Renard frak

Renard frak Je suis graphiste de profession, depuis plus de 30 ans. Je suis aussi musicien. Problème de fondations, problème d’eau. Je me passionne pour ces boisés urbains.

Candidat à la maîtrise en géographie à l’UQAM, je mène des recherches sur les paysages anciens, la flore et le patrimoine écologique en contexte urbain, à partir de la lecture des sols, des boisés et de l’hydrographie disparue. J’ai connu mon 15 minutes de gloire* dans les années 2010 avec mes vidéos psychédéliques sur YouTube. Des millions de vues, d’écoutes et d’interactions…

En 2007, nous ache

tons à trois, un vieux duplex de 1927. Le voisin raconte : « Il y avait un ruisseau pas loin… ». En 2013, j’ai enfin le temps de chercher, pour le plaisir, ce ruisseau qui avait pourri les fondations. La même année, les Archives de la Ville de Montréal mettent en ligne, gratuitement, des photos aériennes très précises de 1947. Notre duplex est là, le ruisseau Molson** aussi ! En suivant son ancien parcours, je rencontre des milieux naturels qui ont conservé sa trace ! Je cherche, je fouille à leurs sujets. Plusieurs sont en danger*** ! Je deviens militant par la force des choses ! Je crée des pétitions, je vais argumenter aux mairies et je donne de petites conférences avec mon ami Julien Bourbeau. Je fais même un peu de politique, pour parler environnement à un large public. En parallèle, j’apprends ma flore, pour discuter à armes égales avec les biologistes qui jugent ces boisés. Au fil des années, j’amasse énormément d’informations au sujet des milieux naturels de l’Est de Montréal. À force de creuser l’histoire des lieux, c’est une montagne d’histoires connexes que j’ai devant les yeux ! C’est ce que j’essaie de partager avec vous : de brèves synthèses de ce que je sais ! Des histoires à propos du patrimoine naturel, bâti ou culturel. J’ai un fort penchant pour la flore et pour l’eau… J’essaie toujours de vous accrocher avec l’Histoire (avec un grand H, là !) pour vous parler un peu d’autres choses… Hihi ! https://francoisplourde-renardfrak-editeur.blogspot.com/

* Je fais bien sûr allusion à la fameuse phrase attribuée (peut-être à tort) à Andy Warhol : « In the future, everyone will be world-famous for 15 minutes. ».
** C’était un grand ruisseau qui eu plusieurs noms et surnoms au fil des siècles : de la Grande-Prairie, des Sœurs, des Anges, Trutteau, Greece, de la Grise, de la Grive, Migeon (à tort) et Molson !
*** Je parle ici des boisés que j’ai baptisés : Beni Hana, du métro Assomption et Steinberg ! Faut voir ici le mémoire coécrit avec Julien Bourbeau pour tout comprendre : https://memoire-apanar-gp.blogspot.com .

Raconte-moi le Bois-des-Pères (trame sonore)J’ai participé à la trame sonore « Raconte-moi le Bois-des-Pères » cet hiver...
05/31/2026

Raconte-moi le Bois-des-Pères (trame sonore)

J’ai participé à la trame sonore « Raconte-moi le Bois-des-Pères » cet hiver, un projet de l’anthropologue Gabriella Freeman. C’est maintenant en ligne. Voici la présentation de Gabriella :

« Raconte-moi le Bois-des-Pères est une invitation à l’écoute et à la contemplation dans un boisé de Montréal. C’est une première trame sonore d’une série voulant relier, à l’aide de la marche, un chapelet de boisés qui suivent le cours du défunt ruisseau de la Grande-Prairie (ruisseau Molson) dans l’Est de Montréal. Ce projet se veut un soutien au projet citoyen du corridor écologique de la Trame verte et bleue de l’Est.

Vous êtes invités à écouter la trame sonore tout en marchant dans le Bois-des-Pères. Imprimez le zine afin de compléter votre expérience ! » https://soundcloud.com/user-724401752/raconte-moi-le-bois-des-pe-res?si=fd72a3d8aaaa4496b7f533df15881c40&utm_source=clipboard&utm_medium=text&utm_campaign=social_sharing

Le Bois-des-Pères est situé ici, à côté de l’hôpital Maisonneuve-Rosemont : une vieille chênaie rouge déjà présente en 1869. La pression urbaine y est constante, et l’on y perd un joyau, petit à petit, année après année… https://www.google.com/maps/d/viewer?mid=1-Qux_fdjwao8-Tvp2lrOD7RWdOb19rct&fbclid=IwAR0UdKcMFkCBiVWhtxhXWhUF3ih5b1f1VlMlbRisO3BYRTojjfmXW78lnQ8&ll=45.573378536108685%2C-73.55667833878452&z=16

Vous trouverez ici le document La Trame verte et bleue de l’Est, un projet de corridor écologique visant à relier administrativement, sous la bannière des grands parcs de la Ville de Montréal, les parcs boisés ayant connu le ruisseau Molson, ou ruisseau de la Grande-Prairie : https://collections.banq.qc.ca/ark:/52327/4546535

Avec mon fils, on a visité les ruines à côté du monument colonialiste de l’escarmouche de la Coulée Grou. Petite anecdot...
05/31/2026

Avec mon fils, on a visité les ruines à côté du monument colonialiste de l’escarmouche de la Coulée Grou. Petite anecdote : outre les briques, les pierres des anciens bâtiments et le chemin asphalté de ce vieux lieu abandonné, j’y ai trouvé de l’ail décoratif (possiblement Allium hollandicum), qui pourrait peut-être provenir des anciens aménagements horticoles du site.

