12/05/2026
La situation des personnes détenues à Mbanza-Ngungu devient de plus en plus préoccupante. Depuis que le choléra sévit à la Prison centrale de Mbanza-Ngungu, les nouvelles admissions y ont été interdites par le ministre Ngéfa. En conséquence, les personnes arrêtées sont orientées et gardées au cachot du camp GD de la Police Nationale Congolaise.
Selon les informations rapportées, la Prison centrale de Mbanza-Ngungu accueille près de 800 détenus pour une capacité initiale d’environ 150 détenus. L’épidémie de choléra qui y a sévi a causé 11 décès sur plus de 70 cas recensés. Ces chiffres montrent l’ampleur de la crise et l’urgence d’une réponse coordonnée.Un cachot n’est pas conçu pour accueillir durablement un grand nombre de personnes, encore moins en période de crise sanitaire. Actuellement, les détenus, les policiers, les familles et les communautés sont exposés aux maladies, aux mauvaises conditions d’hygiène, aux tensions et à la lenteur dans le traitement des dossiers. Le risque d’évasion reste élevé dans ces conditions.Par ailleurs, la communauté ngungoise a salué le passage de Madame l’Avocat général à la Prison centrale de Mbanza-Ngungu, qui a permis la libération de certains détenus après des auditions individuelles. Bien qu’importante, cette démarche doit être poursuivie, renforcée et étendue à toutes les personnes détenues dont les dossiers méritent un examen rapide.Mbanza-Ngungu appelle les autorités à agir sans délai pour :
📌 désengorger le cachot du camp GD ;
📌 accélérer l’examen des dossiers judiciaires ;
📌 libérer les personnes détenues pour des faits mineurs ou sans dossier solide ;
📌 garantir l’accès aux soins, à l’eau potable et aux mesures d’hygiène ;
📌 renforcer la lutte contre le choléra dans les lieux de détention ;
📌 mettre en place une communication claire avec les familles ;
📌 trouver une solution sûre, légale et encadrée pour éviter la surpopulation des cachots.
La sécurité publique ne doit pas se faire au détriment de la dignité humaine. Toute personne détenue conserve ses droits, sa famille et sa communauté. Face à ce qui se passe à Mbanza-Ngungu, le silence n’est pas une option.