26/02/2026
🇨🇮BAGOHOUO
CONFLIT ENTRE JEUNES WÊ ET JEUNES MALIENS !
Repose en paix Bahié Jocelyn !
Tout a déclenché dans la nuit du Vendredi 20 Février 2026.
Alors que la population était à une veillée funèbre, le jeune Jocelyn a constaté que les jeunes Maliens roulaient des motos à vive allure dans le village.
Il a donc interpellé l'un d'entre eux dont il a saisi les clefs de la moto.
Ce dernier ( propriétaire de la moto ) est allé alerter ses frères qui se sont rués en grand nombre sur Jocelyn en train de le tabasser.
Puisque tous les parents du village étaient aux funérailles de l'un des leurs, nombre d'entre eux ne savaient de quoi il s'agit.
C'est après leur forfait, que les jeunes Maliens ont regagné leur base (camp dioula) laissant Jocelyn dans le coma. Les parents prennent alors le blessé et l'amènent à Nidrou pour des soins .
Le lendemain 21 Février, le jeune Jocelyn qui avait l'intention de freiner d'éventuels accidents de motos pour la sécurité des habitants de Bagohouo, rend l'âme finalement.
Informés de son décès, ses frères prennent d'assaut le et brûlent les maisons des meurtriers.
Notons que dans le vivaient des Maliens, Burkinabé et autres, mais les jeunes de Bagohouo ont visé que les maisons de ceux ceux qui ont commis l'acte.
Le chef du village et le Sous-préfet ont alerté la gendarmerie qui est venue mettre de l'ordre.
Et là, les forces de l'ordre ont épinglé 23 jeunes, mais des innocents pendant que les commanditaires ont pris la fuite.
Nous saluons la bienveillance du Président du Conseil Régional, M. Serey Doh Celestin qui grâce à son intervention, ces jeunes ont été relâchés par la suite.
Ce matin 26 Février, sous ordre du Sous-préfet, le chef du village a convoqué tous les chefs de familles de Bagohouo pour calmer l'atmosphère et convaincre les Autochtones à pardonner leurs voisins.
Selon les de Bagohouo, " trop c'est trop, nous avons perdu des parents dans ces conditions pareilles et il n'y a jamais eu de justice. Il faut que ces commanditaires soient traduits cette fois-ci devant la Justice et qu'ils paient pour leur mauvais acte avant qu'ils ne soient acceptés à nouveau dans ce village. "
*Source de nos informations, un jeune natif de Bagohouo.
Recit: Alain BAH Partenaire