Comme je ne retrouve jamais cet ail d’ornement de manière spontanée dans les nombreux boisés et friches que j’ai visités au fil des années, je me demande si ce ne sont pas des vestiges survivants des plates-bandes décoratives des années 1970-1980.

Vous en pensez quoi ?

Sentier du Totem, LavalLe secteur du sentier du Totem est « un ensemble de milieux naturels et géologiques situés dans l...
05/29/2026

Sentier du Totem, Laval

Le secteur du sentier du Totem est « un ensemble de milieux naturels et géologiques situés dans l’est de Laval et qui sont délimités de manière très précise par trois axes, soit l’avenue Roger-Lortie, l’avenue Marcel-Villeneuve et le chemin de fer » (CRE-Laval, 2017a). En 1995, bien que la majorité de ces milieux naturels soient privés, les scouts du 152e groupe de la paroisse Saint-Noël-Chabanel obtiennent des droits de passage et créent le sentier écologique du Totem. « Les résidents de St-François, dont le Club de marche composé de près de 80 membres dès ses débuts en octobre 1996, ont ainsi accès à ces milieux naturels tout près de chez eux » (CRE-Laval, 2017a).

Il s’agit d’un ensemble de milieux naturels complexes comprenant une forêt mature, avec des thuyas occidentaux possiblement multicentenaires, des érables à sucre et des érables noirs poussant directement sur le calcaire, plusieurs espèces à situation précaire, de grandes friches, de nombreux milieux humides ainsi que des grottes. Fait rare, on y retrouve également un alvar, un environnement naturel exceptionnel : « Les alvars sont des habitats naturels ouverts, composés de calcaire ou de dolomie, parfois recouverts d’une mince couche de terre. Leurs caractéristiques géologiques et physiques uniques créent un milieu abritant des communautés spécifiques qui ne pourraient vivre ailleurs » (Conservation de la nature Canada, 2017).

On y retrouve aussi une faune impressionnante et rare, dont la couleuvre brune, la couleuvre tachetée, la grenouille des marais, le petit blongios, le martinet ramoneur, la paruline du Canada, le faucon pèlerin, le pygargue à tête blanche, le quiscale rouilleux, le goglu des prés, l’hirondelle de rivage, l’hirondelle rustique et le pioui de l’Est.

L’endroit est-il bien protégé? Pour l’instant, il semble que oui. En 2017, l’affectation du territoire est passée de « Industrielle et commerciale régionale » à « Conservation » pour la portion appartenant à la Ville, ainsi qu’à « Protection » pour une partie des terrains privés (CRE-Laval, 2017b).

Références

CRE-Laval & Comité de Protection de l’Environnement de St-François. (2017a). Le sentier du Totem : des trésors à conserver ! Mémoire présenté à la Ville de Laval dans le cadre du second projet de schéma d’aménagement et de développement révisé de la Ville de Laval.

CRE-Laval. (2017b). Protection du secteur du sentier du Totem. https://www.credelaval.qc.ca/fr/milieux-naturels/protection-du-secteur-du-sentier-du-totem

Conservation de la nature Canada (2017). Alvars 101. http://www.natureconservancy.ca/fr/nos-actions/ressources/conservation-101/alvars-101.html

Friches et haies explorées à la recherche d’Inula racemosa (2022)Friches, terrains vagues, terrains peu entretenus, bosq...
05/24/2026

Friches et haies explorées à la recherche d’Inula racemosa (2022)

Friches, terrains vagues, terrains peu entretenus, bosquets, clôtures et haies colonisés par des espèces spontanées non prévues dans les aménagements, explorés durant l’été 2022 à la recherche d’Inula racemosa. De longs trajets à travers différents espaces urbains ont été réalisés afin d’aider des scientifiques dans le cadre de la recherche ayant mené à l’article « Himalayan Elecampane, Inula racemosa (Asteraceae), in North America » de Daniel F. Brunton, Michael J. Oldham et Arthur V. Gilman. https://www.google.com/maps/d/viewer?mid=1-Qux_fdjwao8-Tvp2lrOD7RWdOb19rct&fbclid=IwAR0UdKcMFkCBiVWhtxhXWhUF3ih5b1f1VlMlbRisO3BYRTojjfmXW78lnQ8&ll=45.58057992219785%2C-73.5794586613973&z=15

