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PND 2027-2031 : un plaidoyer pour une planification réaliste, cohérente et tournée vers la transformation du CongoLe dis...
22/09/2026

PND 2027-2031 : un plaidoyer pour une planification réaliste, cohérente et tournée vers la transformation du Congo

Le discours du Premier ministre consacré aux orientations du prochain Plan national de développement (PND) 2027-2031 suscite des appréciations favorables, notamment pour la tonalité de vérité, de lucidité et de responsabilité qui s’en dégage. Au-delà de sa portée institutionnelle, cette intervention met en lumière la nécessité pour le Congo de tirer les enseignements des précédents cycles de planification afin de mieux préparer les conditions de son développement futur.

L’un des principaux enseignements mis en avant réside dans la nécessité de construire un PND à la fois ambitieux, réaliste et en adéquation avec les capacités réelles de mobilisation des ressources du pays. Une approche qui entend rompre avec une conception de la planification fondée sur l’accumulation de projets, au profit d’une hiérarchisation rigoureuse des priorités et d’une meilleure prise en compte des contraintes financières et opérationnelles.

Dans cette perspective, la mise en garde contre la multiplication de projets insuffisamment étudiés, dépourvus de maturité ou ne bénéficiant pas de garanties de financement apparaît comme un élément central de la démarche. Elle traduit une volonté de renforcer la qualité de la décision publique en veillant à ce que les projets inscrits dans le prochain PND soient effectivement réalisables et susceptibles de générer des résultats concrets au bénéfice des populations.

Tirer les leçons du passé pour mieux préparer l’avenir

Le prochain cycle de planification est également présenté dans une double dimension : historique et prospective. Il s’agit à la fois de capitaliser sur les expériences acquises au cours des précédents Plans nationaux de développement et d’inscrire la nouvelle programmation dans une perspective de long terme.

Dans cette optique, le PND 2027-2031 est appelé à dépasser la logique d’un simple catalogue de projets. Il doit être conçu comme un véritable instrument de transformation économique et sociale et constituer, dans le même temps, une première étape opérationnelle de la Vision Congo 2063.

Cette articulation entre planification à moyen terme et vision de long terme apparaît déterminante pour assurer davantage de cohérence aux politiques publiques et inscrire les investissements nationaux dans une trajectoire durable de développement.

Quatre priorités structurantes

Le discours accorde une place particulière à quatre dimensions considérées comme structurantes pour la transformation de l’économie congolaise : la gouvernance et l’attractivité, le capital humain, les infrastructures et la connectivité, ainsi que la valorisation des ressources nationales.

Ces priorités prennent tout leur sens lorsqu’elles sont envisagées de manière complémentaire. L’amélioration de la gouvernance et du climat d’investissement doit notamment contribuer à renforcer l’attractivité du pays, tandis que le développement du capital humain constitue un levier essentiel pour accompagner les mutations économiques.

De même, les infrastructures et la connectivité apparaissent comme des conditions indispensables à l’intégration des territoires, à la circulation des biens et des personnes et au développement des activités productives. La valorisation des ressources, enfin, renvoie à l’enjeu majeur de la création de davantage de valeur ajoutée au niveau national et de la transformation durable de l’économie.

Une exigence de cohérence et de responsabilité

Au-delà des orientations sectorielles, le message central qui ressort de cette approche tient à une conception exigeante du développement : celui-ci ne saurait reposer uniquement sur la formulation d’ambitions ou l’annonce de projets. Il suppose une planification rigoureuse, des financements identifiés, une hiérarchisation claire des priorités et une mise en œuvre constante.

Cette exigence de réalisme pourrait ainsi constituer l’un des principes directeurs de l’élaboration, mais surtout de l’exécution, du PND 2027-2031. La crédibilité du prochain cycle de planification dépendra en effet autant de la pertinence des objectifs retenus que de la capacité à assurer leur traduction effective en résultats économiques et sociaux.

Le discours du Premier ministre ouvre ainsi une réflexion sur la nécessité de regarder les réalités économiques du pays avec lucidité, tout en maintenant une ambition claire pour l’avenir. Entre enseignements du passé et projection vers 2063, le prochain PND se présente comme un rendez-vous important pour donner davantage de cohérence, de réalisme et d’efficacité à l’action publique au service du développement du Congo.

