Renke Communication

Renke Communication Informations de contact, plan et itinéraire, formulaire de contact, heures d'ouverture, services, évaluations, photos, vidéos et annonces de Renke Communication, Graphiste, 3 Boulevard des Professeurs Sourdille, Nantes.

Renke Communication est un studio de création et de communication géré par Karen Lavot-Bouscarle : graphisme, web design, internet & multimédia, édition print & web, photographie, vidéo, rédactionnel. ACTIVITÉS GRAPHIQUES PRINT & WEB – IDENTITÉ VISUELLE, CHARTE GRAPHIQUE, PHOTOGRAPHIE, VIDÉO, RÉDACTION :

Communication d’entreprise, communication culturelle, graphisme, webdesign, photographie, ré

dactionnel (écriture et réécriture)…

Édition, livre, brochure, journal d’entreprise interne ou externe, plaquette, dépliant, brochure de prestige, catalogue commercial, rapport d’activité, communication événementielle, affiche, invitation, annonce presse, flyer…

Rédactionnel d'entreprise : écriture et réécriture. Création de sites internet sur mesure, webdesign & développement : sites web d’entreprises, boutiques en ligne, sites culturels, galeries d’images, vitrines web, catalogues, sites éditoriaux, animations, CD-Rom, sites évolutifs administrables en back-end avec formation à la prise en main, maintenance, référencement naturel...

Photographie & vidéo : reportage, illustration, book, photographies d’architecture, portraits de personnalités, tourisme, voyages…
Prise de vue et post-traitement, travail à la chambre, en argentique et en numérique, retouche d’images, montage....
Réalisation et montage de vidéos.

Nouveau beau livre en cours de création avec les Editions Mon autre France : c'est un grand bonheur de participer à ce b...
27/02/2026

Nouveau beau livre en cours de création avec les Editions Mon autre France : c'est un grand bonheur de participer à ce beau projet. Teasing sur la couverture toute fraichement validée… et c'est parti pour 148 pages d'un beau format 21,5 x 27 cm à paraître en octobre prochain 😍
(Préventes à venir très prochainement).

Pendant la Prohibition américaine, un territoire français a occupé une place stratégique majeure entre l’Europe et les États-Unis.

Cette réalité historique, longtemps sous-estimée, méritait un travail d’enquête approfondi.

Aujourd’hui, nous dévoilons la couverture de notre prochain beau livre :

« Prohibition américaine : l’aubaine française »

148 pages d’enquêtes, d’analyses et de documents inédits.

Un travail rigoureux mené par Xavier Fréquant
et Yassir Guelzim, auteurs déjà édités chez nous (L’archipel des Français Libres) dont nous adorons la plume.

Un ouvrage appelé à devenir une référence sur le rôle de Saint-Pierre-et-Miquelon durant cette période charnière du XXᵉ siècle.

Parution octobre 2026.

Les précommandes ouvriront prochainement.

En 2026, suspendre le temps et vivre le mondeUn jour, quelqu’un a laissé la lumière entrer assez longtemps pour que le m...
30/01/2026

En 2026, suspendre le temps et vivre le monde

Un jour, quelqu’un a laissé la lumière entrer assez longtemps pour que le monde s’imprime. Ce n’était ni un événement, ni un paysage remarquable ; juste une vue depuis une fenêtre, un regard. Il a posé la plaque sur le rebord, rien d’exceptionnel : une cour, des murs clairs, un toit. Le soleil, lui, a fait le reste – lentement. Des heures entières à frapper la matière, les ombres ont tourné, la lumière a changé de place, le temps est passé, lentement. Quand l’image est apparue, elle n’a pas montré un instant, mais une durée.[1]

C’était en 1826, il y a deux-cent ans. À l’époque, il fallait des heures pour qu’une image existe. Un temps réduit à quelques minutes, voire quelques secondes à la fin du XIXème siècle, grâce à des procédés comme le collodion humide et des objectifs plus lumineux qui ont permis de fixer des scènes en mouvement. Le Polaroid 95 marque une nouvelle révolution en 1948, en rendant possible l’obtention d’une photographie développée en moins d’une minute, grâce à ce procédé de mini-laboratoire photo embarqué.

