07/08/2024
C'est avec beaucoup d'intérêt que j'ai lu la publication du camarade Cissé Trotsky. Cette publication a suscité assez d'intérêt pour moi parce qu'elle est pleine de sens et de vérité. Bien que je partage certaines de ses inquiétudes, je ne souscris pas à toutes ses conclusions.
Je suppose qu'avant la publication de ce texte, tu as à mainte reprise échangé avec le Gl Kambou puisque tu prétends qu'il est ton ami et c'est sûrement parce qu'il refuse de t'écouter que tu as été obligé de le faire sur le méta qui est une plateforme de forte audience afin de lui faire entendre raison.
Je suis d'accord avec toi sur le fait que certains anciens voient la FESCI comme une machine à fabrication de billets de banque donc ne pensent qu'à leurs intérêts au détriment de ceux des élèves et étudiants qui ont suscité sa création. Je suis d'accord avec toi quand tu demandes au NL Kambou d'appeler l'autre fraction afin de discuter car en tant que garant de la structure, c'est sa mission de garantir la quiétude au sein de la FESCI. Et unie, la FESCI est plus dynamique et moins vulnérable.
A ce niveau de mon propos, je fais une introspection et je me pose des questions qui méritent d'être posées:
- Peut-on parler à quelqu'un qui a décidé volontairement de ne rien écouter?
- Quelqu'un qui a déjà un agenda bien établi avec un dessein inavoué qui utilise un prétexte pour le mettre en exécution peut-il être raisonné?
Dès le début de cette situation, il était bien évident pour de bons analystes et pour les esprits sages de savoir que c'était une dissidence qui se préparait. Cela s'est vite démontré avec l'utilisation malsaine de la photo du SG de la FESCI sur le méta et des attaques de plusieurs cités universitaires avec des armes blanches.
C'est à ce niveau que tu me laisses perplexe car tu ne dis pas que malgré la dissidence et la tentative de putsch, le SG de la FESCI a plusieurs fois envoyé des émissaires vers la dissidence afin de leur faire entendre raison. Processus qu'ils ont rejeté du revers de la main parce qu'ils avaient la certitude que le mandat du Gl Kambou Sié ne passerait pas un mois de plus.
Pourquoi ne rappelles tu pas que la dissidence avec violence et utilisation d'armes blanches fait partie des comportements de nature à nuire à la FESCI et constitue donc une faute disciplinaire? Or les fautes disciplinaires sont sanctionnées selon règlement intérieur.
Le problème que posent nos camarades qui se sont eux mêmes exclus et se sont volontairement retranchés pour certains dans les cités d'Abobo 1 et 2 avait plusieurs voies de résolution. Mais nos camarades ont opté pour la voie de la violence parce que, comme je l'ai souligné un peu plus haut, un agenda bien établi avec des desseins inavoués devait être respecté. Le porte-parole du collectif des Secrétaires Généraux intérimaires de la FESCI qui n'a lui même jamais été Secrétaire Général ou Secrétaire Général adjoint auparavant ne dira pas le contraire puisque lors de son passage sur Live TV, il a affirmé qu'ils n'ont approché aucun ancien ou personne ressource pour résoudre le problème.
Je profite de cet instant pour remercier le camarade Ali Obama qui m'a ébloui par son intervention lors de l'émission NCI 360. A l'écouter, j'ai eu l'impression que c'est Dieu qui lui mettait les paroles dans la bouche lorsqu'il parlait des conditions d'éligibilité pour le poste de Secrétaire Général de section.
On ne peut pas tenir de tels propos et être acteur majeur d'une dissidence comptant en son sein des personnes qui ne respectent pas les conditions 'éligibilité arrêtées. J'en veux pour preuve tous les camarades qui ont déjà fait deux mandats à la tête de leur section et qui en veulent un troisième et tous ceux qui sont allés candidater dans une section dans laquelle ils viennent de s'inscrire où par moment il n'existe pas de section de la FESCI.
Les camarades faisant partie du premier cas cité veulent faire croire qu'ils ne sont qu'à leur seul mandat alors que l'histoire est têtue. Peut-être qu'il ne savent pas ce que s'est qu'un mandat ou ils pensent que les autres sont amnésiques. Quant à ceux émanant du deuxième groupe, c'est un crime de lèse-majesté qu'on leur demande d'attendre qu'une investigation soit menée pour savoir s'ils sont réellement inscrits dans l'établissement dans lequel ils souhaitent candidater ou encore vérifier l'existence d'une section de la FESCI dans ledit établissement.
Ta publication a été relayée par certaines personnes qui sans même en comprendre la profondeur à moins que ce soit ton intention demandent l'organisation d'un congrès extraordinaire.
Quelles sont les conditions d'organisation d'un congrès extraordinaire?
A ce niveau je voudrais qu'on lise bien les articles 4 et 20 du règlement intérieur. Je suppose que ceux qui liront ont les textes de la FESCI. Si non à d'autres occasions j'y reviendrai.
L'appel à un congrès extraordinaire à moins d'un an de mandature est prématuré. Les conditions légales et statutaires pour organiser un tel événement ne sont pas réunies. De plus, il est essentiel de privilégier le dialogue et la réconciliation interne avant d'envisager une telle solution.
Aujourd'hui certains se réjouissent de cette situation que traverse la structure tout en espérant en être les futurs héritiers. J'en rigole souvent mais en y réfléchissant, si nous ne nous ressaisissons pas à temps, si nous ne savons pas raison garder, la FESCI mourra de sa propre mort et ressuscitera puisqu'elle est un esprit mais sera très très affaiblie et à la solde de ses nombreux détracteurs.
Je suis profondément préoccupé par l'avenir de la FESCI. Notre organisation est à un tournant. Nous devons choisir entre la division et la destruction, ou l'unité et la reconstruction.
Je suis convaincu que nous pouvons surmonter cette crise en faisant preuve de responsabilité, de sagesse et de solidarité.
Bonne fête d'indépendance à chacun de nous !
N'oublions pas ceux qui ont donné leur vie pour que la FESCI soit ce qu'elle est aujourd'hui. Travaillons pour que la FESCI soit plus qu'une association mais un instrument de développement de notre pays.