La République du Congo représentée à la 81ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations UniesNew York — La République du...
22/09/2026

La République du Congo représentée à la 81ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations Unies

New York — La République du Congo prend part aux travaux de la 81ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations Unies, avec une délégation conduite par M. Serge Bounda, ministre des Affaires étrangères, de la Francophonie et des Congolais de l’étranger, qui représente Son Excellence M. Denis Sassou Nguesso, Président de la République et Chef de l’État, conformément aux hautes instructions du Chef de l’État.

Le ministre Serge Bounda a ainsi pris part à la séance inaugurale de cette nouvelle session de l’Assemblée générale, réaffirmant à cette occasion la présence et l’engagement de la République du Congo au sein de la communauté internationale.

À ses côtés, une délégation congolaise engagée comprend notamment Mme Inès Nefer Bertille Ingani, ministre de la Promotion de la femme, de l’Intégration de la femme au développement, du Pacte social et de l’Économie informelle, ainsi que M. Henri Djombo, ministre honoraire et président du Comité d’amitié Congo-ONU.

La participation du Congo à ce grand rendez-vous diplomatique international traduit l’attachement de la République à la coopération multilatérale et au dialogue entre les États. Elle constitue également une occasion de porter la voix du Congo sur les grands enjeux qui mobilisent la communauté internationale.

À travers la présence de sa délégation à New York, la République du Congo entend poursuivre son engagement en faveur d’un multilatéralisme constructif, du dialogue diplomatique et d’une coopération internationale fondée sur le respect des principes et des objectifs de la Charte des Nations Unies.

Cette 81ᵉ session offre ainsi au Congo un cadre privilégié pour réaffirmer sa disponibilité au dialogue et contribuer, aux côtés des autres États membres, aux réflexions sur les défis et priorités de l’agenda international.

L'Égypte est désormais le premier pays destinataire de transferts d'argent en Afrique, avec 41,5 milliards de dollars, d...
14/09/2026

L'Égypte est désormais le premier pays destinataire de transferts d'argent en Afrique, avec 41,5 milliards de dollars, devant le Nigeria et le Maroc. L'Éthiopie et le Kenya entrent dans le top 5 à la place du Ghana et de l'Algérie, dont les transferts ont un peu baissé.

Vers l'Afrique de l'Ouest, les flux ont augmenté d'un tiers : ils ont quadruplé rien qu'en Côte d'Ivoire. Mais c'est en Afrique centrale, où l'on part de très loin, que la croissance des transferts d'argent est la plus spectaculaire, grâce à la RDC, qui a reçu de sa diaspora 3,3 milliards de dollars en 2025, près de six fois plus qu'il y a dix ans.

L'usage de ces sommes est aux trois quarts immédiat : pour l'alimentation, le logement, la santé... Un quart est, lui, destiné aux dépenses de long terme : l'éducation ou l'entreprenariat.

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En 1948, une caméra captura un instant qui résumait des siècles d’injustice.Un homme en costume et cravate, debout face ...
11/09/2026

En 1948, une caméra captura un instant qui résumait des siècles d’injustice.
Un homme en costume et cravate, debout face aux photographes, éclatait en sanglots en tenant un document entre ses mains.
Il s’appelait George Gillette, chef des tribus Mandan, Arikara et Hidatsa du fleuve Missouri.

Le papier qu’il tenait n’était pas un simple accord :
c’était la cession forcée des terres ancestrales de son peuple au gouvernement des États-Unis.
Plus de 600 kilomètres carrés de foyers, d’écoles, d’églises et de champs fertiles allaient être engloutis sous les eaux pour la construction du barrage de Garrison.

Gillette savait qu’en signant, il scellait une tragédie.
Mais s’il refusait, les tribus ne recevraient aucune compensation.
Les larmes aux yeux, il prononça des mots qui résonnent encore aujourd’hui :

« Aujourd’hui, nous signons sous la protestation. Nos mains sont liées, mais nos cœurs sont en deuil. »

Ce barrage inonda des villages entiers, détruisit des communautés,
et ensevelit sous l’eau des siècles d’histoire et de spiritualité autochtones.
La photo de Gillette, pleurant devant les micros, devint un symbole de dignité et de résistance face à une perte inévitable.