Carte détaillée des explorations avec photos géoréférencées : https://www.google.com/maps/d/viewer?mid=1YjYG0Bge3hBZQ72yA2hk8xEVbC81LLA&hl=en&femb=1&ll=45.58233684632091%2C-73.5846387667015&z=15

Chronique explicative : https://ruisseaumolsonreferences.blogspot.com/2025/02/recherche-de-inula-racemosa-pour-daniel.html

Projet iNaturalist : https://www.inaturalist.ca/projects/secteur-autoroute-40-entre-pie-ix-et-langelier

Ajouts récents à la carte interactive « Patrimoine naturel et territorial de Montréal (XVIIᵉ siècle – époque contemporai...
05/23/2026

Ajouts récents à la carte interactive « Patrimoine naturel et territorial de Montréal (XVIIᵉ siècle – époque contemporaine) »

1- Camping Henri (1975-1976) https://www.google.com/maps/d/viewer?mid=1-Qux_fdjwao8-Tvp2lrOD7RWdOb19rct&fbclid=IwAR0UdKcMFkCBiVWhtxhXWhUF3ih5b1f1VlMlbRisO3BYRTojjfmXW78lnQ8&ll=45.67652851125841%2C-73.491532&z=18

D’après une recherche initiale d’Olivier Racicot sur Facebook : « Difficile à croire aujourd’hui, mais il y avait autrefois le Camping Henri directement sur Notre-Dame à Pointe-aux-Trembles (intersection de Françoise-Langlois). » https://www.facebook.com/groups/1983972881925296/posts/4525106157811943

S’ensuivent quelques anecdotes de lecteurs :
Julie Martel: « Au début des années 1980, c’était la famille Giroux [propriétaires ?]. Il y avait surtout des Américains. On allait leur parler, nous en français et eux en anglais. Le plus drôle, c’est qu’on se comprenait très bien. Il y avait une piscine hors terre, une balançoire et, l’hiver, une patinoire. J’adorais cet endroit. » ; Line Larochelle : « En 1987, quand je suis arrivée à Pointe-aux-Trembles pour la première fois, il restait encore la pancarte du Camping Henri sur le terrain de la maison Antoine-Beaudry et des maisons autour. » ; Claude Lefebvre: « Il y avait beaucoup d’Américains qui venaient au Camping Henri. » ; Linda Pinet : « Nos amis de Québec campaient là lorsqu’ils venaient à Montréal. J’avais 12 ou 13 ans. J’allais les rejoindre pour quelques jours. J’en ai gardé de très bons souvenirs et j’y repense encore parfois. »

2- Aérodrome Fairchild Aircraft Ltd, Longueuil (1930-1947) https://www.google.com/maps/d/viewer?mid=1-Qux_fdjwao8-Tvp2lrOD7RWdOb19rct&fbclid=IwAR0UdKcMFkCBiVWhtxhXWhUF3ih5b1f1VlMlbRisO3BYRTojjfmXW78lnQ8&ll=45.55760805633805%2C-73.48998009859154&z=16

Vers 1930, il y avait un petit aéroport à l’emplacement du garage actuel de la RTL, exploité par Fairchild Aircraft Ltd. On semble alors utiliser à la fois des pistes terrestres (très rudimentaires sur les photos aériennes de 1930) et des installations nautiques pour hydravions.

3- Hydroaérodrome Fairchild Aircraft Ltd, Longueuil (1947) https://www.google.com/maps/d/viewer?mid=1-Qux_fdjwao8-Tvp2lrOD7RWdOb19rct&fbclid=IwAR0UdKcMFkCBiVWhtxhXWhUF3ih5b1f1VlMlbRisO3BYRTojjfmXW78lnQ8&ll=45.561953531806815%2C-73.49972&z=16

Sur une carte nautique de 1947, on retrouve d’ailleurs les mentions « Seaplane Anchorage » (mouillage pour hydravions) ainsi que « Dragged to 6 feet (Buoyed) », soit « dragué à 6 pieds (balisé) ».

4- La tour penchée de Saint-Léonard (1983) https://www.google.com/maps/d/viewer?mid=1-Qux_fdjwao8-Tvp2lrOD7RWdOb19rct&fbclid=IwAR0UdKcMFkCBiVWhtxhXWhUF3ih5b1f1VlMlbRisO3BYRTojjfmXW78lnQ8&ll=45.59587095%2C-73.57812254999999&z=19

Recherche de Karine Patoine-Archambault :
« L’architecte Henri Colombani conçoit les plan de cette tour (38,7 mètres) qui allait devenir le centre d'attraction du nouveau square « européen » du marché public de Saint-Léonard. Bien que le marché fut la proie des flammes très peu de temps après son ouverture et qu'il n'a pas été réouvert par la suite, la tour est restée là jusqu'au début des années 2000. Je ne connais pas la date mais c'est entre 2002 et 2007. En 2007, on ne la voit pas dans Google Map. Peut-être que quelqu'un sait pourquoi on l'a détruit et quand exactement ? » https://www.facebook.com/groups/montrealdisparu/permalink/2362996154190130

5- Ferme J. Dagenais Sr. (1879) https://www.google.com/maps/d/viewer?mid=1-Qux_fdjwao8-Tvp2lrOD7RWdOb19rct&fbclid=IwAR0UdKcMFkCBiVWhtxhXWhUF3ih5b1f1VlMlbRisO3BYRTojjfmXW78lnQ8&ll=45.59710524999999%2C-73.57890349999998&z=19

D’après l’atlas de Hopkins de 1879. Les ruines de cette ferme étaient toujours visibles sur une photo de 1982 de Colombani Architecte.

