03/09/2026
Avec l’Agence EtienneEtienne, nous avons été pendant des années de fidèles annonceurs de GHI, notamment lors de campagnes politiques. Nous aimions particulièrement ce format si particulier: le «slim», cette demi-page en Une, impossible à rater.
Mais au-delà de la publicité, la possible disparition de GHI est une mauvaise nouvelle.
Chaque journal qui disparaît, c’est un morceau du débat public et de la diversité de l’information qui disparaît avec lui.
On peut avoir tous les avis sur GHI. C’est un journal gratuit, financé par la publicité, avec une vocation largement commerciale. Mais il avait réussi à conserver une vraie rédaction, des journalistes présents à chaque numéro, des éditoriaux, des invités, des opinions, des sujets locaux et des points de vue parfois très différents.
Et tout cela arrivait gratuitement, chaque semaine, dans les boîtes aux lettres des Genevoises et des Genevois. Comme Lausanne Cités le faisait à Lausanne.
À l’heure où l’information se fragmente toujours davantage sur les réseaux sociaux, perdre un journal de proximité n’est jamais anodin. Un titre en moins, c’est une voix en moins, un lieu de débat en moins et, à sa petite échelle, un bout de démocratie en moins.
Alors souhaitons que le «Roi des canards» trouve un repreneur et que GHI ne s’arrête pas là. 🦆