23/04/2026
Le 26 avril prochain marquera le 40ème anniversaire de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl.
C'est en 2001 que se rend pour la première fois en Ukraine pour rencontrer les Tchernobylsty, ces habitants de la région de la centrale, déplacés et qui vivent entre eux, formant une sorte de ghetto, scellé par le souvenir, la maladie, la misère et la mort d’un être cher. Suivront 25 années de reportages en Ukraine et dans la zone, plusieurs livres dont « 7/7 : l'ombre des vivants » (2016) ou « La Zone » (2011) et bien sur la couverture de l'invasion russe où le spectre de la catastrophe nucléaire est toujours présent en arrière-plan.
📸1 : 2010. Larissa Olexandrivna, 48 ans, est l’une des dernières habitantes de Poliske, dans la Zone d'Exclusion.
📸2 : 2002. La ville de Prypiat, évacuée un jour après la catastrophe, est une ville fantôme située dans la Zone d'Exclusion.
📸3 : 2009. Cimetière d’engins militaires de Razokha aujourd’hui totalement disparu.
📸4 : 2001. Portrait de Lénine dans un immeuble abandonné à Prypiat.
📸5 : 2022. Quelques semaines avant le début de l'invasion russe, des soldats de la garde nationale tirent au RPG durant un exercice militaire organisé dans la Zone d'Exclusion.
📸6 : 2009. Centre de refroidissement de la centrale de Tchernobyl, situé à côté des blocs 5 et 6. La radioactivité y est dix fois supérieure à la norme.
📸7 : 2010. Après 17 ans de prison, Igor, 45 ans, est revenu vivre à Chkneva. Il récupère du métal et des briques dans la zone, puis les revend à des entreprises locales.
📸8 : 2001. Famille Vassilenko. Tatiana, 49 ans, porte la photo de son mari, dans un appartement de la banlieue de Kiev.
📸9 : 2025. La maison de Piotr Muriavov, en lisière de la Zone d'Exclusion. Il vivait de la collecte et de la revente du métal dans le cimetière militaire de Razokha. Aujourd’hui il cherche des champignons et des bois de cerf dans la zone. Son fils s’est pendu à l'automne 2023. Six mois après sa femme Rita est partie dans la zone et n'est jamais revenue.
📸10 : 2010. Porte d’entrée d’un appartement. Lorsque les habitants ont quitté Prypiat, ils ne pouvaient rien prendre. Les portes sont restées fermées depuis.