Le XXIème siècle amène une nouvelle temporalité : en un clic et quelques secondes, tout est envoyé dans le flux, au point que l’on peut se demander si nous vivons ce que nous faisons, ou si nous le montrons juste. Comme une lumière trop forte, trop continue, cette surabondance d’images provoque une cataracte numérique et peut finir par aveugler ; gavés d’images, l’essentiel se dissout dans l’abondance. Après, que reste-t-il ?

Le travail de photographes comme Pascal Bastien [2] offre une résistance silencieuse à cette société du spectacle que critiquait déjà Guy Debord [3] en 1967. Il saisit des instants de vie quotidienne, familiaux et amicaux, en utilisant la photographie dans un travail au long cours pour en faire une poésie de l’ordinaire. C’est une accumulation patiente d’images qui, mises bout à bout, racontent une histoire plus grande que la somme de ses parties. L’humain y est au centre, avec ses failles, ses joies et ses silences. Il observe et restitue avec tendresse, transformant le banal en précieux, le fugace en éternel.

Face à l’essor des images artificielles où un prompt suffit à fabriquer des mondes entiers, comment distinguer le vrai du faux ? Comment éviter que la désinformation et la division ne deviennent la norme ? Hier, John Heartfield [4] dénonçait le photomontage pour manipuler la vérité. Aujourd’hui, les millions d’images produites artificiellement noient la réalité ; comment ne pas perdre l’essentiel – l’émotion, la mémoire, la présence ? Bastien nous rappelle cet essentiel : une photographie, c’est d’abord une relation – avec un sujet, un lieu, une mémoire. Retrouver ce lien, c’est résister à une déshumanisation du visuel.

Ils n’avaient pas prévu de s’allonger là, c’est arrivé comme ça, dans un élan presque enfantin : s’allonger sur le bord du chemin pour observer le monde autrement. L’herbe était plus haute que prévu et piquait un peu les bras, chatouillait les joues. Ils ont ri puis sont restés là, à écouter le temps s’écouler. Pas en minutes, pas en images, mais en sensations : le souffle de l’autre, le bruissement des herbes, l’air sur la peau. À cet instant, ils étaient simplement présents au monde. [5]

S’il fallait mieux regarder plutôt que toujours montrer ? C’est en portant notre attention à ce qui nous entoure que le monde s’imprime [6] en nous : le chant mélodieux du merle sur la branche d’un olivier, l’odeur du pain grillé dans la maison encore endormie, les empreintes éphémères du ressac sur la grève, la lumière du soleil à travers la canopée, komorebi.

Il y avait ce vieux couple cet après-midi-là, au café de la Place : assise à côté de lui, elle souriait en lui tenant la main. Pas de photo de cette scène ordinaire, juste un souvenir. Étaient-ils un couple ou simplement de vieux amis qui se racontent ? Peu importe, ils étaient beaux dans cet instant partagé et ce lien ancien qui les unissait.

La vie demande du temps, elle se tient dans la lenteur, dans l’attention que l’on donne et que l’on reçoit, dans ce temps accordé à l’autre, l’écoute, les conversations qui s’étirent jusqu’au soir ou au petit matin. Les relations ne se mesurent pas, elles se vivent. Être au monde commence peut-être ici, dans l’art de voir sans filtre, de regarder vraiment, le monde, l’autre – dans sa fragilité, ses rides, ses silences, ses doutes. Être présent, simplement.

En 2026, suspendons le temps pour vivre le monde !

Karen Lavot-Bouscarle
> Plus d’écrits sur www.renke.fr


1– 2026 célèbre le bicentenaire de la photographie. Point de vue du Gras est la première photographie permanente, réussie et connue de l’histoire de la photographie, réalisée par Nicéphore Niépce en 1826 depuis sa maison à Saint-Loup-de-Varennes. C’est une héliographie obtenue à l’aide d’une chambre noire et d’une plaque d’étain recouverte de bitume de Judée. Elle représente une aile de sa propriété et est considérée comme le premier cliché photographique stable à avoir survécu jusqu’à aujourd’hui.
2– Exposition à la Galerie de la Filature à Mulhouse, jusqu’au 1er mars 2026. https://www.arte.tv/fr/videos/130925-000-A/photographie-le-journal-de-famille-de-pascal-bastien/
3– Guy Debord, dans « La Société du spectacle », développe une critique radicale de la société moderne, qu’il analyse à travers le prisme du spectacle – un concept central qui désigne la transformation de la vie sociale en une immense représentation médiatisée, aliénante et marchande.
4– Dans les années 1930, ce pionnier du photomontage dénonçait la propagande nazie en détournant les images officielles. Son travail montrait comment le visage de la vérité pouvait être découpé, recomposé, trahi.
5– Interprétation libre d’une photographie de Pascal Bastien présentée lors de l’exposition Belle Lurette à La Maison de la Photographie Robert Doisneau en 2019 (http://pascalbastien.com/2019/06/11/exposition-belle-lurette/)
6– Le mot « impression », du latin impressio, désigne à l’origine l’action physique d’appliquer une marque ou une image sur un support, comme en imprimerie ou en photographie. Au figuré, il évoque ce qui s’imprime dans l’esprit ou les sens : la trace émotionnelle, la sensation subjective laissée par une expérience avec le monde extérieur.