6- Manoir des sœurs de la congrégation de Notre-Dame, île des Soeurs (1954) https://www.google.com/maps/d/viewer?mid=1-Qux_fdjwao8-Tvp2lrOD7RWdOb19rct&fbclid=IwAR0UdKcMFkCBiVWhtxhXWhUF3ih5b1f1VlMlbRisO3BYRTojjfmXW78lnQ8&ll=45.46809250000002%2C-73.54950324999999&z=17

Journal de Montréal, 31 mars 2018, Les soeurs quittent leur île : « Ce beau manoir de pierre semble être fait pour résister longtemps aux outrages du temps. Et pourtant, on n’en trouve plus trace aujourd’hui sur l’île qu’on connaît sous le nom d’île des Sœurs. Les sœurs de la congrégation de Notre-Dame deviennent propriétaires de l’île entière en 1769. Elles font bâtir le manoir en 1790. Les religieuses y mènent les affaires de leur ferme qui compte alors 35 bêtes à cornes. Difficile à croire, mais l’île aura été une grande terre agricole jusqu’aux années 1970. Malgré les inondations printanières et les fréquents incendies, l’île fournit à la communauté tout ce qu’il lui faut pour subsister. En 1916, elle produit 4412 livres de porc, 5340 livres de bœuf, 1402 livres de veau, 17 152 gallons de lait, 3758 livres de beurre, 298 volailles et 132 douzaines d’œufs ! Les Sœurs produisent aussi du lin, du sirop d’érable, des fruits de leur verger, et emploient une vingtaine de personnes pour les aider aux travaux agricoles et à l’entretien. »

Retour sur mes recherches de 2021 à la Pointe-du-Marigot, LongueuilSi vous n’avez pas vu la vidéo, c’est le temps : 🕵️‍♂...
05/21/2026

Retour sur mes recherches de 2021 à la Pointe-du-Marigot, Longueuil

Si vous n’avez pas vu la vidéo, c’est le temps : 🕵️‍♂️ Hauts-fonds mystérieux à la Pointe-du-Marigot, Longueuil 🐟👍 https://youtu.be/RtsenpUnnCs?si=NMmHqWBvMUwsKQHG . Le questionnement portait sur la morphologie visiblement anthropique de la Pointe-du-Marigot. À l’époque, l’hypothèse la plus probable était celle d’une ancienne carrière dans le fleuve ayant servi à produire du remblai pour la construction de la route 3 (l’actuelle 132). Mais ça ne répondait pas à toutes les questions. Et de toute façon, plus mes recherches avancent, plus j’en viens à la conclusion que la Pointe-du-Marigot, telle qu’on la connaît aujourd’hui, résulte d’un ensemble de facteurs. Mes cours de maîtrise m’amènent justement souvent à ce constat : il est rare qu’une transformation du paysage, qu’un événement ou qu’une dynamique territoriale ait une seule cause. C’est presque toujours multifactoriel, avec certaines variables plus déterminantes que d’autres dans l’analyse.

Déjà vers 1934, l’hydrographe H. D. Parizeau soupçonnait que les hauts-fonds de la Pointe-du-Marigot étaient en fait des dépôts issus des travaux de dragage de la Voie maritime : « Suspected Dumping Ground ». Il faut savoir qu’on dr**ue le fond du fleuve pour la navigation depuis au moins 1844 (Côté et Morin, 2007).

Autre élément intéressant : vers 1930, il y avait un petit aéroport à l’emplacement du garage actuel de la RTL, exploité par Fairchild Aircraft Ltd. On semble alors utiliser à la fois des pistes terrestres (très rudimentaires sur les photos aériennes de 1930) et des installations nautiques pour hydravions. Sur une carte nautique de 1947, on retrouve d’ailleurs les mentions « Seaplane Anchorage » (mouillage pour hydravions) ainsi que « Dragged to 6 feet (Buoyed) », soit « dragué à 6 pieds (balisé) ». Les hauts-fonds artificiels de la Pointe-du-Marigot ont donc des origines variées ! Aussi, vous remarquerez que cette carte de 1947 est basée sur un niveau d’eau très bas : « Water reduced to 1897 low water datum ». C’est pourquoi les zones décrites comme « grass and gravel » empiètent autant vers le fleuve.

