12/02/2025
Les salons professionnels étaient devenus des défilés de récup' et de survie. Les stands d'exposition, autrefois éclatants de technologies futuristes, ressemblaient désormais à des camps de réfugiés de l'ère industrielle. Le stand d'une grande marque automobile? Un tas de pneus usés et de pare-chocs désossés, en équilibre précaire sur une plateforme en carton recyclé. Au centre, un robot « dernière génération » : un vieux mixeur surmonté de câbles noués, censé démontrer l'avenir de la conduite autonome.
Les visiteurs, en combinaison de survie (faite de sacs plastiques collectés et cousus à la main), se bousculaient autour des stands en quête de débris fonctionnels. Les brochures, imprimées sur des feuilles d'anciennes cartes routières, promettaient « des solutions innovantes pour demain », tandis que des démos d’énergie verte faisaient tourner des moulins à vent en plastique récupéré dans les décharges.
Une présentation du futur de l'habitat montrait une « maison éco-responsable » – un amas de vieilles portes et fenêtres vissées sur une structure de palettes. Un écran plat, un miroir en fait, diffusait une publicité sur un réseau social encore en activité, rappelant à tous que, parfois, la meilleure ressource, c'était de savoir faire semblant d’innover.
Le clou du spectacle ? Le stand de la start-up "Energie Zero". Leur dernière invention : des chapeaux solaires faits de capsules de soda vides. Ça ne produisait aucune énergie, mais ça avait l'air cool, et c'était tout ce qui comptait désormais.
Texte et photos rédigés avec l'I.A.
Sommet pour l'action sur l'I.A.