15/08/2026
S'il y a une chose qui a drastiquement changé dans ma manière de percevoir la vie, c'est le concept de vérité.
Dans l'environnement juridique, vous allez bien souvent entendre parler de la vérité juridique, qui diffère à bien des égards de la vérité sociale.
Pour le juriste, il n'est pas de vérité cartésienne sinon celle établie par les faits.
Je m'explique par ce petit exemple : Un jeune de 28 ans est ramené au poste de police, ce dernier est accusé par la population d'être un voleur qui torpille leur esprit et dérange la quiétude de la collectivité.
Ceci peut être vrai, mais tant que ce vol n'est pas établi par des faits, vous ne verrez jamais un juriste dire de ce jeune qu'il est un voleur et, au pire comme au mieux selon le cas, ce dernier se verrait complètement relaxé en vertu du principe nullum crimen, nulla poena sine lege, auquel nous ajouterons Da mihi factum, dabo tibi jus.
C'est une cause d'incompréhension, mais le droit est établi par des faits et non par la volonté sociale et la perception de tous.