Mais ce qui a probablement donné à la Pointe-du-Marigot sa morphologie actuelle, avec ses contours parfois presque géométriques, ce sont les travaux réalisés entre 1985 et 1992 afin de « compenser les pertes d’habitats de reproduction et d’alimentation inhérentes à la mise en place » d’un intercepteur régional d’eaux usées. Le projet impliquait un remblayage de plus de 5 000 mètres carrés ainsi qu’un dragage sur plus de 300 mètres dans le fleuve Saint-Laurent. Comme mesures compensatoires, le promoteur proposait notamment la création de plaines de débordement favorisant la fraie du brochet et de la perchaude, ainsi que des prolongements de grèves caillouteuses destinés aux oiseaux de rivage (Bureau d’audiences publiques sur l’environnement, 1985). Encore en 2021, on pouvait voir sur place des panneaux très abîmés datant d’environ 1988 expliquant les travaux réalisés. Et honnêtement, quand on regarde aujourd’hui la forme des berges, des hauts-fonds et des chenaux, leur aspect anthropique, voir mathématique, semble fort probablement lié à ces aménagements.

Pour refermer la parenthèse, j’ai aussi retrouvé l’ancienne carrière de la jetée MacKay, aujourd’hui intégrée à la Cité-du-Havre, qui aurait, d’après Mario Hébert, environ 80 pieds de profondeur. J’en ai parlé récemment en stories ainsi que dans ma vidéo 🕵️‍♂️ Hauts-fonds mystérieux à la Pointe-du-Marigot, Longueuil 🐟👍. Effectivement, selon les données NONNA, la fosse atteindrait environ 24 mètres de profondeur, soit près de 78 pieds. La hauteur de l’eau étant très variable, un certain écart est normal. Très intéressant tout ça !

Alors voilà ! J’crois que j’ai fait le tour de cette question… jusqu’à la prochaine fois ! Haha !

Références

Bureau d’audiences publiques sur l’environnement. (1985). Projet d’assainissement des eaux de la Rive-Sud de Montréal : construction de l’intercepteur régional – tronçon de Longueuil : rapport d’enquête et d’audience publique. Gouvernement du Québec.

Côté, J.-P., et Morin, J. (2007). Principales interventions humaines survenues dans le fleuve Saint-Laurent entre Montréal et Québec au 20e siècle : 1907-2005 (Rapport technique RT-141). Environnement Canada, Service météorologique du Canada, Section Hydrologie.

Hydrographic and Map Service, Canada. (1947). St. Lawrence River, Montreal Harbour [carte nautique]. Surveys and Engineering Branch, Department of Mines and Resources, Ottawa. Réimpression du 25 mars 1947.

Pêches et Océans Canada. Service hydrographique du Canada. (2025). Données bathymétriques non navigationnelles (NONNA) du Service hydrographique du Canada. Gouvernement du Canada.

J’ai retrouvé l’ancienne carrière de la jetée MacKay, rebaptisée Cité du Havre, qui, d’après Mario Hébert, aurait enviro...
05/21/2026

J’ai retrouvé l’ancienne carrière de la jetée MacKay, rebaptisée Cité du Havre, qui, d’après Mario Hébert, aurait environ 80 pieds de profondeur. J’en ai parlé il n’y a pas longtemps en stories, ainsi que dans ma vidéo 🕵️‍♂️ Hauts-fonds mystérieux à la Pointe-du-Marigot, Longueuil 🐟👍. https://www.facebook.com/share/v/1GyV4UWoa5/

Effectivement, d’après les données NONNA, ça aurait environ 24 mètres de profondeur, soit près de 78 pieds ! La hauteur de l’eau étant très variable, un certain écart est normal. Très intéressant tout ça !

Histoire du Comité de surveillance Louis-Riel (CSLR), partie 3Deuxième partie : https://ruisseaumolsonreferences.blogspo...
05/16/2026

Histoire du Comité de surveillance Louis-Riel (CSLR), partie 3

Deuxième partie : https://ruisseaumolsonreferences.blogspot.com/2026/05/histoire-du-comite-de-surveillance_12.html

2019–2021 – Extension des actions de terrain et consolidation du corridor écologique

À partir de 2019, le Comité de surveillance Louis-Riel (CSLR) étend son champ d’intervention à un nouveau site stratégique : le boisé du parc Francesca-Cabrini. Bien qu’aucune entente formelle de gestion ne soit alors encore officialisée, le CSLR s’y engage activement en mobilisant des bénévoles pour des corvées de nettoyage biannuelles et pour une première appropriation citoyenne du lieu. Cette phase marque le début d’une continuité territoriale assumée entre les différents boisés et parcs du secteur.

En 2020 et 2021, cette implication se structure davantage. Au parc Francesca-Cabrini, le CSLR réalise un important travail de collecte d’information et de mobilisation. Un inventaire floristique met en évidence la présence de 83 espèces végétales, incluant 27 espèces d’arbres, 16 espèces d’arbustes et 40 autres espèces de plantes. Le site compte plus de 1 100 arbres de plus de 10 cm de diamètre, ainsi qu’un nombre significatif de chicots, révélant une maturité écologique notable. Un inventaire faunique confirme également la présence d’au moins 32 espèces d’oiseaux. Parallèlement, un sentier d’environ 310 mètres est aménagé, des panneaux d’interprétation sont installés, des nichoirs sont posés et deux corvées de propreté rassemblent de nombreux bénévoles, renforçant l’appropriation collective du boisé.

