18/06/2025
Tu as un nouveau message [à lire ou écouter]
Il y a déjà maintenant de longs mois que Jacqueline – Terre de Com a vu le jour, et pourtant, je n’en ai pas encore fait grand-chose à vos yeux… Ceux qui me suivent parce qu’ils m’aiment déjà, ceux qui me connaissaient « d’avant », ceux qui suivent pour me surveiller discrètement, et même ceux qui sont mal intentionnés, n’en ont pas encore vu grand-chose.
Pourtant, ce petit truc qui ressemble à une « agence de com, mais pas vraiment » a déjà porté plusieurs projets. Plusieurs agriculteurs et agricultrices me font confiance, même des organismes professionnels agricoles. Et j’en suis déjà très fière, car ils seront « à jamais les premiers ».
Oui, mais voilà… moi, à la base, je suis habitée par un grand syndrome de l’imposteur, et une confiance en moi (malgré les apparences) proche de celle d’une huître (désolée les ostréiculteurs, mais je suppose – par méconnaissance – qu’elles n’en ont aucune). J’enregistre ce message et je me dis : Ce texte est peut-être pas si cool, et la voix, ça rend bien ou c’est ridicule ? À force, je ne fais plus rien. Et ça, par contre, c’est sûr que c’est très mauvais.
Alors tant p*s, le ridicule ne tue pas. Et après tout, on like bien des gens qui se filment en train de péter sur Instagram… alors du contenu un peu différent ne peut pas nous faire de mal.
J’ai envie de vous parler des projets que je porte pour mes clients, et en même temps, je ne veux pas prendre leur place. Je veux vous montrer nos réussites communes dans ces projets, et en même temps, j’ai appris que c’est dans les échecs qu’on apprend le plus – et que ce qui a marché aujourd’hui ne fonctionnera peut-être pas demain. Ce qui pousse dans les champs ne poussera peut-être pas l’an prochain. Peut-être que la pluie, la grêle, les antispécistes ou les décisions politiques mettront un grand coup de frein dans cette réussite.
Parfois, les aléas s’appellent : accidents, URSSAF, santé… Bref, les joies de la vie, les joies de la com, et celles de l’agriculture !
J’en arrive à ma proposition. Je verrai bien dans les commentaires (si vous avez lu ou écouté jusqu’ici) si vous êtes réceptifs ou pas. Et d’ailleurs, de vous à moi, cela ne changera pas grand-chose au chmilblick. J’ai entendu un jour :
« Que ça soit bon ou que ça ne soit pas bon, ça ne me regarde pas. Que les gens aiment ou qu’ils n’aiment pas, ça ne me regarde pas. Je dois faire ce que je dois faire. Je dois le faire avec tout ce que je peux y mettre. Je dois le faire du mieux que je peux, et dans ce cas, si ça ne vous va pas, ce n’est pas grave. »
Si tu es arrivé jusqu’ici, c’est déjà qu’on a quelques trucs à se dire, toi et moi. Parce que se lancer seule à son compte, c’est pas vraiment facile, j’ai décidé de partager mon histoire, mes doutes (il y en a beaucoup), et parfois, sûrement, quelques réussites – même minimes – qu’il faudra célébrer ensemble (c’est pas une question). Parce que « qui tu es » m’intéressera toujours plus que « j’ai fait ça », je te laisse t’abonner, histoire qu’on puisse échanger ou, a minima, que tu lises ou écoutes ce que ma voix a à dire.
La bise,
Anaïs