LA VOIX DE NEW-BELL

LA VOIX DE NEW-BELL journal communautaire d'informations générales

01/05/2026

Marché des oignons à Douala : La surproduction met New-Bell sous pression

Depuis deux mois, la situation perdure. Le site de New-Bell, qui abrite le marché des oignons de Douala, semble ne plus pouvoir contenir l’afflux de marchandises. Le marché s’est de fait étendu, débordant désormais sur la voie publique, envahie par des camions chargés d’oignons. De l’entrée principale du collège évangélique de New-Bell jusqu’à l’école publique New-Bell Bamiléké, le marché gagne du terrain.

L’accès aux hangars de déchargement étant devenu difficile en raison de la forte affluence, certains camionneurs se débarrassent de leurs cargaisons sur la voie publique. Grossistes et détaillants, peu empressés, t**dent à absorber cette abondance, laissant les transporteurs dans une longue attente.

À l’origine de cette situation inédite depuis la création du plus grand marché d’oignons de Douala et d’Afrique centrale, une hausse tout aussi exceptionnelle de la production. À en croire El Hadj Maliki, gestionnaire du site, de nouvelles plantations ont vu le jour dans les régions de l’Adamaoua et du Nord, venant s’ajouter à celles de l’Extrême-Nord. Face au recul de l’attractivité du coton, de nombreux agriculteurs se sont tournés vers la culture de l’oignon.

Mais tandis que le septentrion opère sa mue agricole, Douala, et en particulier New-Bell, ploie sous le poids de cette abondance. Les effets de la surproduction sont visibles : si le prix du sac d’oignons est en baisse, le désordre urbain et l’insalubrité, eux, sont en nette progression.

Certes, une chute des prix est habituellement observée entre mars et juin. Toutefois, certains acteurs du secteur estiment que cette surproduction pourrait, à terme, stabiliser les prix, à condition de mettre en place des mesures efficaces de conservation pour cette denrée hautement périssable, sensible à l’humidité.

En attendant, les détaillants déboursent entre 20 000 et 25 000 FCFA pour un sac d’oignons. Si le panier de la ménagère s’en trouve allégé, de nombreuses voix s’élèvent pour questionner le maintien du marché sur son site actuel de New-Bell, au regard des nuisances engendrées.

La Communauté urbaine de Douala, propriétaire des lieux, est ainsi interpellée. Le désordre urbain et l’insalubrité liés aux difficultés de déchargement ne sauraient laisser les autorités indifférentes.

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10/04/2026

Hygiène et salubrité :
*Nkolmintag se prépare à accueillir le pape*

Le pape Léon XIV séjournera au Cameroun du 15 au 18 avril 2026. Il est attendu à Douala le 17 avril, où il visitera notamment l’hôpital Saint Paul. Aux abords de cette formation hospitalière, les préparatifs sont déjà visibles. Des agents du ministère de l’Habitat et du Développement urbain (Minhdu) sont à pied d’œuvre pour assainir les lieux. Mais ils ne sont pas les seuls à se mobiliser : le comité d’hygiène et de salubrité du quartier Nkolmintag est également engagé dans cette dynamique.

Sa Majesté Tchounkeu et ses équipes sont descendues sur le terrain ce jeudi 9 avril. Leur objectif : contribuer à rendre agréable le séjour du chef de l’Église catholique dans leur secteur. En effet, Nkolmintag est à un jet de pierre de l’hôpital Saint Paul. Ainsi, la visite du souverain pontife dans cet établissement le conduira inévitablement aux abords du quartier. D’où la nécessité de se préparer pour cette visite apostolique que beaucoup annoncent déjà comme historique.

Le quartier Nkolmintag s’emploie donc à faire sa toilette afin de présenter son meilleur visage à l’arrivée du pape. Le comité d’hygiène et de salubrité entend rester mobilisé jusqu’au jour dit. Nettoyage, curage et désherbage rythmeront les journées citoyennes consacrées à la propreté. Le coup d’envoi a été donné le lundi 6 avril par le service d’hygiène de la commune de Douala II, dont les agents ont parcouru les artères du quartier pour débarrasser les lieux des détritus.