Voilà, je peux l'annoncer enfin ! Premier prix "Best in the World" aux Gourmand Cookbook Awards 2023 🥉pour le livre "La ...
01/12/2023

Voilà, je peux l'annoncer enfin ! Premier prix "Best in the World" aux Gourmand Cookbook Awards 2023 🥉pour le livre "La mer à table" dont j'ai fait la création cet été, quel bonheur 🤩!!
Un grand merci à Caroline Dujardin Editions Mon autre France et au Chef Philippe Pupier pour leur confiance 🥰

Mention spéciale du prix Étienne Taillemite hier (qui récompense les ouvrages d'Histoire maritime et navale) pour le liv...
29/11/2023

Mention spéciale du prix Étienne Taillemite hier (qui récompense les ouvrages d'Histoire maritime et navale) pour le livre que j'ai eu le bonheur de créer pour les Editions Mon autre France il y a 2 ans : L'Archipel des Français Libres… Ça c'était hier… en attendant une autre excellente nouvelle à annoncer 🥰
Le fameux livre ici : https://www.monautrefrance.com/product-page/l-archipel-des-fran%C3%A7ais-libres
Un aperçu plus large ici : https://www.calameo.com/read/006670632323d8973d629

Notre ouvrage L’archipel des Français Libres recevait un prix ce jour : la mention spéciale du prix Étienne Taillemite !

Bravo aux auteurs Xavier Fréquant et Yassir Guelzim 👉 et une mention aussi spéciale à Karen pour la mise en page et à Julien Robin qui signe là des illustrations atypiques pour un livre d’Histoire : des tatouages originaux créés pour l’ouvrage.

Un superbe travail d’équipe !


Collectivité Territoriale de Saint-Pierre et Miquelon Typo'libris

Tout chaud sorti des presses, le livre vient d'arriver !!! 😃Après 4 mois de travail intensif et 1 mois de fabrication, q...
27/10/2023

Tout chaud sorti des presses, le livre vient d'arriver !!! 😃
Après 4 mois de travail intensif et 1 mois de fabrication, quel bonheur d'avoir travaillé sur ce projet ! Encore un super travail d'équipe avec Caroline Dujardin des Editions Mon autre France ❤️! Un bel objet graphique de 192 pages pour lequel j'ai pu avoir carte blanche, pour accueillir 50 Recettes de la mer du Chef Philippe Pupier et autant de pages de récits sur Saint-Pierre-et-Miquelon… Tout ce que j'aime !
Et maintenant, apprendre que le livre est dans le top 4 mondial dans deux catégories du championnat du monde du livre de recettes (Gourmand Cook Book Award) qui a lieu fin novembre en Arabie Saoudite ✨🙃
👉 Les commandes pour Noël, c'est par ici : https://www.monautrefrance.com/product-page/la-mer-%C3%A0-table

Nouveau projet de beau livre pour Renke Communication à nouveau avec les Editions Mon autre France… La couverture validé...
11/05/2023

Nouveau projet de beau livre pour Renke Communication à nouveau avec les Editions Mon autre France… La couverture validée hier, 192 pages restent à créer avec la plus grande gourmandise !
Un grand merci à Caroline de me renouveler sa confiance pour réaliser les projets que je préfère : les beaux livres !

Comme promis, la couverture du prochain ouvrage vous est dévoilée. Nous vous présentons La mer à table - livre

Au programme, recettes et rencontres au goût salé.

Sortie prévue en octobre 2023.
D'ici là, nous vous partagerons l'avancée du projet.