Dans le même temps, les interventions se poursuivent et s’intensifient au boisé Jean-Milot, qui demeure un pôle central de l’action du CSLR. En 2021, plus de 70 bénévoles et plusieurs membres du comité participent à la mise en valeur du marais Molson. Les travaux incluent la plantation de 75 arbres et de plus de 1 000 végétaux, avec pour objectifs de limiter l’altération du milieu humide, d’assurer la continuité écologique et d’améliorer la qualité des habitats. Un bioblitz réalisé en collaboration avec l’Université de Montréal permet d’approfondir les connaissances sur la biodiversité du site, tandis qu’un rapport biologique recense notamment des espèces d’oiseaux et d’insectes et formule des recommandations de conservation. Le CSLR assure également la sécurisation des sentiers, le contrôle des espèces exotiques envahissantes et l’organisation de corvées de nettoyage.

Ainsi, entre 2019 et 2021, le CSLR consolide une approche intégrée combinant inventaires scientifiques, interventions concrètes de restauration, mobilisation citoyenne et mise en réseau des espaces verts. Ces actions contribuent directement à la matérialisation progressive d’un corridor écologique local, reliant le boisé Jean-Milot, le parc Félix-Leclerc et le boisé Francesca-Cabrini, tout en inscrivant durablement la gestion des milieux naturels dans une perspective de continuité territoriale et de résilience écologique.

Référence

Arrondissement Mercier–Hochelaga-Maisonneuve. (2021). Bilan du plan d’action en verdissement 2021. Ville de Montréal.

Années 2020 – Structuration des corridors verts et multiplication des acteurs

Au cours des années 2020, les initiatives se multiplient autour de l’idée d’un corridor vert reliant le parc Félix-Leclerc, le boisé Jean-Milot et le parc boisé Francesca-Cabrini. Cette période est marquée par l’émergence de nouveaux collectifs citoyens, dont le Comité citoyen du corridor écologique du ruisseau de la Grande-Prairie et le Comité Corridor vert entre le parc Félix-Leclerc et le boisé Jean-Milot. Ces dynamiques s’accompagnent d’un soutien institutionnel croissant, notamment de la part du Conseil régional de l’environnement de Montréal (CRE-Montréal), de projets universitaires, de pétitions publiques et d’une convergence de plus en plus affirmée des discours autour de la trame verte et bleue de l’Est de Montréal.

Depuis 2020, le CRE-Montréal joue un rôle structurant dans la promotion de l’idée d’un corridor des ruisseaux à l’échelle métropolitaine, notamment par la publication de rapports, l’organisation de conférences et la diffusion de documents de vulgarisation. Cette réflexion s’inscrit dans la continuité de démarches antérieures. Dès 2019, les AmiEs du parc-nature Ruisseau-de-la-Grande-Prairie (Plourde & Bourbeau) déposent un mémoire dans le cadre de l’OCPM Assomption-Sud, proposant un corridor écologique fondé sur la relecture des tracés des ruisseaux Molson (de la Grande-Prairie) et de Montigny, du fleuve Saint-Laurent jusqu’à la rivière des Prairies. Ce document s’appuie sur de nombreuses cartes illustrant les continuités écologiques possibles, notamment entre le parc Félix-Leclerc, le boisé Jean-Milot et le parc boisé Francesca-Cabrini, ainsi que sur l’hypothèse de la fermeture de la rue Bélanger entre le parc Félix-Leclerc et le boisé Jean-Milot afin de renforcer cette connectivité.

En 2021, cette réflexion est approfondie par la publication de La trame verte et bleue de l’Est, produite dans le cadre du budget participatif de la Ville de Montréal. Ce document propose une vision encore plus précise et intégrée de la continuité écologique à l’échelle de l’est de l’île, en reliant explicitement les parcs, boisés et anciens corridors hydrographiques. L’ensemble de ces initiatives témoigne d’un climat intellectuel et citoyen favorable à la concrétisation d’un grand corridor écologique, dont la réalisation semble désormais dépendre d’un appui politique et institutionnel décisif.

Le Comité de surveillance Louis-Riel s’inscrit pleinement dans cette dynamique, à la fois comme acteur historique issu des luttes locales et comme intervenant de terrain reconnu. Son action s’ancre dans une vision territoriale fondée sur la continuité écologique, la mémoire des ruisseaux disparus et la gestion active des milieux naturels urbains. Dans cette perspective, la question d’une éventuelle implication du CSLR dans la gestion du Bois-des-Pères est désormais évoquée, ce boisé correspondant à une ancienne érablière à caryer cordiforme historiquement liée aux mêmes ensembles écologiques que le parc boisé Francesca-Cabrini, dont il constitue en réalité un fragment morcelé. Ces interrogations ouvrent des perspectives importantes pour l’avenir du corridor écologique à l’est de Montréal.