Au-delà de cette visite, Sa Majesté Tchounkeu souhaite inscrire cette dynamique dans la durée. Un objectif qui ne pourra être atteint qu’à travers une synergie d’actions entre le comité de développement de Nkolmintag et le comité d’hygiène et de salubrité. Ces deux structures disposent d’un atout de taille : le matériel d’hygiène mis à leur disposition il y a deux ans par le Minhdu. Un équipement qu’elles peuvent valoriser pour faire de Nkolmintag le quartier le plus propre de l’arrondissement de Douala II.

05/04/2026

41ème anniversaire du Rdpc
Une célébration pour relancer la mobilisation à Wouri 2

Une standing Ovation offerte au président de la République. C’est la cerise sur le gâteau da la célébration du 41ème anniversaire du Rdpc à Wouri 2. L’honorable Emmanuel Pongoh et ses militants attendaient ce moment depuis la proclamation des résultats de la présidentielle de 2025.

Cinq mois d’attente qui n’ont en rien entamé leur enthousiasme à accompagner Paul Biya pour un 8ème mandat à la magistrature suprême.

Ce 24 mars 2026, jour d’anniversaire du Rdpc, cette ferveur était perceptible sur les visages des militantes et militants. Ils ont de nouveau arboré leurs uniformes aux couleurs de leur parti, affichant fièrement leurs emblèmes comme pour signifier qu’ils sont définitivement sortis de la torpeur dans laquelle les contestations post-électorales les avaient plongés.

Ils sont donc réapparus en masse pour célébrer ce qu’ils présentent comme une redoutable machine politique. Un puissant appareil qui multiplie les victoires depuis 41 ans.

Mais au-delà de la célébration de l’anniversaire du Rdpc, il était surtout question de rendre hommage à Paul Biya que le président de la section Rdpc Wouri 2 décrit comme « un homme sage, pétri d’expérience dont le leadership éclairé est en train de guider le Cameroun sur la voie de la grandeur et de l’espérance ».

Pour l’honorable Emmanuel Pongoh, « Grandeur et espérance » n’est pas qu’un simple slogan. C’est une vision, un projet de société qui place désormais les femmes et les jeunes au centre des préoccupations du président de la République. C’est aussi un appel à la remobilisation des troupes après la crise post-électorale de 2025.

Dans cette dynamique, le secrétaire général du comité central a défini la nouvelle orientation des combats qui attendent le Rdpc après son 41ème anniversaire. « Préparons-nous à renforcer davantage la force et la place du parti derrière le président Paul Biya.», prescrit Jean Kuété.

Pour la hiérarchie du parti du flambeau ardent, il s’agit de « redoubler de vigilance et d’efficacité, afin qu’aucune faiblesse ne compromette les acquis du RDPC.» Dans la section Rdpc Wouri 2, le message du Secrétaire général du comité central s’inscrit dans la continuité des recommandations formulées au cours de la rentrée politique du 05 février dernier.

Le président de la section avait alors identifié la mobilisation comme étant l’axe majeur du redéploiement sur le terrain. « Nous avons reconnu que nos ambitions, aussi légitimes soient-elles, ne prendront tout leur sens que si nous unissons nos efforts pour faire du RDPC une machine politique encore plus performante.», a rappelé Emmanuel Pongoh ce 24 mars au stade David Dagobert Fampou. Cela dit, la consolidation de la fierté militante sera le premier levier de cette mobilisation.

Il faudra alors compter sur les femmes, principal socle du dynamisme du Rdpc à Wouri 2. Denise Fampou, le porte étendard de ce dynamisme, n’a pas caché sa détermination a installé les femmes aux premières loges du train de la Grandeur et de l’espérance. «Vous n’avez pas droit à l’erreur, si vous voulez continuer à avoir une femme à la tête de votre commune. Que les oiseaux de mauvais augure ne vous découragent pas. Nous n’allons pas accepté d’être reléguées au second plan. Nous n’avons que 03 mandats à la tête de notre commune, il nous en faut encore six comme c’est le cas pour le doyen des maires en France. Il faut continuer à soutenir la politique du président Paul Biya, car lui seul peut nous offrir cela sur un plateau en or.», a martelé la présidente de la section Ofrdpc Wouri 2, par ailleurs maire de la commune de Douala 2.

Un discours galvanisant qui vient rappeler aux uns et autres le poids électoral des femmes sur l’échiquier local et national. Denise Fampou venait ainsi de donner le ton de ce que seront les prochaines échéances électorales : Des batailles au cours desquelles le Rdpc entend confirmer et consolider son statut de parti dominant et renforcer, comme le souhaite, Jean Kueté, la ceinture de sécurité institutionnelle autour du projet de société porté par son président national.