😃🤩🥰 Nouvelle mission de Renke Communication pour le Team Vendée Formation à partir d’aujourd’hui : couverture de la Solo...
09/03/2023

😃🤩🥰 Nouvelle mission de Renke Communication pour le Team Vendée Formation à partir d’aujourd’hui : couverture de la Solo Maitre Coq, premier volet du calendrier officiel de la Classe Figaro Beneteau pour le Championnat de France Élite de Course au Large. J’adore !
Les bateaux sont en train d’arriver à Port Olona aux Sables d’Olonne pour une première course lundi prochain, ils sont visibles au ponton Vendée Globe dès aujourd’hui !

VOYAGE AU BOUT D'ICI, EN 2023Je me souviens de Yuri, dans sa course f***e à cent quarante sur le champignon, dans les ca...
25/01/2023

VOYAGE AU BOUT D'ICI, EN 2023
Je me souviens de Yuri, dans sa course f***e à cent quarante sur le champignon, dans les carrefours de Sofia balisés en cyrillique et sur les routes chaotiques des Balkans ; on essayait de le suivre tant bien que mal pour ne pas le perdre de vue. Je lui avais demandé de rouler doucement et je crois bien que sans ça, il aurait atteint les cent quatre-vingts. Nous revenions de la mer Noire de Turquie.

Je me souviens de Marwan, sur les flans de l’Atlas, et de la place du Grand Cèdre d’Azrou, celui où venaient se poser les étourneaux par centaines, chaque soir à dix-huit heures. On y buvait le thé avec les vieux Arabes du village, on se racontait. Le calme et la nostalgie nous enveloppaient. Dans les douars alentours, isolés, des habitants s’étonnaient, non sans plaisir, qu’on les visite, « parce qu’il n’y avait pas de monuments chez eux » ; j’aimais leur répondre que c’étaient eux, les monuments. Les autres, on les connaît déjà, sans même les avoir vus ; ils sont sur toutes les cartes postales et dans tous les livres.

Je me souviens de Chika et de sa mascotte bleue isatis qu’elle emmenait à chacune de nos déambulations, de Kobé à Nara, de Nishinomiya à Kyoto ; elle la tenait à deux mains sous sa poitrine à chaque fois que je la photographiais. Et puis ce jour tragique où, la carpe malade, nos quatre hôtes avaient posé un jour de congé pour la soigner. Elle a vécu.

Mikko, te souviens-tu cette traversée à ski du lac lorsque, seulement à notre retour, tu m’as avoué que tu détestais le ski comme toute ta génération, et les deux suivantes d’ailleurs, parce qu’en Finlande on avait forcé trois générations à monter sur des skis dès le plus jeune âge ? Ici, on en rêvait ! Mais tu ne pouvais pas laisser Peter m’accompagner seul, parce que là-bas, on ne part jamais à deux par moins 30° C ; s’il arrive un accident en chemin, l’un doit aller chercher les secours pendant que l’autre veille à ne pas laisser plonger dans l’hypothermie celui qui serait immobilisé… Tu avais voulu me faire plaisir.

Moncef, te souviens-tu toutes ces nuits dans la cour du bout de la baie de Tunis, quand j’aimais les passer assise à côté de ton vieux père ? Nous n’avions pas pu dormir pendant deux semaines, par ces 45° C qui ne s’arrêtaient plus. Les semaines suivantes, il faisait encore plus de 38° C mais nous respirions, et nous dormions enfin, la nuit. C’était au siècle dernier. Ton père me parlait arabe tout en tissant ses filets de pêche, il savait que je ne comprenais rien. Mais il y avait tant de douceur dans sa voix, ses regards et ses gestes, que finalement je comprenais tout.

Et toi, Brahman ! J’avais adoré te disputer cette partie de Carrom dans l’ermitage perché que tu gardais pour une année avec ta femme et ton fils ; j’avais perdu bien sûr ! Tu nous avais invités à entrer et offert le thé en remerciement, pour avoir soulagé ta femme du lourd barda qu’elle transportait seule jusqu’au sommet de cette petite montagne perdue dans les contreforts de l’Himalaya : une bouteille de gaz, un jerrican de vingt litres remplis d’eau, un balluchon plein de pains cuits au village d’en bas.

Mon cœur est une cerise qui s’ennuie du chemin de là-bas.
Ne plus prendre l’avion.
Le voyage est la plus merveilleuse des écoles.
Ne plus prendre l’avion.
Le voyage est la connaissance et l’ouverture.
Ne plus prendre l’avion.
Comment faire pour tenir cette promesse que je me suis faite il y a quelques années ?