Aujourd’hui encore, son image rappelle que la modernité, lorsqu’elle oublie la mémoire, peut aussi devenir une forme de destruction.

George Gillette ne pleurait pas seulement sa terre,
mais tout un peuple qui, une fois de plus, voyait le progrès arriver
sous la forme de l’eau… et de l’oubli. 💧

Il aura été de tous les combats, portant avec constance ses convictions et participant, au fil des années, aux grandes b...
08/09/2026

Il aura été de tous les combats, portant avec constance ses convictions et participant, au fil des années, aux grandes batailles de la vie politique camerounaise. Aujourd’hui, Maurice Kamto a fait le choix de présenter sa démission, ouvrant ainsi une nouvelle page de son parcours politique.

Maurice Kamto

L’histoire de Moussa et de l’école catholiqueMon voisin avait un fils qui s’appelait Moussa.Un jour, il décide de l’insc...
30/08/2026

L’histoire de Moussa et de l’école catholique

Mon voisin avait un fils qui s’appelait Moussa.

Un jour, il décide de l’inscrire à l’école publique. À la fin de l’année, Moussa revient avec son bulletin : dernier de la classe… avec 4/20 de moyenne !

Son père regarde le bulletin, respire profondément et se dit :
— Bon… Peut-être que l’école publique ne lui convient pas. L’année prochaine, direction école privée !

L’année suivante, Moussa revient avec son nouveau bulletin.

Son père ouvre l’enveloppe, regarde les résultats… et là : dernier de la classe, avec 3/20 !

Le père se tient la tête :
— Mais mon fils, comment est-ce possible ? Même avec l’école privée, tu es encore dernier ?!

Il décide alors de tenter une dernière solution :
— Cette fois, je vais t’inscrire dans une école catholique. Là-bas, au moins, ils vont te remettre sur le droit chemin !

Quelques mois plus t**d, Moussa rentre à la maison.

Son père prend son bulletin, l’ouvre… et reste bouche bée :

Moussa est PREMIER de la classe ! 🥇

Le père, complètement stupéfait, lui demande :
— Mon fils ! Explique-moi ça ! À l’école publique, tu étais dernier. À l’école privée, tu étais encore dernier. Mais ici, tu deviens premier ! Qu’est-ce qui s’est passé ?

Moussa répond tranquillement :

— Papa… quand je suis arrivé dans cette école, j’ai regardé autour de moi.

— Et tu as vu quoi ?

— J’ai vu un élève cloué sur une croix. 😳

Son père :
— Et alors ?

Moussa répond :

— Là, j’ai compris que dans cette école, quand tu rates tes examens… les professeurs ne se contentent probablement pas de te donner zéro ! 😂😂😂

🔴 📣 REPATS AU CONGO, RENCONTRONS-NOUS ! 🇨🇬Vous avez fait le choix de revenir vivre, entreprendre, investir ou travailler...
18/08/2026

🔴 📣 REPATS AU CONGO, RENCONTRONS-NOUS ! 🇨🇬
Vous avez fait le choix de revenir vivre, entreprendre, investir ou travailler au Congo ? Cette rencontre est la vôtre !

Dans le cadre de la préparation du Forum économique 2026, le HCRCE souhaite réunir les Repats installés au Congo afin d’écouter leurs expériences, identifier leurs projets et compétences, faire remonter leurs réalités et surtout créer des synergies concrètes.

📅 Vendredi 21 août 2026 à 14h
📍 Bureaux du Haut Conseil Représentatif des Congolais de l’étranger ( HCRCE) – 54 avenue de l’Indépendance au 2 ème étage , centre-ville, Brazzaville, en face de l’Ambassade de la RDC

👉 Entrepreneurs, cadres, dirigeants, consultants, investisseurs, professions libérales, porteurs de projets… venez vous connecter à cette dynamique !