Dans la perspective des municipales et des législatives qui s’annoncent, le président de la section Rdpc Wouri 2 note avec satisfaction que les jeunes prennent progressivement conscience de leur rôle déterminant. Il relève que leur énergie et leur engagement seront des atouts majeurs pour les victoires à venir

Aux hommes enfin, l’honorable Emmanuel Pongoh assigne un rôle stratégique. Il les exhorte à assumer pleinement leur leadership. « Il nous incombe de concevoir et de porter les stratégies qui permettront de renforcer durablement notre parti.», a-t-il dit.

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A lire sans modération
01/04/2026

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Commune de Douala 2:Des vœux qui sonnent comme un aveu de loyauté à Denise Fampou Une initiative inédite à la commune de...
25/02/2026

Commune de Douala 2:
Des vœux qui sonnent comme un aveu de loyauté à Denise Fampou

Une initiative inédite à la commune de Douala 2. Sous la houlette d’Hortense Baheten, la cheffe de service des ressources humaines, les agents municipaux ont décidé de se cotiser pour organiser une cérémonie de présentation des vœux à leur patronne, madame le maire. Il s’agit là d’une inversion protocolaire peu courante que le ministre Grégoire Owona en charge du travail et de la sécurité sociale mettrait sur le compte d’un dialogue social abouti, reflet d’un climat professionnel apaisé et productif au sein de la collectivité territoriale décentralisée.

Sérénité et Productivité sont en effet le socle d’une loyauté que les agents communaux de Douala 2 entendent assumer sans faux-fuyant. «Nous avons voulu exprimer notre reconnaissance à l’endroit de madame le maire pour tous les efforts consentis en vue de l’amélioration du cadre de vie à Douala 2. C’est aussi notre façon de la remercier pour l’attention particulière qu’elle accorde au personnel notamment pour ce qui est du respect de leurs droits sociaux. Nous avons voulu manifester solennellement notre engagement à œuvrer aux côtés de notre patronne pour l’atteinte des missions régaliennes de notre commune.» Hortense Baheten Justifie ainsi cet élan collectif envers madame le maire.

Pourtant, les rapports entre madame le maire et son personnel n’ont pas été un long fleuve tranquille. Avant l’instauration d’un dialogue social structuré, les deux parties ont traversé, entre 2008 et 2010, une zone de fortes turbulences, marquée par une vive passe d’armes autour de la réduction des salaires, au point de porter le différend devant les tribunaux.

Mais Denise Fampou assure qu’il n’a jamais été question de nuire à ses collaborateurs. Selon elle, ses réformes visaient exclusivement à trouver des voies et moyens pour permettre à la commune d’assumer pleinement ses missions et d’offrir aux agents un cadre de travail adéquat.

Les résultats de cette rigueur managériale ne se sont pas fait attendre. Des lauriers sont arrivés pour témoigner du succès de la méthode Fampou : 2ème prix national du concours villes propres organisé par le Minhdu ; double prix régional FEICOM pour les bonnes pratiques de développement local ; prix régional du guichet performance PNDP pour la meilleure progressivité des finances locales délivré par le MInepat.

Et pendant que les populations vont de réjouir de l’amélioration de leurs conditions de vie, les agents communaux vont recevoir toutes les garanties sociales nécessaires à une productivité optimale et présentées comme inédites dans certaines collectivités: Absence d’arriérés de salaires depuis 18 ans ; paiement au plus t**d le 25 de chaque mois ; Versement régulier des cotisations sociales mensuelles. Liquidation des droits au départ à la retraite avec dossier CNPS à jour pour une prise en charge immédiate. Allocations familiales régulièrement payées ; absence d’arriérés de pension retraite.

A en croire Hortense Baheten, les droits des travailleurs sont rigoureusement respectés à la commune de Douala 2. Les agents n’ont donc pas eu besoin de se faire prier pour mettre la main à la poche afin d’adresser leurs vœux de bonheur et de réussite à la patronne qu’ils espèrent avoir pour de très longues années encore.

