19/06/2026
L’autre jour, j’échangeais avec un jeune talent.
Brillant.
Motivé.
Compétent.
Je lui demande :
« Tu te vois manager une équipe un jour ? »
Sa réponse a été immédiate :
« Franchement ? Non. »
Pas par manque d’ambition.
Pas par manque de compétences.
Simplement parce qu’il n’en a pas envie.
Sur le moment, ça m’a surprise.
Puis j’ai réalisé que ce phénomène dépassait largement le monde du travail.
Nous vivons dans un monde plus incertain.
Les crises se succèdent.
L’avenir paraît plus flou.
Alors beaucoup se concentrent sur ce qu’ils peuvent encore maîtriser :
+ leur santé,
+ leur équilibre,
+ leur temps,
+ leur bien-être.
Dans le même temps, les figures d’autorité traditionnelles se sont affaiblies.
- Les parents.
- Les enseignants.
- Les managers.
- Les dirigeants.
L’autorité n’a pas disparu.
Elle s’est dispersée.
Aujourd’hui, nous écoutons des experts, des coachs, des sportifs, des entrepreneurs, des créateurs de contenu, des influenceurs...
Et peut-être que cela change profondément notre rapport au leadership.
Les nouvelles générations semblent moins attirées par le pouvoir de diriger.
Mais davantage par la capacité à inspirer.
- Moins par l’autorité.
+ Plus par la crédibilité.
- Moins par le statut.
+ Plus par l’impact.
Finalement, je ne suis pas certaine que nous assistions à une crise du leadership.
Peut-être assistons-nous à la fin d’une certaine manière de diriger.
Et à l’émergence d’une autre.
Demain, les meilleurs leaders seront-ils ceux qui donnent des ordres... ou ceux qui donnent envie de les suivre ?