Il convient enfin de souligner le rôle de la nouvelle coordonnatrice du CSLR, Aurélie Noël, en poste depuis 2023. Déjà impliquée au sein de l’organisme entre 2011 et 2014, puis de nouveau à partir de 2017, elle incarne une continuité organisationnelle et stratégique qui contribue à la stabilité et au renouvellement des actions du comité dans ce contexte de recomposition des acteurs et des projets. Cette période récente est également marquée par la mise en place et la consolidation du volet AnimaScience, actif depuis 2023, qui structure les activités de vulgarisation scientifique, d’éducation à l’environnement et de médiation avec le public. À travers des animations destinées autant aux enfants qu’aux adultes, AnimaScience renforce le rôle du CSLR comme passeur de savoirs écologiques et comme acteur clé de l’appropriation citoyenne des milieux naturels urbains. Cette articulation entre action de terrain, transmission des connaissances et vision territoriale confirme l’ancrage du CSLR dans une démarche à la fois éducative, écologique et profondément territoriale.

Références

Conseil régional de l’environnement de Montréal (CRE-Montréal). (2020). Corridor des ruisseaux. Rapport. Montréal.

Conseil régional de l’environnement de Montréal (CRE-Montréal). (2025). Appui au projet de fusion du boisé Jean-Milot et du parc Félix-Leclerc. Lettre.

Plourde, F. (2021). La trame verte et bleue de l’Est, ou lier les parcs Bois-des-Pères, Francesca-Cabrini, Lady-Alys-Robi et le boisé Jean-Milot. Budget participatif de la Ville de Montréal.

Plourde, F., & Bourbeau, J. (2019). Proposition de création du parc-nature Ruisseau-de-la-Grande-Prairie. Mémoire présenté à l’OCPM Assomption-Sud.

Change.org. (2023, 15 juin). Aidez-nous à créer un corridor vert entre le parc Félix-Leclerc et le boisé Jean-Milot. Pétition.

Histoire du Comité de surveillance Louis-Riel (CSLR), partie 2Première partie : https://ruisseaumolsonreferences.blogspo...
05/12/2026

Histoire du Comité de surveillance Louis-Riel (CSLR), partie 2

Première partie : https://ruisseaumolsonreferences.blogspot.com/2026/05/histoire-du-comite-de-surveillance.html

2004 – Appuis scientifiques universitaires et consolidation de la conservation du boisé Jean-Milot

À partir de 2004, le Comité de surveillance Louis-Riel (CSLR) se voit confier par l’arrondissement de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve la gestion du boisé Jean-Milot, marquant une nouvelle étape dans la reconnaissance institutionnelle de son rôle en matière de protection et de mise en valeur des milieux naturels urbains.

La même année, une étude environnementale et écologique, menée en collaboration avec l’Université de Montréal, dresse un portrait détaillé du boisé Jean-Milot. Cette étude confirme la valeur écologique du site et la pertinence de sa conservation, tout en identifiant des enjeux liés aux usages, à la biodiversité et à la gestion à long terme. Ce travail contribue à arrimer les revendications citoyennes portées par le CSLR à des savoirs scientifiques reconnus, renforçant ainsi la crédibilité des interventions du comité auprès des instances municipales et des partenaires institutionnels.

En parallèle, le CSLR développe des collaborations avec l’UQAM, la Ville de Montréal et des écoles de la CECM afin de produire un guide pédagogique destiné aux élèves du primaire, portant sur la protection d’un boisé urbain. Cette initiative témoigne de la volonté du comité de lier conservation, éducation et sensibilisation, en inscrivant la protection du boisé Jean-Milot dans une démarche de transmission des connaissances et de formation citoyenne.

Référence

Benevity. (avant 2021). Comité de surveillance Louis-Riel [Page descriptive d’organisme]. https://causes.benevity.org/causes/124-141477380RR0001

Guimont, J. et al. (2004). Étude environnementale et écologique du boisé Jean-Milot. Comité de surveillance Louis-Riel, programme Éco-quartier Louis-Riel.

2004–2014 – Actions de terrain et émergence de la pensée du corridor des ruisseaux

À partir du milieu des années 2000, le Comité de surveillance Louis-Riel (CSLR) consolide sa présence sur le terrain tout en inscrivant progressivement ses actions dans une vision territoriale plus large. Le boisé Jean-Milot devient alors un lieu central d’intervention. Chaque année, environ 1 000 heures de travaux et de bénévolat y sont réalisées, incluant la taille des arbres, l’entretien des sentiers et des corvées publiques de nettoyage au printemps et à l’automne. Des activités de plantation sont également menées, avec plusieurs centaines d’arbres ajoutés au fil des ans. Le boisé est fréquenté quotidiennement par de nombreux citoyens et est désormais pleinement reconnu comme un parc de quartier auquel la population est fortement attachée.