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Drame à Galim-Tignére: Un fils de New-Bell viséC’est avec une profonde émotion que nous avons appris l’incendie qui a ra...
30/01/2026

Drame à Galim-Tignére: Un fils de New-Bell visé

C’est avec une profonde émotion que nous avons appris l’incendie qui a ravagé le domicile de fonction du commandant de brigade de Galim-Tignére. Les flammes ont tout détruit sur leur passage et, à ce jour, les enquêtes n’ont pas encore permis d’en déterminer l’origine.

Le commandant Jampa Alain Blaise, en poste à Galim-Tignére, est un digne fils de New-Bell Sebendjongo, dont le domicile familial se situe à l’arrière du foyer Bâtie. Dans ce drame, il a tout perdu : l’ensemble de ses effets personnels a été réduit en cendres. Par la grâce de Dieu, il a néanmoins échappé de justesse à la mort.

Avant Galim-Tignére, le commandant Jampa Alain Blaise a servi avec engagement et dévouement à Yabassi en qualité de commandant de brigade, laissant partout l’image d’un homme de cœur et de responsabilité.

À Yabassi, beaucoup se souviennent encore de son geste de générosité lors des obsèques de la sœur aînée de l’honorable Pongoh. À cette occasion, il avait spontanément mis à la disposition de la délégation des jeunes, conduite par Charles Élie Zang Zang, tout le nécessaire pour leur assurer un séjour digne et paisible.

Aujourd’hui éprouvé par cette terrible épreuve, le commandant de brigade de Galim-Tignére peut compter sur la compassion, le soutien moral et la solidarité indéfectible de ses frères et sœurs de New-Bell, qui restent à ses côtés dans ce moment de grande douleur.

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Marché de la Gare de New-Bell: les mototaximen s’arriment à l’ordreIls sont près d’une centaine de mototaximen à avoir a...
29/01/2026

Marché de la Gare de New-Bell: les mototaximen s’arriment à l’ordre

Ils sont près d’une centaine de mototaximen à avoir accepté de se conformer aux conditions d’éligibilité à l’exercice de l’activité de transport par engins à deux roues au nouveau marché de la Gare de New-Bell.

Désormais, ils arboreront des chasubles de couleur orange estampillées « CAD2 / Marché Gare de New-Bell ». Les mototaximen ainsi identifiables seront les seuls autorisés à exercer autour de cet espace commercial.

Souvent reconnus comme faisant partie des principaux instigateurs du désordre urbain dans la ville de Douala, les mototaximen étaient particulièrement visés par l’appel à l’ordre lancé par Madame le maire de la commune de Douala II. « Le marché de la Gare doit maintenir un haut niveau de modernisation afin de barrer la voie au désordre », avait récemment déclaré Denise Fampou lors d’une sortie inopinée dans ce haut lieu du commerce, devenu indispensable dans la sous-région d’Afrique centrale.

En adhérant volontairement à la vision de Madame le maire, les mototaximen s’engagent à mettre un terme aux stationnements anarchiques sur la chaussée ainsi qu’aux embouteillages qu’ils généraient sur l’axe Marché central–Commissariat du 6ᵉ arrondissement. Ils souscrivent également à la mesure faisant de l’aire de stationnement qui leur est réservée le seul lieu d’embarquement et de débarquement des passagers.

L’initiative visant à instaurer l’ordre dans l’activité des mototaxis autour du marché de la Gare de New-Bell s’inscrit en droite ligne du projet d’assainissement et de professionnalisation du secteur des mototaxis porté par le maire de la ville de Douala.

Le Dr Roger Njitchoua, deuxième adjoint au maire de la ville et responsable de la mise en œuvre de ce projet, se félicite de la détermination de Madame le maire de la commune de Douala II à faire régner l’ordre et la discipline au marché de la Gare. Dans un souci d’harmonisation, il espère pouvoir assurer l’enrôlement des mototaximen identifiés par la commune de Douala II sur la plateforme numérique mise en place par la Communauté urbaine de Douala.

Il convient de noter qu’en dehors des mototaximen, les taximen, les pousseurs et les acteurs du dépotage disposent désormais d’espaces appropriés pour l’exercice de leurs activités au marché de la Gare de New-Bell. Denise Fampou tiendrait-elle ainsi le pari de la modernisation ?

