un grand parc et qui sont éloignées de grandes infrastructures routières. Soit, environ 33,45 % des écoles sur le territoire de la Ville de Montréal sont désavantagées.
On peut aller plus loin, et se demander combien d’écoles préscolaires sont désavantagées. Petit calcul simple : 317 écoles préscolaires au total, versus 205 dans une situation géographique enviable. Environ 35,33 % des écoles offrant un service préscolaire sont désavantagées selon leur situation géographique. Ça reste tout de même constant. On peut même généraliser à : Le tiers des écoliers préscolaires de la Ville de Montréal n’ont pas facilement accès à un grand parc et subissent davantage la pollution routière…
C’était un des projets de mon cours de SIG à l’automne 2025 qui m’a permis de pousser mes apprentissages dans l’univers de la géomatique, moi l’ancien graphiste ! D’ailleurs, ce même graphiste s’est permis de transgresser un peu les conventions en utilisant le rose pour le « positif », une couleur qui se rapproche du rouge, et une couleur froide pour le « négatif », sachant que le bleu est une composante du vert... Si j’avais pris plus de temps, j’aurais fait plusieurs maquettes avec différentes palettes de couleurs... Vous en pensez quoi ?