Le voyage, c’est aussi une façon de porter l’attention. Le voyage est une rencontre. Le voyage est une pensée. Le voyage est le bruit du vent ou le chant du merle, sur sa branche perchée. Fermer les yeux. Le voyage, c’est aussi ici. Sur le chemin de halage, le long de la rivière, le sentier qui traverse le bois, juste derrière, et puis tout au bout le pré encore un peu sauvage, laissé en friche. C’est encore, le sourire de la grand-mère que tu ne connais pas mais à qui tu dis bonjour et qui te raconte un fragment de sa vie, le regard de ce passant jamais vu sur qui tu poses les yeux, même un bref instant, et qui te reconnaît.

J’ai connu les douars d’un autre âge au nord de l’Afrique, les villes et villages d’Orient, les mégalopoles japonaises ou encore les forêts et collines des Balkans, la mer d’Egée, la Noire ou la Baltique, le Pacifique, le Sahara ou le désert du Thar. Mais je n’avais pas fini de rencontrer tous ces gens et toutes ces histoires lorsque j’ai décidé d’arrêter le chemin de mes voyages lointains. Je ne verrai donc jamais les traces des civilisations Incas ou Maya, je ne rencontrerai pas les peuples aborigènes, je ne saluerai pas les animaux du parc Kruger, je n’arpenterai pas les mégalopoles du continent américain, pas plus que le désert des Mojaves, le parc de Séquoia ou de Joshua Tree. Encore moins les glaciers de l’Arctique et de l’Antarctique. J’aurais aimé pourtant ! Mais non.

Promenades. Rencontres. Lectures. Des photographies et de très beaux films nous font aussi entrevoir le monde de là-bas. Mais d’abord, les récits ! Dans-un-monde-saturé-d’images-où-il-n’y-a-plus-vraiment-de-regard, nos-yeux-là-où-nous-portent-nos-pieds-et-les-mots-laissés-sur-le-papier-sont-les-plus-grands-voyages !

Je me rappelle les forêts que l’on visitait en primaire et ces sentiers en sous-bois arpentés en file indienne. Quels merveilleux souvenirs ! À l’invite de l’instituteur, nous observions les insectes, les feuilles, les branches, les mousses. J’y ai sans doute trouvé le goût de ces petits voyages, d’ici et de maintenant.

Aujourd’hui, moins de 50 ans plus t**d, on nous apprend que l’école ne promène plus les enfants dans la forêt, n’offre plus la curiosité et l’observation du vivant. Des générations toutes neuves qui savent bien mieux que nous s’inquiéter du climat, s’éloignent de la nature. On dit pourtant que l’on ne protège que ce que l’on connaît. Où vont-ils trouver l’enchantement du monde ?

L’écho d’un beau rêve m’est arrivé aujourd’hui : celui de faire renaître une forêt primaire (1) de 70 000 hectares dans le Jura, à partir d’une forêt existante. Il me souvient alors L’Homme qui plantait des arbres que Jean Giono écrivit en 1953. Porté par le botaniste Francis Hallé, ce projet de forêt primaire traverserait les siècles et les frontières pour que la nature puisse à nouveau y évoluer de façon autonome, renouvelle et développe sa faune et sa flore sans aucune intervention humaine !

C’est beau. C’est essentiel. Je respire l’odeur de la mousse, j’entends le bruissement des petits êtres des bois sur les feuilles échouées au sol, le pinson des forêts, la musaraigne, l’écureuil roux.
Et je voyage. Ici. En 2023.

Karen Lavot-Bouscarle

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1– Une forêt primaire est une forêt qui n’a été ni défrichée, ni exploitée, ni modifiée de façon quelconque par l’homme ; elle est beaucoup plus belle et beaucoup plus riche en formes de vie qu’une forêt secondaire, dégradée, appauvrie. Pour obtenir une forêt primaire on estime qu’il faut 1000 ans à partir d’un sol nu, environ 800 ans à partir d’une forêt secondaire.
En savoir plus sur le projet de Francis Hallé : https://www.foretprimaire-francishalle.org/le-projet/

Allez, hop, avec le logo réalisé en 2016 😄!
13/12/2022

Allez, hop, avec le logo réalisé en 2016 😄!

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Nantes
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Lundi 09:00 - 18:00
Mardi 09:00 - 18:00
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