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*Marché de la Gare de New-Bell* : une modernisation assuméeEn ce début d’année 2026, l’activité commerciale affiche des ...
28/01/2026

*Marché de la Gare de New-Bell* : une modernisation assumée

En ce début d’année 2026, l’activité commerciale affiche des signes évidents de dynamisme au nouveau marché de la Gare de New-Bell. Madame le Maire a pu toucher du doigt l’impressionnante vitalité qui anime les anciens commerçants du marché des femmes, depuis leur installation dans ce cadre moderne mis à leur disposition par la commune de Douala II.

Au nouveau marché de la Gare, Denise Fampou donne ainsi corps à sa vision de la modernisation des équipements marchands, pensée comme un levier de développement global. Une ambition qui s’inscrit dans la volonté de faire de Douala II une municipalité où il fait bon vivre.

Toutefois, en ce début d’année, Madame le Maire a effectué une descente inopinée sur le site, afin de constater que certaines mauvaises habitudes tendent à s’y installer durablement. Très sollicité, le nouveau marché de la Gare est en effet en passe de devenir un bourbier, où le désordre livre une concurrence déloyale à la modernité.

Il devenait donc urgent d’agir pour canaliser les velléités d’expansion d’un secteur informel qui semblait avoir trouvé, au marché de la Gare, un terrain favorable à son développement anarchique.

Le désordre, Denise Fampou n’en veut pas. « Le marché de la Gare doit maintenir un haut niveau de modernisation pour barrer la route au désordre », martèle-t-elle à l’endroit des responsables chargés de la gestion quotidienne de cet espace commercial. Cet appel à l’ordre et à la discipline doit se traduire, notamment, par l’interdiction stricte de l’occupation anarchique des couloirs réservés à la circulation des clients et des visiteurs.

Dans la même dynamique, Madame le Maire insiste sur la nécessité de préserver la grande esplanade du marché comme un parking exclusivement réservé aux véhicules, formellement interdit à toute activité commerciale. De même, les aires de stationnement des mototaxis, taxis et portes-tout (pousse-pousse) doivent être sécurisées afin de ne servir qu’aux usages auxquels elles sont destinées.

S’agissant du dépotage des marchandises, un espace spécifique a été aménagé, afin que cette activité ne serve plus de prétexte à l’encombrement de la chaussée et à la création d’embouteillages aux abords du marché.

Le marché de la Gare entend ainsi assumer pleinement son statut de marché moderne, dans un contexte où les démons du désordre urbain ne semblent pas disposés à reculer.

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Concours du quartier le plus propre de Douala II : la mentalité de saleté gagne du terrainLa 15ᵉ édition du concours du ...
31/12/2025

Concours du quartier le plus propre de Douala II : la mentalité de saleté gagne du terrain

La 15ᵉ édition du concours du quartier le plus propre de Douala II a livré ses résultats le 28 décembre 2025. Comme le veut la tradition, madame le maire a, avant de primer les lauréats, présenté le rapport d’activités retraçant douze mois d’engagement des acteurs de la propreté de la commune, dans la dynamique qu’elle impulse depuis 2010.

Pour Denise Fampou, l’année 2025 ne saurait en aucun cas constituer une année de référence dans le combat participatif qu’elle a engagé contre l’insalubrité au sein de sa municipalité. 2025 pourrait même être citée comme un contre-exemple de cette vision selon laquelle la lutte contre l’insalubrité doit être l’affaire de chaque citoyen avant d’être celle de la communauté tout entière.

Seuls 16 quartiers se sont engagés dans le concours, sur les plus de 34 que compte l’arrondissement. À cela s’ajoutent seulement six associations de jeunes inscrites. Tel est le triste bilan de la participation citoyenne à la lutte contre l’insalubrité en 2025. Un recul manifeste par rapport aux années antérieures, qui enregistraient entre 23 et 30 quartiers engagés dans le combat pour une cité où il fait bon vivre. Du côté des associations de jeunes, près d’une trentaine répondaient habituellement à l’appel citoyen de madame le maire.

La conséquence directe de cette baisse de participation est la réduction du niveau de gratification. En 2025, un seul quartier, sur les seize en compétition, a su tirer son épingle du jeu. Makéa est ainsi resté égal à lui-même. Mais où sont donc passés les autres quartiers ?

Pourquoi ont-ils choisi de tuer cette saine émulation qui poussait madame le maire à primer les cinq, voire les 10 meilleurs compétiteurs du concours du quartier le plus propre de Douala II ?