📝 Inscription :
Je m’inscris à la Rencontre des Repats

Lien 🔗 https://forms.cloud.microsoft/Pages/ResponsePage.aspx?id=r7PRlyd5SUeXDLR_9Pl9Zxh6s2GIs_RDrJoNJXPNzIxURTg1Mks2U1NQS0ZQMzU0WlZIRUc1VElDMy4u

Nos expériences individuelles peuvent devenir une force collective pour le Congo. 🇨🇬🤝

Débat d’orientation budgétaire : le Gouvernement fixe le cap de sa politique économique et budgétaire pour 2027-2029Prés...
07/08/2026

Débat d’orientation budgétaire : le Gouvernement fixe le cap de sa politique économique et budgétaire pour 2027-2029

Présentant le Cadre budgétaire à moyen terme (CBMT) 2027-2029 devant les deux chambres du Parlement réunies en congrès, le Premier ministre, Chef du Gouvernement, M. Anatole Collinet Makosso, a exposé les priorités de l’action gouvernementale pour les trois prochaines années. L’accent est mis sur la consolidation des équilibres macroéconomiques, l’accélération des réformes structurelles et la poursuite des investissements au service du développement national.

Un cadre budgétaire au service des ambitions de développement

Le Premier ministre, Chef du Gouvernement, M. Anatole Collinet Makosso, a présenté, le jeudi 6 août 2026, devant l’Assemblée nationale et le Sénat réunis dans le cadre du débat d’orientation budgétaire, les grandes orientations du Cadre budgétaire à moyen terme (CBMT) couvrant la période 2027-2029.

Conformément aux dispositions relatives à la gouvernance des finances publiques, cet exercice permet au Gouvernement de soumettre à la représentation nationale les principales orientations de la politique budgétaire avant l’élaboration du projet de loi de finances.

Consolider les équilibres macroéconomiques

Dans son allocution, le Chef du Gouvernement a réaffirmé la détermination de l’Exécutif à poursuivre une gestion rigoureuse des finances publiques afin de préserver les équilibres macroéconomiques, de renforcer la soutenabilité de la dette publique et de consolider les acquis enregistrés ces dernières années en matière de stabilité économique.

Il a souligné que le Gouvernement poursuivra ses efforts en faveur de l’amélioration de la mobilisation des recettes publiques, de la maîtrise des dépenses, de l’optimisation de l’investissement public ainsi que de la poursuite des réformes destinées à renforcer l’efficacité de l’action de l’État.

Accélérer la diversification de l’économie

Le Cadre budgétaire à moyen terme 2027-2029 traduit également la volonté du Gouvernement d’accélérer la diversification de l’économie nationale en soutenant les secteurs porteurs de croissance et de création d’emplois.

À cet égard, les investissements structurants demeureront une priorité, notamment dans les infrastructures, l’agriculture, l’énergie, l’eau, le numérique et le développement du capital humain, afin de renforcer la compétitivité de l’économie congolaise et d’améliorer durablement les conditions de vie des populations.

Une trajectoire inscrite dans la vision du Président de la République

Le Premier ministre a rappelé que ces orientations s’inscrivent dans la mise en œuvre de la vision du Président de la République, Son Excellence Denis Sassou N’Guesso, intitulée « L’accélération de la marche vers le développement », qui constitue le cadre de référence de l’action gouvernementale.

Cette trajectoire vise à concilier discipline budgétaire, croissance durable, transformation économique et progrès social, dans le respect des engagements du Congo en matière de gouvernance économique et financière.

Un engagement renouvelé en faveur d’une croissance durable

À travers la présentation du Cadre budgétaire à moyen terme 2027-2029, le Gouvernement réaffirme son engagement à conduire une politique économique fondée sur la responsabilité budgétaire, la transparence dans la gestion des ressources publiques et la poursuite des réformes structurelles.

L’ambition demeure de créer les conditions d’une croissance inclusive, résiliente et durable, capable de soutenir la transformation de l’économie nationale et de répondre aux aspirations des populations, conformément aux objectifs de développement de la République du Congo.

