10/09/2026
Le nucléaire éclaire des villes. Il fait aussi des bombes.
La recherche sur les bactéries sauve des vies. Elle peut aussi en prendre.
Une technologie ne choisit pas ce qu'on en fait. Nous, si.
Cette semaine, un chercheur en intelligence artificielle a démissionné en disant que son industrie jouait avec nos vies. Le débat est parti sur le danger.
Moi, je me pose une autre question.
Aujourd'hui, on demande à l'intelligence artificielle le temps qu'il fera demain.
On dit souvent que les grands problèmes sont trop longs à régler. Que le climat, c'est l'affaire de plusieurs générations.
Souvenez-vous de 2020.
Le virus a été séquencé en janvier. Le premier vaccin était autorisé en décembre. Onze mois, quand il en faut normalement plus de dix ans.
Personne n'avait inventé une science nouvelle. On a simplement décidé que ça devenait la priorité — et le temps s'est comprimé.
Ce jour-là, la planète entière regardait dans la même direction.
Aujourd'hui nous avons entre les mains un outil bien plus puissant que tout ce qu'on avait alors.
Et chacun l'utilise pour sa petite question du jour.
Le problème n'a jamais été le manque de temps, ni le manque de moyens.
C'est qu'on ne regarde pas tous au même endroit.