Qu’ont fait New-Bell Haoussa et Nkolmintag du matériel d’hygiène, d’une valeur de 25 millions de francs CFA chacun, offert par le MINDUH pour booster la lutte contre l’insalubrité ?

Où sont passés ces élites et forces vives qui par leurs appuis aux associations des jeunes avaient clairement affiché leur volonté d’accompagner madame le maire dans son combat contre l’insalubrité ? Se sont-elles démobilisées face aux querelles internes qui plombent l'élan citoyen dans nos associations de jeunes?

Où est passée Sa Majesté Ramanou, qui avait fait de New-Town II un véritable challenger capable de faire douter Sa Majesté Aboubakar de Makéa ? Qu’est devenue Sa Majesté Toko de New-Bell Cimetière, habitué à son rôle d’outsider percutant, toujours prompt à ravir la vedette à ses pairs ?
Que dire alors de Leurs Majestés Edouga de Babylone, Ndongo de New-Town III, Dibango de Camp Yabassi, Tchounkeu de New-Bell Bamiléké ? Par leur engagement, ils faisaient de la proclamation des résultats du concours du quartier le plus propre de Douala II de véritables moments de suspense, où l’attente du vainqueur déclenchait une vive émotion chez les chefs de quartiers et leurs administrés.

Qu’est-ce qui n’a pas marché ? Pourquoi Makéa est-il devenu le seul coq dans une basse-cour pourtant peuplée de chefs disposant des outils nécessaires pour contester le leadership de Sa Majesté Aboubakar ?

Pour certains, cette situation s’expliquerait par une forme de lassitude face à la formidable organisation qui a fait du quartier Makéa un véritable chantre de la résilience et du vivre-ensemble. Au cœur de cette réussite, Sa Majesté Aboubakar se distingue par ses qualités de rassembleur omniprésent, capable de mettre ses chefs de blocs au pas tout en leur insufflant une dynamique de propreté indispensable à la construction de son leadership, dans un environnement pourtant propice à la fronde et à l’incivisme.

Pour d’autres chefs de quartiers, la baisse de l’engouement trouverait son origine dans le refus de madame le maire de dévoyer la philosophie du concours pour en faire une manœuvre politicienne. Une dérive qui consisterait à promouvoir la solidarité de façade, à récompenser l’amitié et la fidélité à une actrice politique, tout en reléguant au second plan l’effort réel et l’engagement contre l’insalubrité. Denise Fampou s’y est fermement opposée et ne cache pas son choix de primer Makéa « à vie », si les circonstances l’exigent.

Mais au-delà des perceptions des chefs de quartiers, un constat s’impose : la montée en puissance inquiétante de la mentalité de saleté. La situation est si préoccupante qu’on pourrait y voir un lien avec le climat sociopolitique actuel. Toutefois, il est difficile de croire que des citoyens puissent sacrifier leur confort personnel sur l’autel d’idéologies politiques. Un esprit sain ne peut s’épanouir que dans un corps sain, et il sera toujours difficile pour un politicien de faire triompher ses idées en incarnant l’hostilité à la propreté.

Il ne s’agit donc pas d’un mécontentement d’ordre politique, mais bien du retour en force de la mentalité de saleté.

Voilà quinze années que madame le maire martèle et promeut l’idéal d’une cité propre. « Douala II la belle » n’est pas qu’un slogan : c’est une volonté politique appuyée par des moyens concrets (équipements d’hygiène de qualité, mobilisation des ressources humaines, primes consistantes aux acteurs méritants de la lutte contre l’insalubrité…)

Des résultats encourageants ont certes été enregistrés.
Mais la mentalité de saleté persiste. Elle semble s’accrocher à nos esprits comme si elle faisait partie de notre ADN. P*s encore, elle trouve dans l’incapacité de la société Hysacam, pourtant chargée de l’hygiène et de la salubrité, à remplir pleinement ses missions régaliennes, un terreau favorable à l’exacerbation de ses dérives.

Entre 2024 et 2025, cette mentalité a ainsi gagné du terrain, renforcée par le laxisme de certaines autorités. L’absence de répression lui a conféré un pouvoir de domination tel que, si rien n’est fait dans l’urgence, elle pourrait anéantir tous les efforts entrepris pour la construction de la belle cité de Douala II.
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