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Anatole Collinet Makosso - Officiel
Les Dépêches de Brazzaville

Entre perception et réalité : la complexité du traitement des audiences présidentiellesLe récent communiqué de la Direct...
04/08/2026

Entre perception et réalité : la complexité du traitement des audiences présidentielles

Le récent communiqué de la Direction du Cabinet civil de la Présidence de la République apporte un éclairage institutionnel important sur une question qui suscite régulièrement interrogations, incompréhensions et parfois polémiques : celle de l’octroi des audiences présidentielles.

En rappelant que toute demande d’audience est soumise à une procédure administrative précise, qu’elle est instruite par le Cabinet civil avant d’être soumise à l’appréciation souveraine du Chef de l’État, le communiqué réaffirme un principe fondamental de fonctionnement des institutions. Une demande déposée n’emporte ni acceptation automatique ni programmation immédiate. Cette précision, qui peut paraître élémentaire, mérite pourtant d’être rappelée tant les interprétations hâtives peuvent alimenter des suspicions infondées.

Les accusations faisant état d’un prétendu monnayage des audiences présidentielles ont ainsi conduit le Cabinet civil à opposer un démenti catégorique, en s’appuyant sur des éléments factuels. Selon le communiqué, la demande d’audience de l’auteur de ces accusations avait été approuvée par le Chef de l’État dès le 27 juillet 2026, soit avant même la publication de ses déclarations sur les réseaux sociaux. Face à des allégations jugées attentatoires à l’honneur des collaborateurs de la Présidence et à la crédibilité des institutions, le Cabinet civil indique se réserver le droit d’engager les voies de droit appropriées.

Au-delà de cette controverse, cette séquence invite à une réflexion plus profonde sur la nature même du travail accompli au sein du Cabinet civil, l’un des rouages les plus sensibles de l’appareil d’État.

Pour avoir moi-même servi au Cabinet civil, je mesure combien les perceptions extérieures peuvent être éloignées de la réalité quotidienne de cette administration. Les demandes d’audience sont examinées avec méthode par le Directeur de Cabinet et son adjoint, qui procèdent à une première analyse avant de soumettre les dossiers qu’ils estiment pertinents à la décision du Chef de l’État. Cette responsabilité exige discernement, impartialité et sens élevé de l’État.

Toutefois, l’autorisation présidentielle ne signifie pas nécessairement qu’une audience sera effectivement tenue. La conduite des affaires de l’État obéit à des impératifs multiples : urgences nationales, contraintes diplomatiques, impératifs sécuritaires, modifications de l’agenda présidentiel ou événements imprévus. Il arrive ainsi que des audiences déjà programmées soient annulées à la dernière minute, parfois sans possibilité de reprogrammation. D’autres voient leur ordre de passage modifié quelques instants avant leur tenue, en raison de circonstances qui relèvent exclusivement de l’exercice des plus hautes responsabilités de l’État.

Ces ajustements, souvent incompris par les personnes concernées, ne traduisent pas nécessairement une volonté d’exclusion ou de favoritisme. Ils sont bien souvent la conséquence directe des exigences inhérentes à la fonction présidentielle. Le Cabinet civil se trouve alors dans une position particulièrement délicate : il lui appartient d’exécuter les décisions, tout en étant tenu à une obligation de réserve qui l’empêche, dans bien des cas, d’expliquer publiquement les raisons précises d’un report, d’une annulation ou d’une absence de programmation.

C’est cette discrétion institutionnelle qui nourrit parfois les spéculations. Or, dans un État de droit, il convient de distinguer les impressions des faits, les soupçons des preuves et les critiques légitimes des accusations qui mettent en cause l’intégrité des institutions sans fondement établi.

Le Cabinet civil est sans doute l’un des services les plus exigeants et les plus méconnus de la Présidence de la République. Ses collaborateurs évoluent dans un environnement où la pression est permanente, où les décisions évoluent au rythme de l’actualité nationale et internationale, et où la confidentialité constitue une obligation professionnelle absolue. Leur travail est souvent invisible lorsque tout fonctionne normalement, mais il devient immédiatement exposé à la critique dès qu’une attente n’est pas satisfaite.

