06/02/2023
𝐋'𝐚𝐜𝐫𝐨𝐧𝐲𝐦𝐞 𝐝𝐮 𝐦𝐨𝐢𝐬
Le FOMO (“Fear Of Missing Out”) est un acronyme anglais qui décrit la peur de passer à côté d’une occasion ou d’un évènement, et par extension d'être considéré comme n'étant pas assez cool ou tendance. Le FOMO conduit à une surconsommation d’infos ou à un comportement compulsif en ligne, avec des répercussions - vous vous en doutez - hyper négatives sur notre santé mentale. Dévalorisation, manque de confiance en soi, perte de concentration, la liste est longue et…flippante.
𝑳𝒂 𝒎𝒂𝒍𝒂𝒅𝒊𝒆 𝒅𝒆𝒔 𝒓𝒆́𝒔𝒆𝒂𝒖𝒙 𝒔𝒐𝒄𝒊𝒂𝒖𝒙 ?
Cette forme d’anxiété sociale est aujourd'hui très liée à un usage compulsif voire boulimique des réseaux sociaux et à l’esprit de compétition qui y règne. Happés par notre timeline, nous nous laissons engloutir avec presque délectation par un flot de belles photos et autres décors de rêve soit autant de contenus dépressogènes que nous aimons détester…ou l’inverse. Cherchant à combler notre solitude tout en flattant notre ego, la vie nécessairement idéalisée par certains créateurs de contenus, à grands coups de “Personal Branding”, nous challenge en permanence. Discrets mais éternels observateurs de la vie des autres, nous sommes les victimes consentantes d’un système qui prône une ambiguïté constante au niveau des rapports humains entre détestation et adoration, dans lequel nous nous vautrons, nous poussant à recommencer malgré la sensation de malaise.
𝑭𝑶𝑴𝑶 𝒗𝒔 𝑹𝑶𝑴𝑶
Comme souvent, un phénomène radicalement opposé émerge pour contrer les effets pervers du 1er. C’est ainsi que le ROMO (« Relief Of Missing Out » autrement dit le « soulagement de manquer quelque chose »), est né. L’idée ? Préserver son bien-être mental en limitant son rapport aux informations et aux mauvaises nouvelles mais également en évitant les événements qui auraient pu être stressants ou ennuyeux. Le ROMO est vécu comme un sentiment de soulagement, de libération voire de joie (on parle alors de JOMO ou « Joy Of Missing Out ») lorsqu’on décide de manquer volontairement un événement ou qu’on réalise après coup que celui-ci n'était pas si ouf que ça (et qu’on avait bien fait de rester en pilou pilou sous sa couette).