20/08/2025
Stella Benedetti Di Signori
18 août 2014
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une petite histoire pour ceux qui ne la connaisse pas :
Des décennies durant les corses réclament que la plaine orientale soit assainie du paludisme qui la rendait incultivable. L'État a toujours fait la sourde-oreille. En 1944 l'armée américaine débarque en Corse et assainie la plaine. En 1960 est créée la SoMiVaC afin de racheter des terres de les remembrer et de les revendre à des corses. En 1962 l'Algérie est indépendante, 20 000 Pied-noir s'installent en Corse. Les 400 premiers lots furent prêts mais Paris donna l'ordre d'en réserver 90 % pour les Pieds-noirs avec des prêts bancaires à taux zéro. Michel Rocard dans "Le Monde" le 31 août 2000 dira : "Ce pourcentage était une incitation à la guerre civile". Les agriculteurs corses n'aurons que les miettes et se verront refuser les crédits bancaires. Et puis il sera demandé aux Pieds-noirs de ne plus payer leurs dettes d'installation, alors que les corses, eux, devaient continuer à payer les leurs. Les Pieds-noirs se mettent à trafiquer le vin : pour augmenter la quantité ils ajoutent de l'eau, de la glycérine, des lies de raisin, et du sucre. La quantité augmente de 300 %, la qualité est médiocre. 1970, l'Etat interdit ces pratiques, des Pieds-Noirs achètent le vin à des viticulteurs corses pour le revendre. Depeille fait banqueroute, il doit 6 millions francs à des confrères qui doivent de l'argent aux viticulteurs corses. Depeille n'a pas les moyens de payer et avec l'accord de la Banque crée une société-écran : la COVIREP pour rembourser ses dettes. La COVIREP fait faillite, les dettes deviennent beaucoup plus importantes que les dettes initiales. La Justice ferme les yeux, le gouvernement tente d'étouffer l'affaire. Les viticulteurs corses ne sont pas remboursés. L'ARC propose que les escrocs revendent leurs terrains et payent leurs dettes avec l'argent récolté. La proposition est rejetée par l'État qui ordonne aux banquiers de prêter de l'argent aux viticulteurs créanciers. En réponse Edmond Simeoni et des militants de l'ARC décident d'occuper la cave Depeille pour dénoncer publiquement le scandale. L'occupation était censée être pacifique et ne durer que 4 jours avec une conférence de presse. Poniatowski ne se envoie 4 000 gardes mobiles avec des chars et des hélicoptères.