22/08/2026
L’excision n’est ni une tradition intouchable, ni une pratique que l’on peut défendre au nom de la culture.
C’est une mutilation. Et en Côte d’Ivoire, elle est interdite par la loi.
L’article 5 de la Constitution ivoirienne protège l’intégrité physique de toute personne et interdit les mutilations génitales féminines. L’article 394 du Code pénal sanctionne leur pratique de 1 à 5 ans d’emprisonnement et d’une amende de 200 000 à 2 000 000 de francs CFA. Lorsque la victime en décède, la peine peut aller jusqu’à 20 ans d’emprisonnement. La tentative est également punissable.
Mais la loi ne s’arrête pas à l’auteur de l’acte.
L’article 397 du Code pénal rajoute: certaines personnes qui savent qu’une mutilation génitale est imminente et qui ne la dénoncent pas aux autorités ou à toute personne pouvant l’empêcher peuvent elles aussi être punies des peines prévues à l’article 394. Les conjoints, concubins, alliés et parents de l’auteur jusqu’au quatrième degré sont également concernés dans les conditions prévues par cet article.
Alors, soyons clairs: pratiquer, encourager ou banaliser l’excision en Côte d’Ivoire n’est pas un acte anodin.
À celles et ceux qui pratiquent encore l’excision, qui la soutiennent ou qui en font l’apologie: notre réponse est NON.
Et à celles et ceux qui continueraient à la pratiquer ou qui, sachant qu’elle est imminente, choisiraient de fermer les yeux, la loi peut sévir.
La Ligue Ivoirienne des Droits des Femmes continuera de défendre leur droit à l’intégrité physique, à la dignité et à vivre à l’abri de toute forme de violence.
🚨 Vous avez connaissance d’un cas ou d’un projet d’excision en Côte d’Ivoire ? Ne restez pas silencieux·se.
Pour tout signalement ou en cas d’urgence :
📞 Numéro vert du Ministère : 1308
📞 Police secours : 27 20 25 79 64
📞 Gendarmerie : 145
📞 La Ligue : +225 07 07 366 164