Dans toute démocratie, le débat public est légitime et la critique des institutions est un droit. Toutefois, ce débat gagne en qualité lorsqu’il s’appuie sur des faits vérifiés, dans le respect de la présomption d’intégrité des agents publics et de la crédibilité des institutions républicaines.

Le communiqué publié par le Cabinet civil rappelle finalement une exigence essentielle : la transparence administrative doit s’accompagner de responsabilité dans la parole publique. Préserver la confiance entre les citoyens et les institutions suppose que chacun — responsables publics, élus et citoyens — fasse preuve de mesure, de rigueur et de sens des responsabilités.

À tous ceux qui exercent ou ont exercé au sein du Cabinet civil du Chef de l’État, il convient d’adresser un témoignage de considération. C’est une fonction aussi exigeante qu’ingrate, où le devoir de servir l’État s’accomplit le plus souvent dans la discrétion, loin des projecteurs, mais au cœur même du fonctionnement des institutions.

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💡 Le savais-tu ? Quand Kwame Nkrumah perdit le pouvoir… en mission pour la paixEn 1966, le monde est profondément marqué...
27/07/2026

💡 Le savais-tu ? Quand Kwame Nkrumah perdit le pouvoir… en mission pour la paix

En 1966, le monde est profondément marqué par les tensions de la Guerre froide, tandis que le conflit vietnamien atteint un degré d’intensité sans précédent. À cette époque, le président ghanéen Kwame Nkrumah, figure majeure du panafricanisme et acteur influent du mouvement des non-alignés, entreprend une ambitieuse initiative diplomatique. Son dessein est de se rendre à Hanoï, en transitant par la Chine, afin d’explorer les possibilités d’un dialogue susceptible de favoriser une désescalade entre les États-Unis et le Nord-Vietnam.

Le 21 février 1966, il quitte Accra à la tête d’une délégation officielle, convaincu que son prestige international et ses relations avec plusieurs dirigeants du monde pourraient contribuer à ouvrir une voie vers la paix. Pendant son absence, toutefois, la situation politique au Ghana évolue rapidement. Depuis plusieurs mois, le régime fait face à de fortes tensions internes, dans un contexte où les rivalités idéologiques de la Guerre froide nourrissent également les préoccupations de plusieurs puissances étrangères. Des travaux historiques et des documents déclassifiés ont depuis mis en évidence l’intérêt porté par certains services de renseignement occidentaux, notamment américains et britanniques, aux événements qui allaient conduire au renversement du pouvoir, même si l’étendue exacte de leur implication continue d’alimenter les débats académiques.

Le 24 février 1966, une coalition d’officiers des forces armées et de la police renverse le gouvernement lors d’un coup d’État connu sous le nom d’« Opération Cold Chop ». Les principaux centres névralgiques d’Accra sont rapidement sécurisés, les moyens de communication passent sous contrôle militaire, tandis que la radio nationale annonce la destitution du président. En quelques heures, le gouvernement est dissous, le Parlement suspendu et le Convention People’s Party interdit.

Au même moment, Kwame Nkrumah poursuit son voyage vers l’Asie sans avoir connaissance des événements qui bouleversent son pays. À son arrivée à Pékin, il est accueilli avec les honneurs réservés à un chef d’État, conformément au protocole diplomatique. Ce n’est qu’à l’issue de la cérémonie officielle que le Premier ministre chinois Zhou Enlai lui annonce que son gouvernement a été renversé.

Cette révélation marque un tournant décisif dans la vie de celui qui fut l’un des principaux artisans de l’indépendance du Ghana et l’un des plus ardents défenseurs de l’unité africaine. Contraint à l’exil, Kwame Nkrumah ne regagnera jamais son pays. Il trouve refuge en République de Guinée, où le président Ahmed Sékou Touré, en signe de solidarité politique, lui confère symboliquement le titre de co-président de la République.

Le renversement de Kwame Nkrumah demeure l’un des épisodes les plus marquants de l’histoire politique contemporaine de l’Afrique. Il illustre à la fois les fragilités institutionnelles auxquelles étaient confrontés de nombreux États nouvellement indépendants et l’influence considérable qu’exerçaient les rivalités de la Guerre froide sur les trajectoires politiques du continent.

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