Parallèlement à ces interventions locales, le CSLR élargit son champ d’action à l’échelle de l’arrondissement. De 2009 à 2014, il se voit confier la gestion de l’Éco-quartier Hochelaga, ce qui témoigne de la reconnaissance institutionnelle de son expertise en matière de mobilisation citoyenne, de sensibilisation environnementale et de gestion de projets de proximité. Cette responsabilité renforce le rôle du CSLR comme interface entre la population, l’administration municipale et les enjeux environnementaux urbains.

En parallèle de ces actions concrètes, une réflexion plus large sur la restauration écologique de l’est de Montréal émerge. Dès 2004, dans le cadre de l’Atelier du patrimoine urbain de Montréal, une réflexion intitulée « Ruisseaux et autoroutes : restaurer l’est » propose une vision structurante fondée sur les anciens réseaux hydrographiques. Ce document développe explicitement l’idée d’un corridor des ruisseaux, suivant notamment le tracé du ruisseau Molson (ou de la Grande-Prairie) et du ruisseau de Montigny, et anticipe des aménagements sur des sites industriels abandonnés, dont celui de la Canadian Steel Foundries. Cette réflexion préfigure les liens conceptuels entre le boisé Jean-Milot, le parc Félix-Leclerc et le parc boisé Francesca-Cabrini.
Dans ce contexte, le CSLR amorce une transition importante. Fort de son expérience de terrain et de sa reconnaissance institutionnelle, le comité entre dans une phase marquée par l’ouverture aux partenariats et par l’adoption d’une vision à plus grande échelle, où la protection ponctuelle de sites s’inscrit désormais dans la perspective d’un corridor écologique structurant, reliant les espaces verts, les boisés et les anciens tracés de ruisseaux du secteur.

Références
Atelier du patrimoine urbain de Montréal. (2009). Ruisseaux et autoroutes : restaurer l’est [Diaporama PowerPoint].

Benevity. (avant 2021). Comité de surveillance Louis-Riel [Page descriptive d’organisme]. https://causes.benevity.org/causes/124-141477380RR0001

2015–2016 – Formalisation du projet du marais Molson

En 2015, une étude floristique et écologique menée par François Lambert (Université de Montréal) met en évidence le potentiel de restauration écologique du secteur du marais Molson, au sein du parc du Boisé-Jean-Milot. Cette étude renforce une lecture hydrique et écologique du territoire, en soulignant le rôle structurant de l’ancien ruisseau Molson (ou de la Grande-Prairie) et en consolidant l’idée d’un continuum naturel entre les différents parcs et boisés du secteur.

En 2016, cette lecture écologique est approfondie par une Étude sur les oiseaux du Parc du Boisé-Jean-Milot, réalisée par Gabriel Tej, alors candidat à la maîtrise. L’étude démontre que, malgré sa faible superficie, le Boisé-Jean-Milot présente une densité aviaire exceptionnellement élevée à l’échelle de l’île de Montréal, avec près de 10 espèces d’oiseaux par hectare et 63 espèces recensées. Le rapport souligne explicitement que la restauration du marais Molson, la plantation de centaines d’arbres et d’arbustes fruitiers ainsi que la diversité des habitats constituent des facteurs déterminants pour l’augmentation future de la biodiversité aviaire du site.

Parallèlement à ces appuis scientifiques, des interventions concrètes de restauration sont mises en œuvre sur le terrain. Sous la coordination de Richard Sylvain, coordonnateur du Comité de surveillance Louis-Riel (CSLR) de 2005 à 2023, les travaux de creusage et de mise en valeur du marais Molson sont réalisés dans l’ancien lit du ruisseau. Ce ruisseau constituait historiquement une frontière territoriale entre Saint-Léonard-de-Port-Maurice et Longue-Pointe.

Les recherches historiques indiquent que, selon un procès-verbal et un plan de 1795, le ruisseau de la Grande-Prairie avait déjà été rectifié et transformé en un large fossé rectiligne, qualifié de « décharge » à l’époque, entre 1725 et 1795, dans le secteur correspondant aujourd’hui au Boisé-Jean-Milot. Ces données historiques confirment la profondeur temporelle des transformations hydrauliques du site et donnent un cadre patrimonial fort aux projets contemporains de restauration écologique.

Références

Lambert, F. (2015). Étude floristique et écologique au parc du Boisé-Jean-Milot. Rapport présenté au Comité de surveillance Louis-Riel.

Tej, G. (2016). Étude sur les oiseaux du parc du Boisé-Jean-Milot. Rapport présenté au Comité de surveillance Louis-Riel.

Plourde, F. (2025). Ruisseau de la Grande-Prairie converti en fossé (« décharge ») entre 1725 et 1795. Patrimoine naturel et territorial de Montréal, Recherches et anecdotes. https://ruisseaumolsonreferences.blogspot.com/2025/08/ruisseau-de-la-grande-prairie-converti.html

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