11/06/2026
Ce vendredi de Vénus, jour du lien, du partage et de la beauté des relations, j'ai choisi de mettre en lumière un sujet qui me tient profondément à cœur : la Journée nationale de sensibilisation au TDAH, célébrée chaque année le 12 juin en France.
Parce que parler du TDAH, c'est offrir à des milliers d'enfants, d'adolescents et d'adultes — et à leurs proches — un peu plus de compréhension, un peu moins de culpabilité, et beaucoup plus de chemins possibles.
1. Pourquoi une Journée nationale dédiée au TDAH ?
Le TDAH — Trouble du Déficit de l'Attention avec ou sans Hyperactivité — concerne en France :
- Environ 5 % des enfants d'âge scolaire
- Environ 2,5 % des adultes (souvent diagnostiqués tardivement)
Soit, au total, plusieurs millions de personnes dans notre pays. Et pourtant, ce trouble reste largement méconnu, sous-diagnostiqué et entouré d'idées reçues.
Initiée par les associations de patients et familles — notamment HyperSupers TDAH France — la Journée nationale du 12 juin a pour vocation de :
- 📣 Faire connaître le TDAH au grand public et aux institutions
- 🧠 Déconstruire les clichés (« c'est un manque d'éducation », « il fait exprès », « c'est une mode »)
- 🤝 Soutenir les familles souvent épuisées par l'errance diagnostique
- 🏥 Améliorer l'accès au diagnostic et aux soins, encore très inégal selon les régions
2. Le TDAH, ce n'est pas « être turbulent »
Il faut le redire avec force : le TDAH n'est pas un défaut de caractère, ni un problème éducatif. C'est un trouble du neurodéveloppement d'origine neurobiologique, qui affecte la régulation de l'attention, de l'impulsivité et — dans certaines formes — du niveau d'activité motrice.
Concrètement, une personne TDAH peut vivre au quotidien :
- 🌪️ Une difficulté à filtrer les informations (tout entre en même temps)
- ⏰ Un rapport au temps distordu (procrastination, hyperfocus, retards chroniques)
- 💭 Une rumination mentale intense, fatigante
- 🎢 Des émotions amplifiées, qui montent vite et fort
- 😴 Des troubles du sommeil fréquents
- 💔 Une estime de soi fragilisée par des années de remarques (« tu ne fais pas d'efforts », « si tu voulais, tu pourrais »)
Mais le TDAH, c'est aussi — souvent — une créativité hors normes, une intuition fulgurante, une empathie profonde, une capacité à voir des liens là où personne ne les voit. Beaucoup d'artistes, entrepreneurs, soignants, sportifs sont TDAH. Le sujet n'est pas de « guérir » du TDAH, mais d'apprendre à habiter son cerveau singulier avec plus de douceur et d'efficacité.
3. Diagnostic : la première étape libératrice
Mettre un mot sur ce que l'on vit — ou sur ce que vit son enfant — change tout. Le diagnostic n'est pas une étiquette qui enferme : c'est une clé de lecture qui réorganise le passé et ouvre des stratégies pour l'avenir.
> 👉 J'ai écrit un guide complet pour les parents : Diagnostic TDAH enfant : quel spécialiste consulter ?
Ce guide vous accompagne pas à pas : médecin traitant, pédopsychiatre, neuropédiatre, CMP, PCO… qui fait quoi, dans quel ordre, avec quels délais.
Pour les adultes, le parcours est souvent plus solitaire. N'hésitez pas à vous tourner vers un psychiatre formé au TDAH adulte, ou à consulter l'annuaire de l'association HyperSupers TDAH France.
Journée nationale de sensibilisation au TDAH du 12 juin : symptômes, idées reçues, parcours de diagnostic et outils holistiques (EFT, hypnose, EMDR, naturopathie) pour mieux vivre avec le TDAH. Par Stéphanie DE SOUZA.